RÉSULTE
les Pyrénées, et pertuis dans le Jura. Ce dernier nom se
donne surtout à un petit détroit : le pertuis d’A4rtioche, entre l’île de Ré et celle d’Oleron.
90. On donne le nom de cratère à l'ouverture d’un volcan , et celui de /ave à la matière embrasée et fondue qu'il vomit.
De vastes terrains de lave attestent l'antique existence de nombreux volcans , aujourd’hui entièrement éteints.
91. Il y a des volcans d’où s’exhalent des vapeurs sulfureuses ; d’autres rejettent des matières boueuses et terreuses ; quelques-uns lancent des colonnes d’eau ; mais la plupart vomissent du feu :. La mer renferme aussi des volcans : ce sont les volcans sous-marins.
92. Les flancs des glaciers (77, 1° Cours) sont couverts de masses énormes de neige qui, par différentes causes, s’en détachent avec fracas, et produisent ces avalanches, terreur des voyageurs et des habitants des vallées.
93. Les plateaux (78, 1° Cours), qui paraissent être les plus anciens massifs de la terre, ont leur niveau très-élevé : le plus étendu est le l’hibet , dans l'Asie centrale ; il est le noyau des chaînes nombreuses qui l’entourent.
94. La surface du globe présente de vastes plaines : lorsqu'elles sont sans végétation, arides et sablonneuses, elles portent le nom de déserts ; le plus grand et le plus célèbre est celui de Suhara, en Afrique. Cependant quelques îles de verdure, fertilisées par des sources, y forment ces délicieuses oasis, tant désirées par les caravanes qui traversent cet océan de sable.
95. Les vastes plaines de l'Asie septentrionale prennent généralement le nom de steppes ; celles de l'Amerique septentrionale, celui de savanes : celles-ci, plus humides, sont couvertes de hautes herbes.
Dans l'Amérique méridionale, ces savanes s'appellent llanos * où pampas ; en Afrique, ce sont des arrous ; mais ces derniers mots ne sont guère usités.
1. Los géologues les nomment ignivomes, 2, Prononcez les / mouilices,
96. Les landes sont des terrains généralement incultes, plats et semés de fondrières. On remarque en France celles de Bordeaux , dont l’industrie forestière est parvenue à tirer quelques avantages.
97. Quelques îles réunies forment un groupe. Un ilot est une petite île; et l’on donne quelquefois le nom d’atollons à ces petits îlots , bas et nombreux, qui avoisinent une Île principale, ou qui forment un archipel, comme celui des Maldives , dans l'océan Indien.
98. Les côtes qui sont basses et s’enfoncent rapidement Là Q sous l’Océan prennent quelquefois le nom d’acores.
9° Lecon. — Termes relatifs aux eaux.
99. L’eau de la mer, par sa salure, dont on ignore la cause , est un peu plus pesante que l’eau douce.
100. Les vents, selon leur violence et leur durée, font naître sur la surface de la mer des ondes, des flots, des vagues, des lames.
401. Des circonstances ignorées y produisent souvent des trombes, espèce de colonnes d’eau mouvantes qui submergent les vaisseaux, et qu’on tâche de rompre à coups de canon. Il y a aussi des trombes terrestres, composées de colonnes d’air qui renversent ou enlèvent ce qui se trouve sur leur passage.
102. Les eaux de la mer , obéissant à certaines directions, forment des courants permanents, dont les deux principaux se dirigent , l’un des pôles vers l’équateur, et l’autre entre les tropiques (33, 40), de l'E. à l’O., dans un sens contraire à la rotation de la terre (12, 1°" Cours).
Lorsque deux courants opposés se rencontrent, ils forment un tourbillon ou uu gouffre : les plus remarquables sont celui de Charybde , dans le détroit de Hessine , etle Halstræm, près de la côte N.-0. de la Norweége ; ce dernier, par certain vent de N.-0., attire et engloutit les navires qui négligent de l’éviter.