AUSTRALIE
Superficie, Productions, ete. — L'Australie est un continent, d’une saperficie de 5,200,000 kil. c., creusé par de vastes golfes, sillonné par des chaînes de montagnes aussi élevées que les Pyrénées, arrosé par des fleuves qui, tels que le Murray et le Darling, peuvent le disputer au Rhin et à ‘’Elbe. Située entre 44° et 39° lat. sud, 444° et 454° long. est, l'Australie jouit au sud d’un climat salubre et tempéré, tandis que ses côtes septentrionales sont échauffées par le soleil et fertilisées par les pluies des tropiques.
Le sol, coupé çà et là de quelques marécages et de landes sablonneuses, se prête à toutes les cultures; les céréales, la vigne, les arbres fruitiers, les plantes textiles, le tabac y réussissent comme dans les contrées les plus
favorisées de l'Europe ; l'arbre à thé, le coton y ont été introduits avec succès, et fournissent déjà à la consommation ‘et au commerce des ressources considérables ; d’admirables forêts, qui s'étendent jusque dans les profondeurs inexplorées du continent, présentent toutes les variétés de bois de construction, d’ébénisterle, etc,
Les pâturages nourtissent d'immenses troupeaux de chevaux, de bœufs, et surtout de moutons, dont Ja lai fine et abondante est une des principales richesses &s l'Australie, qui en exportait, en 1863, 212,000 balles contre 187. ,000 en 1459,
Mines d’or. ete. — Les mines d'or de ja province ac Victoria ont renouvelé et dépassé les miracles.de la Celis fornie, Découvertes en 1851, elles nroduisaier.. déjà en 185%, 371 millions de francs, et leur production s'élève encore À 200 millions (1865).
Les snines d'argent, moins abondantes, produisent cependant de 42 à 45 millions.
Les mines de cuivre de Bura, de Kepunda, éte., dans la province d'Australie méridionale, le disputent à celles du Chili et de la Grande-Bretagne.
Les gisements de fer et de plomb abondent sur le litto-
ral ; enfin, le bassin houiller d'Hawarra, dans la Nouvelle- Galles du Sud, les charbons de Queen: sland, etc., pourraient alimenter péndant des siècles une industria aussi active que celle de la Grande-Bretagne,
Industrie, — Lo génie industriel de la race anglosaxonne ne s'est pas démenti dans ces régions lointaines, et ces colonies, qui ne datent que d'hier, possèdent déjà des scieries mécaniques, des forges, des usines pour ia construction des machines à vapeur, des moulins à farine, des tanneries, des fabriques de savon et de chandelles, des brasseries, des distilleries qui rivalisent avec les établissements européens, .
Divisions pelitiques, Principaux vorts. — L’Australie anglaise se divise en cinq provinc à :
4° L'Ausiralie occidentale (90,02 1,090 hectares, — 40,000 häüb.), qui a pour débouchés les ports de Æing- |
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COLONIES ANGLAISES,. 35 Georges-Sund & de Freemantle, résidence d’un agent consulairé français.
® L’Australle itéridionale, qui comprend toutes lék régions nouvellement découvertes dans le céntre et dans k nord de l’Australie jusqu’au golfe de Carpentärie 300,000,000 hect., — 455,000 hab.), a pour débouché, sur la côte méridionale, Adélaïde (18,000 hab.), entrepôt
[des cuivres, des laines, des céréales de cette proviice,
3 La province de Victoria (92,000,000 hect. 750,000 h,), sur la côte sud-est, a pour capitale et pour entrepôt de «es métaux précieux, de ses laines, etc., Melbourne, ville
Lie 250,000 habitants, dont l'emplacement était occupé, il
ya trente ans, par des forèts dé gommiers et une lande
nhabitée.
4° La Nouvelle &elles dû Sua (80,000,000 hect., :2 00,000 hab.), sur la côte orientale, la plus ancienne des olonies anglaises d'Australie, a pour capitale et pour jort principal Sidney (90,000 hab.), fondé en 1788, une des rades les plus belles et les plus sûres du monde ne (Port-Jackson).
° La province de Queensland (172,000,000 hect., + 2,000 hab.) a pour débouché maritime Port-Denison, ile récente de quelques milliers d'habitants, qui songe léjà à se rattacher à Batavia, à Singapour et à la Chine ar une ligne de vapeurs qui franchirait le détroit de orrès,
Tous ces ports communiquent avec la mère-patrie et vec l'Europe par les services des paquebots de la Comagnie péninsulaire et orientale, qui correspondent aveé Australie à Pointe de Galles 4 ; jours de Londres à Mel: ourne par Marseille), et par une ligne régulière de clip: ers qui part de Liverpool et double le cap de Bonne-Espé: ance (76 jours). Desclippers äméricainsentrétiennent avec ev-York des communications régulières par le cap Horn. L'île de Tasmanie ou terre de Van Diémen (130,000 h..), iparée de l’Australie parle détroit de Bass, et aussi grande
e l’Irlände, forme une province distincte, enrichie pür
à commerce des bois, des céréales, des laines, des bes-
tiaux, de la houille, par la pêche de la baleine et par la découverte de gisements aurifères. Les ports de Æobart. Town et de Launceston servent d’entrepôts et de débouchés aux produits de la colonie.
Cemmerce extérieur. — Le commerce extérieur de l'Australie et de la Tasmanie, qui ne dépassait pas 50 millions en 1840, s'élève aujourd'hui à plus de 750 millions, dont 400 à l'exportation.
La Grande-Bretagne absorbe les trois quarts de ce com. merce; le reste se partage entre les États-Unis, la Chine, les républiques de l'Amérique du Sud, la Californie, les possessions françaises et hollandaises d'Océanie, les Indes orientales, Maurice et le cap de Bonne-Espérance..
La France figure à l'importation pour 7 millions 1/2 en eaux-de-vie, vins, poissons marinés, sucres raffinés, poterie et verrerie. etc, ; à l'exportation, pour 300,000 fr. de laines en masse.
L'or, destiné ore que K ut entier à la Grande-Bretagne, les laines, les cuivr:s. es bois, les peaux brutes qui se partagent entre la Grande-Bretagne et ses colonies de l'océan
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A l'importation, les spiritueux de France, d'AllemogneR lier des États-Unis, de la Grande-Bretagne, les vètementS peu confectionnés, les tissus, les ouvrages en métal, les arme I provenant d'Angleterre, les sucres de Maurice, de la Chine ‘la p
et des Indes, le thé chinois et indien, les cafés de Ceylan en : et de Java, les ouvrages en cuir, les meubles, la bijou ris) terie, dont la France pourrait facilement disputer le mc T nopole à l’Angleterre; les articles de Paris, les produit met chimiques, le mercure de la Californie, sont les articlk® d'in qui offrent le meilleur et le plus sûr placement. d’ur
Pregrès de l’Australie, — L'Australie est un d® dur plus merveilleux exemples du génie colonisateur de l’Ang dl] gleterre. En 1788, elle jetait sur les côtes de la Nouvell® x Galles du Sud les fondements d’une ville destinée à servi et la de capitale à une colonie pénitentiaire, peuplée par qui œ1 ques millie: s de convicts, de soldats ou &: fonctionna:"s
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anglais, En 1840, l’émigration anglaise, irlandaise et allemande avait déjà porté la population à 170,000 habitante; en 1851, la découverte de l'or vint tout à coup déterminer un courant d'émigration qui ne s’est plus arrêté. Les races de l’Asie, et surtout les Chinois, se sont précipitées, comme celles de l'Europe, vers les champs d'or de Melbourne; des explorateurs intrépides, Leichardt, Gregory, Kennedy, Stuart, sillonnent en tous sens le continent; des routes, des chemins de fer, des lignes télégraphiques, des villes et des ports s’improvisent en quelques années ; des compagnies puissantes se forment pour l'exploitation des mines et des richesses agricoles ; les institutions de crédit se multiplient; le revenu public s'élève à 200 millions ; et cette création d’un monde et d’une société nouvelle a été l'ouvrage de moins de vingt ans!
Le groupe de la Nouvelle-Zélande situé dans la Poiynésie, à 500 lieues de la côte sud-esi du continent australien, se compose de trois îles, dont l’une, l’île Stewart, est peu considérable (500 kil. c.).
La superficie totale est de 300,009 kil. carrés environ; la population blanche, de 460,000 habitants contre 48,000 en 14855, et de 50,000 indigènes d’origine malaise (Maoris), presque toujours en lutte avec les colons européens.
Traversée par une chaîne de montagnes dont les sommets atteignent 4,000 mètres, et qui donne naissance à d'innombrables cours d’eau, la Nouvelle-Zélande jouit d’un climat salubre et tempéré, et le sol volcanique, mais d’une fertilité merveilleuse, se prête à toutes les cultures de l’Europe et des régions australiennes.
Les céréales, les fruits, les légumes d'Europe, l’oranger et la vigne d:ns l’île septentricaale; le phormium tenax de la Nouvelle-Hnllande, d'immenses forêts qui renferment les essences .es plus variées, des pâturages qui nour-
354 OCÉANTE, rissent 260,000 tètes de gros bétail, et 3 millions de mou. tons à l& laine fine et soyeuse : telles sont les richesses agricoles de la Nouvelle-Zélande; mais elles sont encore dépassées par ses richesses minérales : la houille, le fer, le cuivre y abondent, et les gisements aurifères d’Auckland et d’Otago, dont la découverte a triplé en quatre ans la population europeenne, produisæient déjà, en 4865, plus de 60 millions, |
Les ports qui servent de débouthés au commerce de la Nouvelle-Zélande sont, dans l’île du Nord, Auekland (44,000 h.), capitale de la eolmie: et: Wellington, sur le détroit de Cook; dans l’île méridionale, Velson et Dunedin, capitale de la province d'Otago (20,000 h.).
Ils communiquent avec la métropole par la correspondance des paquebots de la Compagnie péninsulaire et orientale, et la Nouvelle-Zélande songe déjà à organiser un service de vapeurs qui aboutirait au port de Panama.
Le commerce extérieur, qui n'était en 1861 que de
95 millions, s'élève aujourd'hui à plus de 220, dont 400 millions à l'exportation : l'or (55 millions), les laines (26 millions}, les bois de construction, les gommes-ré.sines, les céréales, les pommes de terre, le cuivre, le chanvre indigène, représentent à l'exportation les valeurs les plus considérables; à l'importation, les bestiaux, les instruments d'agriculture, les spiritueux, les sucres, les denrées coloniales, les tissus de laine, les vêtements confectionnés, la ganterie, les chaussures en euir, les calicots imprimés, les meubles, la verrerie, la poterie, les papiers de tenture sont les marchandises dont le placement est le plus sûr.
Outre l'Angleterre et :es colonies australiennés, les États-Unis et les colonies françaises d’Océanie sont à peu près les seuls pays qui 'ntretiénnent des relations directes et suivies avec là Nov elle-Zélande.
On a surnommé la Nouvelle-Zélande la Grande-Bretagne des mers du Sud, et si l’on songe à son climat, à ses mnes, à sa position géographique, si l’on pense que cette colonie, née d’hiér (1841), a déjà des chemins de
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