‹ Géographie générale du commerce et de l'industrie [microforme]Chapitre 55 sur 241 · MINÉRAUX · texte numérisé non relu

MINÉRAUX

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Pour les cuivres et les bronzes, les principaux centres sont : Iserlohn (16,006 h.) en Westphalie, qui compte 24 fabriques, et Augsbourg sans rivale pour les fils de laiton.

Pour les lamineries de z/nc et de plomb, la Prusse rhénane et le Harz (Klausthal, Brunswick, etc.).

Pour l'hortgerle, Willingen dans la Forèt-Noire, Nuren.berg et Munich,

Pour la bijeuterie, Hanau (20,000 h. Hesse-Électorale), Munich, Stuttgard, Pforzheim (Bade), et Berlin.

Pour la fabrication des frstraments d’optique, de précision et de musique, Berlin, Munich et Carlsruhe.

La poterie allemande jouit depuis longtemps d'une célébrité méritée ; les poicelaines de Munich, de Berlin, de Meissen, en Saxe, n'ont de rivales que celles de Sèvres.

Les miroirs de Furth, en Bavière (20,000 h.), la gobeletterie de Nuremberg et les glaces de Berlin placent le Zollverein au quatrième rang après la France, la Belgique et l'Angleterre.

Enfin les produits ehimiques de Barmen, de Magdebourg, de Duisbourg, de 8erlin, de Stuttgard, de Emden, en Hanovre, le disputent à ceux de l’Angleterre.

COMMUNICATIONS EXTÉRIEURES

Principaux ports. L'wnes de navigation. — LA France entretient peu de relations avec les ports qui appartiennent au Zollverein. La valeur de notre commerce par mer avec l'Association allemande ne dépasse pas 12 à 14 millions.

Les débouchés maritimes ’es plus importants des pays qui font partie du Zollverein sont, ;

4° Sur la mer du Nord :

Emden (royaume de Hanov'e), sur le golfe du Dollart, à l'embouchure de l’Ems, Lort frane de 20,000 habitants, que les chemins de fer rattachent à toute l’Allemagne, et des lignes de bateaux à vapeur à l’Angleterre et à la Hollande. C’est le principal débouché des céréales, des

lins, des bestiaux du Hanovre, que lui apportent le Seuve de l’'Ems et le canal d’Aurich.

Sur la rive gauche de l’Elbe, le Hanovre possède deux ports, l’un en décadence depuis la suppression du péage de l’Elbe, le port de Stade ; l’autre, celui de Æarbourg (12,000 h.\, situé en face de Hambourg, dont il n’est séparé que par le fleuve, Des lignes de paquebots qui la rattachent à Hambourg, à Londres, à Hull, à Rotterdam; un mouvement de 4,200 navires, qui tend à s’accroître ; des relations actives avec l'Angleterre, la France, les pays de la Méditerranée, et même l’Amérique, semblent promettre à cette petite ville quelque chose de la prospérité de son opulente voisine.

Les duchés de Sleswig-Holstein possèdent sur la mer du Nord : Altona, port franc de 46,000 habitants, à un kil. de Hambourg, naguère le premier port continental du Danemark, et l’un des plus vastes entrepôts commerciaux du nord de l’Europe, aujourd’hui destiné à devenir une succursale de Hambourg; et Tonningen, dans le Sleswig, à l'embouchure de l’Eyder, menacé par la construction du canal da l’Elbe à la Baltique, qui lui enlèvera le transit entre les deux mers.

3° &ur la Baltique :

Hadersleben, Apenrade, etsurtout Flensbourg(20,000 h.), étaient les principaux ports du Sleswig. Ge dernier, dont le mouvement s'élevait, en 1862, à 3,500 navires, partageait avec Kiel les bénéfices de l’intercourse entre l’Allemagne etles provinces continentalesdu Danemark. La conquête allemande le réduira à n’être plus qu’un port d’approvisionnement et d'exportation pourleSleswigseptentrional.

Kiel (18,000 h.), dans une admirable situation maritime, rattaché par un canal à la mer du Nord, par des lignes de paquebots à tous les ports de la Baltique, par des chemins de fer à toute l'Allemagne, convoité par la Prusse, qui vient d'en faire un arsenal maritime, est déjà le principal port du Holstein, et un des marchés les plus actifs de l’Europe du Nord pour les céréales, les bois, le colza et les bestiaux.

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Stralsund (20,000 h.), en face de l'ile de Rugen, est le | cinquième port marchand de la Prusse, dont le premier | est Stettin, sur l'Oder (64,000 h.), à 70 kil. de la mer,

{| Desservi par les lignes anglaises et hollandaises de la

1! Baltique, en communications régulières avec le Danemark | et la Suède, uni par un embranchement à tout le réseau : # des chemins de fer prussiens, Stettin est le débouché des | À céréales, des bois, des laines, des métaux de la Silésie, du 5 Brandebourg et de la Poméranie, l’entrepôt des denrées i apportent les navires : s'élève à 200 mil- 1,000 navires, le ca- * botage à 3,000, la navigation iuviile à 7,000; ses arme- + ments présentaient, en 1863, un effectif de 220 bâtiments * et de 66,000 tonneaux.

» Swinemunde, à l'embouchure de l’Oder, lui sert d’avant- | port.

| Dantzig (84,000 h.), sur la Vistule, à 7 kil. de son em- } bouchure, est le second port de ia Prusse, l'entrepôt des « grains et des bois de la Pologne et, depuis le xiv° siècle, | une des reines de la Baltique. Rattachée à la Suède, à la 4 Russie, à l'Angleterre par des lignes de steamers, au ré- 4 seau de l’Europe du Nord par un embranchement de che- 4 min de fer, son commerce dépasse 120 millions, le mou- 2 vement de son port maritime 4,000 navires, et celui de À sa navigation fluviale 3,000 bâtiments.

W Pillau, à l'entrée du Frische-Half, sert d’avant-port à 4 Elbing (25,000 h.) et à Aœnigsberg (95,000 h.), capitale 41 de la Prusse orientale, située sur la Pregel, à 4 kil. de son ® embouchure, débouché de toute cette partie de la Prusse + et des provinces limitrophes de la Pologne et de la Russie, à dont le mouvement s'élève à 2,200 navires de mer et 41 6,000 barques venues par les eaux intérieures. ® Memel, sur le Kurische-Haff, non loin de l'embouchure 4 du Niémen, est une ville de 20,000 âmes, dont le port, % fermé par les glaces, du mois de décembre au mois de 4 mars, appartient, par la nature de ses relations, moins à la Prusse, dont elle fait partie, qu’à la Russie qui lui en-

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