HAUTEUR DE QUELQUES LIEUX HABITÉS DU GLOBE
En Amérique:
Maison de poste d’Ancomarca (Andes} pda jee adre 4792 Maison de poste d’Apo (id.). . . . 4376 Tacora, village indien (id.). . . . : 4344
Ville de Potosi (éd.).. . . . . . . 4058 Ville de Puno (id.).. . . . . . . 9911 La Paz (éd), . . . . . . . .. 3117 Quito (d.).. . . . . . . . . . . 2950 Mexico (Amérique ’ du Nord). . 2094 En Europe :
Hospice du Grand Saint-Bernard (Alpes). . . . 5.0... +, 2620 Hospice du Saint-Gothard al. . 2075 Village de Saint-Véran (id. he 2040 Briançon (id.). . . . . . . . 1306 En Asie:
Lamaserie de Hânlé (Thibet). . . 4607 Village de Gartok (éd.).. : . . . . 4589 Tauris (Arménie)... . . . . . . . 2591 Erzeroum (id.).. . . . . , . . , 1965 Kars (4)... 7, 4, 1905 Ispahan (Perse). . . . . . . . . 1344 Téhéran (éd). . . . . . . . . . 1229
Plateau. — On appelle plateau! vu haute terre un pays élevé, étendu et qui domine les contrées d’alentour. Les principaux plateaux sont :
En Europe:
mètres, Le plateau de Bavière (hauteur moyenne). . . se... + 020 Le plateau de Castille. |. : : 700 Le plateau d'Auvergne, . . . . . 150 Les plateaux de Carniole et de Cr'oa- LB see je of ve 0e 1000
101 CREME TE 1300 En Asie :
Le plateau d'Arabie, . . . 975 à 1300
Le plateau de la Palestine... . . . 1000
Le plateau d'Asie Mineure, . 900 à 1400 Le plateau d'Arménie., , 1600 à 2000 Le plateau de l'Iran, . . . 900 à 2000
! En anglais Table-land, en allemand Ta/elland et Hochland. Le tafelland est plat; le hochland (haute terre) est accidenté ; on traduit souvent hochland par massif.
DÉFINITIONS
Le plateau du Dékan, . . . 500 à : 700 Le plateau du Thibet. . . 3600 à 4000 Le plateau de la Mongolie, . . . . 1000
En Afrique:
Le plateau d’Abyssinie, . 1950 à 2600 Le plateau de pe australe, . . . 1000 à 1500 Les plateaux de l'Atlas, : 1000 à 1550
‘ En dns :
Le plateau d'Utah. . . . 1200 à 1500 Le plateau de Chihuahua. 1200 à 1850 Le plateau de l’Anahuac. 1800 à 2700 :
Le plateau de Guatemala. 1800 à 2000 Le plateau de Quito. . . . . .. 3000 Le plateau de la Bolivie.. 4000 à 5000
Volcans, — On appelle volcans des montagnes trachytiques!, par lesquelles s'échappent des laves?, des cendres et des gazé, — L'orifice par lequel se font les éruptions volcaniques s’appelle cratére.
Les phénomènes volcaniques et les tremblements de terre, qui s'y rattachent directement, attestent que la masse centrale du globe est encore en ignition, car les laves ne sont qu'une partie de cette masse incandescente qui s'écoule par les volcans.
Les volcans semblent distribués d’une manière régulière sur la Terre. En général, les
- volcans brülants sont situés dans des contrées
maritimes et voisines de la mer, tandis que les volcans éteints, c'est-à-dire ceux dont les éruptions ont cessé depuis longtemps, se trouvent le plus souvent dans l’intérieur des terres.
Presque toujours les volcans sont rangés èn ligne « comme les cheminées d'une grande faille ; » quelquefois ils forment un groupe autour d’un centre principal.
Sur environ 280 volcans qui existent sur le globeÿ, on en compte 249 rangés sur le pourtour du Grand océan en 10 grandeslignes, savoir :
* Le trachyte est une roche volcanique moderne; il se compose d'une pâte feldspathique, poreuse, formée de cristaux microscopiques et blanchâtres, et contenant toujours du fer titané et quelquefois du péridot, du pyroxène, du mica et de l'amphibole,
* Roches à base de pyroxène ou de feldspath, contenant aussi du fer titané et oligiste, du péridot, de l'amphigène et de la néphéline,
# Les cendres volcaniques ont la même composition que les laves.
# Dont la nature n'est pas complétement connue.
# Et dont plus de la moitié paraissent être actuellement en activité, tandis que les autres n'ont pas eu d'éruption depuis assez longtemps.
A l'O, en Asie et dans l'Océanie :
du Kamtchatka..:. 20 volcans.
(le Kloutchef) Ligne } des Kouriles.. . . 10 — des volcans) du Japon, . . . . 18 — desilesLiéou-Kiéou 1 -—
de Formogse, . . . 3 — . des îles Philippines. 10 —
d ne (le Taal) e8 VO!CAS( des îles Moluques.. 8 —
Ligne des volcans des îles de la Sonde et de Bornéo, 36 volcans, dont 16 dans l’île de Java.
de la Nouvelle-Bretagne. 5 —
Ligu® }4es iles Salomon et San-
(a la Nouvelle-Guinée. 2 volc.
des volcans
Z. .L2— des Nouvelles-Hébrides. 2 —
Au N. et à V'E., en Amérique :
Ligne des volcans des îles Aléoutiennes. . . . . , . . . . . . 25 vole.
Ligne des volcans de la Côte N.-0.. 5 —
(le mont Saint-Élie)
du Mexique. . . . 5 — Ligne (le Popocatepeti et le des volcans) Jorullo) de l'Amérique centrale 50 —
| des îles Galapagos. . . 1 vole, du Pérou. . 10 — (Chimbora- Ligne 2074: Ph des volcans\ des Andes dun.
otopaxi) de Bolivie. 9 — du Chili. . 14 — (Aconcagun)
Ligne des volcuns de la Terre de Feu et des Nouvelles-Shetland, , 3 — . Volcans du continent Austral. . . 2 — (L’Erehus)
Îl y a aussi, au centre du Grand océan, 14 volcans, disposés en 6 groupes, savoir :
Iles Marquises. . , 1 volcan.
Iles Sandwich (le Maouna-Ron). ), à — Iles des Amis.. , . . . . , . 2 Îles Mariannes. +. 9 EL CROP EDEN l'— le septentrionale de la Nouvelle-Zélande, . . , , . , . #4 —
Les autres volcans sont ainsi répartis :
22 dans l'océan Atlantique :
Volcans de l'Islande, 8, (l'Hécla) Au N; . :! Volcan de l'ile Jean Mayen, 1 (V'Esk),
! Nolcan des Açores. . . . .
Volcan des Canaries. . . . . 1 Au centre,’ Volcan des iles du Cap Vert.. 1
| Ligne des volcans des Petites Antilles. . . . , . . . .
Au S. le volcan de l’île du Marquis de ! Traversay, 1,
4 en Asie:
Le Djebel Tarr, sur la côte occidentale d’Arabie, par 15° 30/ lat. ;
Le Demavend, en Perse;
Le Pe-Chan, en Mongolie ;
Le volcan de l’île Barren, dans le golfe du Bengale.
4 en Italie :
Le Vésuve ;
L'Etna ;
Le Chicciola, dans l’ile de Stromboli (iles Lipari) ;
Le volcan de l'ile Vulcano (îles Lipari).
1 dans l'Archipel:
Le volcan de Santorin,
Les principaux volcans éteints sont :
En Asie, le mont Ararat et le Demavend. ; En France, les 60 volcans de l'Auvergne, rangés sur une ligne courbe de 80 kilomètres ; Les volcans du Velay ; Les volcans du Vivarais.
En Allemagne, les volcans des bords du Rhin, En Italie, les îles Ponces ; Le mont Épomée, dans l’île d’Ischia ; La Solfatare, près de Pouzzoles,
Plaine. — On appelle plaine une certaine étendue de pays plus ou moins grande, dont la surface est à peu près horizontale et ne présente que de légères ondulations ou quelques mouvements de terrain. Les principales plaines sont :
En Amérique:
Les grandes plaines de la Nouvelle-Bretagne,
Les grandes prairies du bassin du Mississipi,
Les prairies des bassins de l’Orénoque et du fleuve des Amazones,
Les pampas.
En Afrique:
Les plaines du Sahara.
En Asie:
Les grandes plaines de la Sibérie.
Les steppes du Turkestan,
La grande et fertile plaine de la Chine septentrionale,
La plaine de l’Inde septentrionale.
Les plaines de la Mésopotamie.
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En Europe:
Les plaines et les steppes de la Russie,
La grande plaine du nord de l’Europe comprenant le nord de la France, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne septentrionale, le Holstein, le Jutland et la Pologne.
Déserts et Steppes. — Le nom de désert s'applique à de vastes espaces privés d'eau, stériles et inhabitables, tels que le Sahara, le désert de Cobi, etc. ; il s'étend aussi aux steppes!, qui sont de vastes solitudes inhabitées ou peuplées par quelques tribus nomades, mais ayant une végétation herbacée, au moins pendant une partie de l’année.
La surface des continents présente une étendue immense de déserts et de steppes ; plus du tiers de leur superficie est inhabité on inhabitable.
C'est un fait digne de remarque, que la disposition des grands déserts de l’ancien continent. Si l’on examine, sur la carte, le monde connu des Anciens, on voit qu'il est entouré de tous côtés par une ceinture de déserts; en effet, depuis l'océan Atlantique jusqu'aux frontières de a Mandchourie, sur une longueur d'environ 10,000 kilom., s'étend une zone presque continue de déserts, qui comprend le Sahara, les déserts de Libye, de Syrie, d'Arabie et de Caramanie, les steppes du Turkestan et le désert de Cobi: puis, en revenant au N. O., on trouve encore les steppes de la Sibérie et enfin celles de la Russie méridionale.
Cette ceinture de déserts sépara, jusqu'à l’époque d'Alexandre, le monde gréco-romain du monde asiatique; et les Anciens ne Ja franchirent jamais que du côté des Indes, parce que, de ce côté, la mer Rouge, ou bien les contrées fertiles de la Perse, véritables oasis dans ces déserts, leur permirent de s'avancer jusqu’au Gange. Encore aujourd'hui les communications entre l'Asie méridivnale ct l'Europe ne peuvent, à cause des déserts, avoir lieu par terre; la route qu'indiqua Alexandre, par la Méditerranée, l'isthme de Suez et la mer Rouge, est redevenue de nos jours la plus fréquentée.
Les déserts occupent généralement la partie supérieure des hauts plateaux du globe ? (dé-
‘ En russe, s{ep veut diré désert:
* Les grands déserts sont tous sur la formation ters liaire : le Sahara, les déserts d'Arabie et de Perse, le Turkestan, le désert de Cobi, les landes; les steppes de la Russie méridionale.
DÉFINITIONS. 15
serts de Cobi, de Perse, d'Arabie, d'Asie Mineure), ou bien les parties les plus basses des continents (Sahara, toundras de Sibérie, pampas, savanes, etc:). Ce sont toujours de vastes espaces plats ; mais, suivant la constitution géologique du sol, leur nature et leurs aspects sont différents.
Les déserts marécageux (toundras de Siberie el du nord de la Russie) reposent sur un sol argileux ; les déserts volcaniques (Phrygie brûlée) sont des pays tourmentés et couverts de rochers basaltiques, de ponces ou de cendres. Les déserts dont le sol est calcaire présentent quelquefois, lorsqu'ils sont inondés par les pluies périodiques, une végétation herbacée nui sert à nourrir les troupeaux (steppes de Russie, parameras d'Espagne, désert de Kalahari dans l'Afrique australe). Certains déserts sont sablonneux (Sahara, Cobi); ce sont d'anciennes mers desséchées!, comme l’attestent les fossiles, les flaques d'eau salée, les bancs ou efflorescences de sel qui blanchissent leur surface, et les sables qui les recouvrent à de si grandes profondeurs. Ce sont les plus étendus et les plus difficiles à tra-
. verser. Là, point d'eau douce, point de végé-
tation, ou quelques buissons rabougris et quelques herbes; une chaleur intense, et le terrible vent du désert qui soulève des vagues de sable. Çà et là cependant on y rencontre des oasis, c’est-à-dire de petits espaces dans lesquels il y a une source, un filet d'eau et quelque végétation.
Les déserts portent différents noms; on les appelle:
Steppes, dans la Russie méridionale, dans le sud-ouest de la Sibérie et dans le Turkestan, — Ce sont des plaines calcaires, sans végétation pendant l'été, herbacées en hiver.
Djengles ou jungles, dans les Indes. — Ce sont des fourrés composés de joncs, de hautes herbes et d’arbrisseaux, et peuplés de bêtes féroces,
Karrous, dans le pays des Hottentots, — Ce sont de grandes plaines de poussière,
Beled-el-Djérid ou pays des dattes, dans le sud de l'Algérie et de la régence de Tunis, — Désert de sable, mais offrant des oasis où l’on trouve des palmiers=-dattiers.
Sahara, au sud: du Beledzel-Djérid; désert de sable,
Toundras, en Sibérie et dans la Russie du Nord; marais,
Savanes, lianos, pampas et paramos, en Amé:
rique, — Les savanes sont des steppes basses, inondées pendant la saison des pluies, et maréca-
! Le désert de Cobi s'appelle eh chinois Han-hai, mer desséchée, ou Chamo; mer de sable; Cobi, en mongol, veut dire: contrée sans arbres et sans eau:
geuses pendant le reste de l’année, — Les Ilanos sont des steppes basses, mais qui ne sont jamais inondées. — Les pampas sont les steppes de Buenos-Ayres ; ces immenses plaines sont couvertes de hautes herbes ! et de chardons, de marais et de fondrières; quelquefois elles sont boisées. — Les paramos sont les hauts plateaux stériles de la Cordillère des Andes.
Lan:es et bruyères, en France; steppes sablonneuses.
Arendal, parameras, despoblados, muelas, en Espagne ; hautes steppes sablonneuses.
Haïden, dans l'Allemagne du Nord; sables et bruyères.
Maquis, en Corse et en Algérie ; fourrés d’arbrisseaux.
Maremmes, sur les côtes occidentales de l’Italie centrale; marais malsains.
Les principaux déserts sont:
En Europe:
Les sfeppes de la Russie méridionale; les toundras de la Russie du Nord; le grand désert marécageux de Pinsk, en Lithuanie ; les steppes du plateau de Laponie ; les pufvens, steppes marécageuses de la Hongrie centrale ; les haiden de l'Allemagne du Nord (Hanovre, Poméranie, Prusse) ; les Zandes, les brandes de la Sologne, la Crau, en France ; les steppes de la terre de Bari; les parameras d'Espagne; les maremmes d'Italie,
En Asie :
Les toundras de la Sibérie; les steppes des Kirghiz, du Turkestan et de la Mongolie ; les déserts de Cobi, d’Adjemir, de Perse, de Syrie, d'Arabie, du mont Sinaï, d’Asie-Mineure; les steppes de la:Hésopottgle.
n Afrique :
Les déserts de la Thébaïde, de Libye et du Sahara ; les #arrous et le désert de Kalahari, dans l'Afrique australe.
En Amérique :
Les déserts d’Atacama, de Pernambouc; les paramos des Andes ; les Zlanos, savanes et pampas de l'Amérique du Sud; les prairies à l'O. du Mississipi ; les immenses solitudes boisées et marécageuses de la Nouvelle-Bretagne.
Dans l'Océanie :
Les steppes herbacées qui occupent toute la partie centrale de l’Australie,
Fleuve. — On appelle fleuve un grand cours d’eau qui se jette dans la ner.
Les plus grands fleuves sont en Amérique.
TABLEAU DE LA LONGUEUR DES PRINCIPAUX FLEUVES, En Amérique :
Le Mississipi
Le fleuve des Amazones. . . . .
‘* Gynerium argenteum.
En Asie :
Le Yang-Tse-Kiang. . . + .
L’Obi
L’Euphrate et le Schat-el-Arab. .
En Europe :
Le Zambèze
Rivière, affluent. — On appelle rivière un cours d’eau moins étendu qu'un fleuve qui se jette dans la mer ou bien dans un fleuve. — On appelle aussi affluent une rivière qui se jetie dans un fleuve.
La Somme, l'Orne, la Charente sont des rivières qui se jettent dans la mer, — La Marne, l'Oise, l'Yonne, l'Eure sont des rivières qui. se jettent dans la Seine. On dit aussi que ce sont les affluents de la Seine.
Ruisseau, torrent.— On appelle ruisseau un petit cours d’eau. Les (orrents sont aussi de petits cours d’eau, mais qui coulent en pays de montagnes et dans des vallées trèsinclinées. Le plus souvent les torrents n’existent que temporairement, après les grandes pluies ou la fonte des neiges ; le reste du temps leur lit est à sec. Les torrents, toujours redoutables par leurs inondations, le sont surtout dans les pays de montagnes déboisées, où leurs ravages réduisent de grandes étendues de terrain en véritables déserts.
Lit, thalweg, rive droite et rive gauche d’un fleuve ou d'une rivière. -— On appelle lit d'un fleuve l’espèce de fossé dans lequel il coule. — Le thalweg! est la partie la plus creuse du lit d’un fleuve. — La rive d’un fleuve qui se trouve à la droite de celui qui descend ce fleuve en bateau est la rive droîle ; la rive gauche est à sa gauche. L'inverse a lieu lorsqu'on remonte le fleuve.
! Thalweg est un mot allemand qui signifie : chemin de la vallée.
Ma de c:
remp se vi basse
Au en «a située d'une lorsq qu'ell de l’e
elle rivière n fleuve qui n fleuve. — ière qui se
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La Marne, ières qui. se e ce sont les
ble ruisseau sont aussi coulent en allées trèsents n’exisles grandes le reste du rrents, toudations, le tagnes déde grandes déserts.
et rive vière. -— e de fossé eg! est Ja euve. — La la droite de ateau est la sa gauche.
le fleuve.
nifie : chemin
Embouchure, confluent, bouches,
delta, estuaire. — On appelle embouchure*
d'un fleuve l'endroit où ce fleuve se jette dans la mer.
Ex. : L'embouchure de la Seine.
On appelle confluent l'endroit où une rivière se jette dans un fleuve.
Ex. : Le confluent de la Saône.
Lorsqu'un fleuve se jette à la mer par plusieurs embouchures ou bras, on les appelle bouches.
Ex. : Les bouches du Danube, du Rhône, du Pô, du Nil, du Gange, du Mississipi, etc.
Le pays qui est situé entre les diverses embouchures d'un fleuve est appelé delta.
Ex. : le delta du Danube, du Rhône, du Pü, du Nil, du Gange, du Mississipi, etc.
Lorsque l'embouchure d'un fleuve est longue et large, on l'appelle estuaire.
Ex. : L'estuaire du Saint-Laurent, dans l’Amérique du Nord; L’estuaire de la Plata, dans l’Amérique du Sud; L'estuaire de la Tamise, en Angleterre ; L’estuaire de l’Elbe, en Allemagne ; L’estuaire de la Gironde, en France.
Marigot. — On appelle marigot' une sorte de canal naturel ou bras de rivière qui se rernplit pendant les crues d’un fleuve et qui se vide ensuite dans le fleuve pendant les basses eaux.
Ex. : Les marigots du Sénégal.
Au-dessus, au-dessous, en amont, en aval, — On dit, en parlant d’une ville située sur une rivière, qu’elle est au-dessus d’une autre ville située sur cette même rivière, lorsqu'elle est plus près de la source; on dit qu'elle est au-dessous, lorsqu'elle est plus près de l'embouchure,
Ex. : Paris est au-dessus de Rouen ;
Rouen est au-dessous de Paris ; Le Havre est au-dessous de Rouen.
En amont? veut dire la mâme chose que au-dessus. En aval veu: wire la même chose que au-dessous.
Ex. : l'aris est en amont de Rouen; Rouen est en aval de Paris.
‘ Les Anglais donnent aux marigots le nom de creek.
? Ad montem, ad vallem.
DÉFINITIONS
Chute, saut, enseade, catarnetes, rapides. — Quand le lit d'un cours d'eau
change brusquement de niveau, il forme une chute.
Ex. : La chute du Zambèze (cascade Victoria), en Afrique (30%) ; La are du Niagara, aux États-Unis (45%); ra de Trollhætta, en Suède (37),
Quand le lit d'un cours d'eau change de niveau moins brusquement, il forme une suite de petites chutes qui s'appellent cataractes, rapides, sauts ou brisants.
Ex. : Les cataractes du Nil, en Égypte; Les cataractes de Maypurés, formées par l’Orénoque ; Le saut Saint-Louis sur le Saint-Laurent.
Une cascade est la chute d'un petit cours d’eau tombant d’une grande hauteur.
Ex. : Les cascades de Gavarnie, dans les Pvrénées, dont l’une a 422 mètres.
Versants, bassins, lignes de partage d'eaux. — Les méthodes de géographie physique et l'étude de l'hydrographie sont encore assez peu connues pour qu'il soit utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs un exposé sommaire de la méthode de géographie naturelle adoptée en France, de ses principes, de son histoire et des défauts qu’on peut lui reprocher.
La Terre n'étant qu'un polyèdre irréguier composé d'une infinité de facettes, la surface des continents présente en conséquence un grand nombre d’aspérités et de dépressions qui forment les versants et les bassins,
On appelle versani un plan ou mieux une surface inclinée vers une mer ; tous les fleuves qui arrosent les pays situés sur ce versant se rendent dans cette mer. — Un versant se subdivise en bassins. On appelle bassin d’un fleuve! le pays arrosé par ce fleuve et par tous ses affluents. Ainsi, le bassin de la Seine comprend tout le pays arrosé par la Seine, par ses affluents, l'Aube, la Marne, l'Oise, l'Yonne, l'Eure, et par les affluents de ces rivières, l'Ornain, l'Aisne, etc.
Les bassins se divisent en grands bassins, arrosés par les fleuves principaux, et en bassins côliers, arrosés par des cours d’eau de moindre importance.
* En allemand : flussgebiet, stromgebiet, domaine du fleuve.
Re
Les versants sont séparés entre eux par des lignes de partage d'eaux‘, appelées aussi arétes hydrographiq.s et nes Jde faite.
Comme un versant est toujou:. lossé à un autre versant, il s'ensuit qu'une ligne de partage d'eaux n'est autre chose que l’intersection de ‘x plans inclinés adossés l'un à l’autre.
Ces lignes de partage d’eaux (divortia aquarum des Romains) sont indiquées généralement par des montagnes ou par des collines ; souvent aussi ce ne sont que des suites de plateaux peu élevés, ou même de faibles ondulations, qui les marquent; et quelquefois même ‘e pays, absolument plat, n'est divisé que par l'intersection géométrique de ses plans de pente®.
Les bassins sont entourés de tous côtés par une ceinture de hauteurs qui déterminent le cours des eaux et qui séparent un bassin des bassins adjacents.
Un bassin est composé de deux plans de pente dont l'intersection inférieure est au thalweg du fleuve, et dont la partie supérieure, se rencontrant avec celle des plans de pente dés bassins adjacents, forme par leur interséction la ceinture du bassin.
Ces divisions en versants et en bassins par des lignes de partage d’eaux sont incontestablement les divisions les plus naturelles, les moins arbitraires, que la Géographie puisse adopter, et elles lui donnent des bases certaines et beaucoup moins variables que les divisions presque toujours factices que la politique établit.
Le premier qui ait mis en usage et vulgarisé ces méthodes de géographie naturelle est Buache. ll en avait emprunté la première idée aux géographes du dix-séptième siècle ® et à Strabon, le créateur de la géographie physique.
* En allemand, Wesser-Scheidung's-Linie.
# Les séparations àe bassins sont même absolument nulles dans quelques cas, et des rivières de versants ou de bassins différents communiquent entre elles. Ainsi la Tornéa et la Kalix (en Suède) sont réunies par un bras appelé le Tærendæ; — le Langen et le Rosendal (en Norwège), qui coulent chacun sur un des flancs de la chaîne du Dovrefield, sont réunis par les eaux du lac Læssæeværkvand; — le fleuve des Amazones et l'Orénoque communiquent entre eux par un canal naturel appelé le Cassiquiare; — le Congo et le Zambèze, en Afrique, communiquent entre :.“ 7*:< de leurs sources, par le lac Dilolo. — Dans l'An 1e méridionale, pendant les hautes eaux, il exisx ‘" semblables communications entre le Parsrua: e : 1; 2j02, affient du fleuve des Amazones ; — siive!: tapore, a.iuent des Amazones, et le Jauru, «ftiuent &e lorasuay ; — entre le Mamore, affluent des âmazones, #4 le Pilcomayo, affluent du Paraguay.
% Nicolas Sanson avait déjà publié nne Carte des
Philippe Buache, élève de Delisle, fut premier géographe du Roi, membre de l'académie des Sciences (1730), et mourut en 1773. Il publia, dès 1744, une carte de France divisée en terrains de fleuves où bassins ; en 1761, une Mappemonde et une Europe divisées en grands bassins maritimes ou versants ; et en 1770, une carte du bassin terrestre de la Seine. Aujourd’hui nous ne faisons pas mieux, ni autrement que Buache:; il avait trouvé et fixé la méthode, les procédés graphiques et les termes; depuis lors on n’a fait que suivre et reproduire ses idées, trop souvent sans le dire, et il n’est pas hors de propos de rendre ici à Buache ce qui est à Buachet,
On a reproché, avec raison, à la méthode de Buache, d'être quelquefois trop systématique et de tracer partout, sous prétexte de lignes de partage d'eaux, de véritables chaînes de montagnes, même dans les plaines les plus horizontales. Ce reproche est fondé en partie. En effet, souvent les faîtes, les séparations d'eaux, ne sont que de faibles ondulations ; quelquefois même, sur un sol absolument plat, les bassins ne sont séparés que par l’intersection géométrique de leurs plans de pente. Il en est ainsi dans presque toute la Russie et la Pologne : au N, du lac de Constance, entre le Rhin et le Danube; au N. du lac de Genève, entre le Rhin et le Rhône; entre les bassins de la Vistule et de l'Oder, de l'Oder et de l’Elbe, de la Seine et de la Loire, etc. Dans tous ces cas, les lignes de faîte ne sont indiquées que par des ondulations souvent à peine sensibles et qui ne se distinguent pas ou presque pas sur le terrain.
Les mêmes signes géographiques servent cependant, sur les cartes à petite échelle, à
rivières de la France curieusement recherchées, dans laquelle les bassins sont séparés par des lignes ponctuées. ;
‘ Les continuateurs principaux de Buache sont : L. Denis, auteur d'une très-bonne carte physique de la France (1780); — le célèbre médecin Hallé, qui a rédigé d'excellents articles géographiques sur l'Europe et l'Afrique pour l'Encyclopédie méthodique, et qui a fait faire de grands progrès à la :1 éthade: le savant géomètre Lacroir, qui publia en 181! 56: fn troduction à la géographie physique et maïhén Il avait été sous Louis XVI professeu: à : + ii! taire, et il y exerça une influence considérabie. Nos ingénieurs géographes, nos écrivains militaires (Napoléon I: en tête, Suchet, Foy, Gouvion-Saint-Cyr, Mathieu Dumas) adoptérent toutes ses idées, — Plus tard viennent : le colonel Denair, qui exagéra la méthode de Buache et la compliqua d'une nomenclature embrouillée, mais qui publia cependant d'excellentes cartes physiques; — M. Th. Lavallée, qui en 1836 publia son Traité de géographie physique et militaire, ouvrage neuf au point de vue militaire, et dans lequel est réduit en corps de doctrine tout ce ‘jui était épars dans les écrivains militaires que l'on vient de nommer.
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