‹ Géographie générale du commerce et de l'industrie [microforme]Chapitre 57 sur 241 · VILLES HANSÉATIQUES ET MECKLEMBOURG · texte numérisé non relu

VILLES HANSÉATIQUES ET MECKLEMBOURG

En énumérant les ports du Zollverein, nous avons dû omettre lestrois villes hanséatiquesetleMecklembourg, qui tout en faisant partie de la Confédération, n’ont pas adopté l’Union douanière, et qui figurent dans le mouvement de la navigation de l'Allemagne pour un chiffre presque égal À : à celui du Zollverein tout entier. |

Brême sur le Weser, à 80 kil. de son embouchure, est la capitale d’un petit État de 192 kil. c. de superficie, et } qui renferme une population de 400,000 âmes. Fondée au }}} x° siècle, devenue l’une des premières villes de la ligue #4 hanséatique, Brème doit son importance moderne à ses relations avec l'Angleterre et l'Amérique, et à l’émigration allemande dont elle est l’un des principaux débouchés. Entrepôt du commerce du Hanovre, de la Westphalie et |: du Brunswick, rattachée à New-York, à Londres, à Hull, à |! Southampton, au Æavre, par une grande compagnie dena- |! vigation à vapeur, fondée en 14856, Brême étend ses rela- |! tions à toutes les parties du monde : son commerce dé- : À passe 550 millionsde francs; lemouvementdesanavigation !! 6,500 navires en y comprenant ceux qui s'arrêtent à Bre- |/! mershafen età Vegesack, surleWeser, sesdeuxavant-ports.

C'est Brême, qui expédie en Amérique les tissus de laine, de soie, de lin et de coton du Zollverein; en Angle- ! 4 terre, les céréales, le colza, les bestiaux, les laines du bas- | 4

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sin du Weser. Les tabacs de New-York, de Baltimore et de la Nouvelle-Orléans, le café des Antilles et du Brésil, le riz et les cotons d'Amérique, le sucre de Cuba, les céréales de Russie, les vins de France, viennent s’entasser dans ses entrepôts pour se répandre en Allemagne, et dans tout le nord de l’Europe.

Le transit est tout le commerce de Brème, et la valeur de ses exportations par terre pour l’Allemagne et de ses importations par la mème voie, représente un chiffre égal à celui de ses débouchés, ou de ses importations maritimes.

Hambourg, sur la rive droite de l’Elbe;'à 130 kil. de la mer du Nord, est souveraine d’un territoire de 361 kil. c., qui renferme une population de 240,000 h. dont 180,000 pour la ville même et ses faubourgs. Fondée vers la fin du viii® siècle par des pêcheurs, elle était déjà, au x1v°, la reine de la mer du Nord et le centre de la ligne hanséatique : son admirable position entre deux mers, sur l’un des plus beaux fleuves de l'Europe, son port long de 5 kil., et qui reçoit des navires de plus de 4,500 tonneaux, expliquent sa prospérité passée et garantissent son avenir. Hambourg est à la fois le plus grand débouché du commerce de l’Allemagne, le plus vaste entrepôt, le marché financier le plus actif du nord de l’Europe.

Ses chemins de fer la rattachent à toute l’Europe septentrionale, en attertdant qu’une ligne directe la mette à 30 heures de Paris; ses bateaux à vapeur communiquent avec l’Amérique par New-York ; avec la France par le Havre, Bordeaux et Marseille ; avec l'Angleterre par Londres, Hull, Newcastle, Southampton ; avec la Hollande par Amsterdam et Rotterdam; avec la Norwége par Christiania et Bergen ; avec l'Espagne par Barcelone.

Le mouvement de sa navigation s'élève en moyenne, 4859-63, à 41,000 navires de mer, jaugeant plus de 2 millions et demi de tonneaux, età plus de 9,000 radeaux ou chalands qui montent ou descendent l’Elbe.

Hambourg est le plus grand entrepôt du nord de l’Europe pour les cafés, les sucres, le riz, le tabac, l’indigo, le

coton, les vins, les céréales, la laine, les tissus de soie, do laine, de lin et de coton et les métaux précieux.

Elle partage en outre avec Brême le monopole de l’émigration allemande pour l'Amérique et l'Australie.

Aussi évalue-t-on son commerce à plus de 2,600,000,000 {|

dont 1,350,000,000 à l'importation et 1,250,000,000 à l'exportation, équivalant aux deux tiers du commerce du

Zolliverein. L'Allemagne, la Grande-Bretagne, les États- | h

Unis, la France, la Suède et la Norwége. les Indes occidentales, l'Amérique du Sud, les Pays-Bas, sont les pays qui entrent pour le chiffre le plus considérable dans ce-prodigieux total.

La marinede Hambourgcompte 500 bâtiments et154,000 tonneaux.

Le petit port de Cuxhaven, à l'embouchure de l’Elbe, lui

sert d'avant-port.

Lubeck sur la Trave, à 10 kil. de la mer, autrefois la capitale de la ligue hanséatique et la reine de la Baltique, n’est plus qu’une ville de 30,000 h., qui possède un territoire de 328 kil. c. avec une population de 60,000 h. Mal-

gré l'amélioration du lit de la Trave, les gros navires sont. M

encore forcés de s’arrêter à Zravemunde, à l'embouchure du fleuve, et ne peuvent remonter jusqu’à Lubeck; cependant la franchise de son port, ses communications par canaux et chemins de fer avec Hambourg, ettout k sd de l’Allemagne, les lignes de paquebots qui l’unis...:t à tous les grands ports russes, suédois et danoïs de la Bal- ! tique, en’font encore une des premières places de commerce de la Confédération. |

Son mouvement maritime est d'environ 1,800 nâvires venant surtout de Russie, de Suède et de Norwége, dela : Grande-Bretagne et du Danemark, sans y comprendre plus de 500 vapeurs, jaugeant près de 120,000 tonneaux. !

Ses importations s’élèvent en moyenne à 420 millions } par terre, et 50 par mer ; ses exportations, de 45 à 60 millions par mer, et de 130 à 440 par terre.

Les denrées coloniales, le coton, les vins, les tissus et autres objets manufacturés, les céréales, les bois, les

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