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Aussi l'Allemagne présente-t-elle une variété de productions qui est un des éléments de sa richesse.
Production agricole. — La production des céréales, peu considérable dans le nord, mais très-active dans le centre (Hanovre, Saxe Prussienne, Silésie, Posnanie), et dans le midi (Bavière, Wurtemberg, grand-duché de Bade), ne saurait être évaluée à moins de 230 millions d’hectolitres,
La culture de la pomme de terre, trèsæépandue dans toute l'Allemagne, est surtout pratiquée en Prusse et en Hanovre : celle du houblon en Bavière (60,000 quintaux métriques), dans le Wurtemberg et le grand-duché de Bade (16,000 quintaux); celle de la betterave en Prusse et dans le grand-duché de Bade (2 milliards de kilog.).
Les jardins et les vergers sont l’objet d’une culture importante, qui fait la richesse du Hanovre, de la Prusse rhénane, et de la Bavière.
La vigne réussit sur les bords du Rhin, sur ceux du Danube, et dans quelques districts de la Saxe. Les vins de Johannisberg, de Rudesheïm, etc. comptent parmi les crus les plus renommés du globe. On évalue la production moyenne du Zollverein (Prusse, Bavière, Hanovre, Bade, Hesse) à environ 2,460,000 hectolitres.
Parmi les cultures industrielles, le premier rang appartient à celle du lin et du chanvre, que le grand-duché de Bade, le Hanovre et la Prusse produi:ent en abondance : les graines oléagineuses, colza, etc, réussissent dans toute l'étendue de l’Allemagne; les plantes tinctoriales et surtout la garance, en Bavière et dans e Palatinat.
Le tabac est cultivé dans toute l'Allemagne, surtout dans le duché de Bade, la Bavière rhénane, la Hssse et la Prusse : la production est évaluée à plus de 600,000 quintaux. Enfin les riches foréts de chènes, de sapins, etc, du Wurtemberg, de la Saxe, de la Prusse septentrionale, de la Prusse rnénane, de la Thuringe donneni lieu à une immense exploitation.
Les prairies du Hanovre, de la Prusse, de la Bavière, les pâturages du Wurtemberg et de la Saxe, nourrissent
de nombreux bestiaux que l’on évalue à 15 millions de têtes de gros bétail, pour tout le Zollverein (6,200,000, Prusse ; 2,700,000, Bavière ; 900,000, Wurtemberg), sans Y comprendre plus de 300, 000 têtes pour le Mecklembourg. Il est difficile, en l'absence de statistiques récentes et s’étendant à tout le Zollverein, d'évaluer le nombre de moutons que nourrissent ses pâturages, mais le Wurtemberg, la Bavière, la Prusse, la Saxe, comptent parmi les pays producteurs les plus importants pour la laine.
Les chevaux d’attelage dn Mecklembourg, du Holstein et du Hanovre, les chevaux de selle de la Prusse et de la Saxe, somt l'ahiet d'in commerce considérable et comptent parmi |: races les plus estimées de l’Europe.
Produetion minérale. — L'Allemagne avec ses montagnes, ses terrains calcaires et granitiques, est dans les conditions les plus favorabl:3 pour la production minérale.
L'exploitation de laheuilleappartient surtout à la Prusse, qui tire des bassins de la Rubr, de la Sarre, de Tarnowitz et de Waldenbourg, en Silésie, plus de 480 millions de quintaux, valant près de 460 millions de francs, Les houillères de la Bavière, de la Saxe (Swickau, Dresde. Leipzig et Bautzen), du Hanovre, des deux Hesses et de Bade, produisent à peine le dixième de celles de la Prusse.
Pour la production du fer comme pour celle de la houïille, la Prusse est au premier rang par ses mines de Silésie, de Westphalie, et des provinces de la rive gauche du Rhin; cependant le Hanovre, la Thuringe, la Bavière renferment des gisements importants.
Les mines de euivre de Gozlar (Hanovre), celles de la Saxe, de la Thuringe, et de la Silésie commencent à s’épuiser et ne suffisent pas à la consommation du Zollverein.
Les mines du Æarz (Hanovre et Brunswick) donnent des plombs qui le disputent aux meilieurs ploutbs anglais : les mines prussiennes de la Silésie et des bords du Rhin, celles de la Saxe, du Palatinat et du grand-duché de Bade fournissent également des produits supérieurs et qui dépassent les besoins de la consommation.
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Les mines d’étain d’Altenberg, en Saxe, le disputent à celles de Cornouailles, les mines de zine de Tarnowitz en Silésie, celles de la Prusse rhénane, dela Westphalie, du duché de Bade, qui sont au nombre de 410, et produisent annuellement plus de 3 millions de quintaux, placent le 7Zcliverein au premier rang de la production européenne.
Les mines d'argent du Harz produisent à elles seules environ deux millions deux cent mille francs d'argent : celles de Freyberg en Saxe et celles de la Silésie, dépassent la production du Harz. Enfin le cobalt, l’arsenic, le manganèse, le sel gemme donnent lieu, en Saxe et en Bavière, à une exploitation considérable.
Les tourbières du Hanovre et de la Prusse, les argiles deSilésie et de Saxe, les pierres de taille, les marbres, etc. sont pour le Zollverein la source de revenus importants.
Les eaux minérales de Creutznach, de Salzbrunn, d’Aixla-Chapelle en Prusse, d’Ems, de Seltz, de Schwalbach, de Wiesbaden, dans le Nassau, de Pyrmont en Hanovre, de Kissingen en Bavière, de Wildbad en Wurtemberg, de Hombourg et Nauheim en Hesse, de Bade, etc., méritent d’être citées pour l'exportation à laquelle elles donnent lieu, et pour l’affluence des étrangers qu'elles attirent en Allemagne.
L’abondance des matières premières et du combustible végétal et minéral, l’heureuse disposition des cours d’eau, la facilité des communications, tout concourt à favoriser l’industrie allemande, qui au moyen âge rivalisait avec celle de l'Italie et des Flandres, mais les entraves qui génaient la liberté industrielle, le régime des corporations, iestraditions opiniätres de la féodalité, ont longtemps arrêté le progrès moderne.