‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 299 sur 630 · RS ARR · texte numérisé non relu

RS ARR

Tésin, pays italien situé dans la partie supérieure du bassin du Tésin, et dont les limites sont très-arhitraires. Au S.-0., la Suisse est bornée par la France, dont elle est séparée, du côté du Valais, par un contre-fort des Alpes Pennines, puis par le lac de Genève situé entre la Suisse et la Savoie. Du côté du canton de Genève, pays français et que rien ne sépare naturellement de la France, la limite est tracée par une ligne conventionnelle. À l'O., sur la frontière des cantons de Vaud, de Neufchàtel et de Berne, le Jura et le Doubs servent de limite entre la France et la Suisse ; mais entre le Doubs et le Rhin, la limite est encore tracée par une ligne conventionnelle.

Ainsi limitée, la Suisse a presque partout des frontières naturelles faciles à défendre; le grand nombre de rivières parallèles, qui coulent du Sud au Nord, établissent, avec les lacs et les montagnes, un certain nombre de lignes de défense contre les invasions venant de l'Est ou de l'Ouest. Le Rhin, la Thur, la Toss, la Limmat, si admirablement défendue par Masséna en 1799, la Reuss, l’Aar, l'Orbe et le lac de Neufchâtel, peuvent être le théâtre d’opérations défensives, soit contre une attaque venant d'Allemagne, soit contre une invasion venant de France. Du côté de l'Italie, les Alpes opposent une barrière qui n’est franchissable que par quelques cols; cependant, en 1799, Souwarof força le passage du Saint-Gothard, malgré l'opiniâtre défense des Fran- (ais.

La Suisse n’a d'autre place forte que Aarbourg; mais un grand nombre de châteaux forts, qui se trouvent dans les montagnes, commandent des défilés et joueraient un rôle important dans une guerre de montagnes.

$ 2. Neutralité de la Suisse. — [La neutralité de la Suisse, établie en 1648 par le traité de Westphalie, violée en 1798 par le Directoire et en 1814 par la Coalition, a été de nouveau proclamée par les traités de 1815.

« Cette neutralité de la Suisse, dit M. Thierst, est un obstacle que la politique de l'Europe à sagement placé entre la France et l'Autriche, pour diminuer les points d'attaque entre ces deux redoutables puissances. » La neutralité de la Suisse protégeant notre frontiére de l'Est, entre Bâle et Genève, nos forces peuvent se porter tout entières sur le Rhin. Toute notre histoire prouve combien cet arrangement est avantageux pour la France. Quant à l'Autriche, évidemment gènée dans ses opérations militaires par laneutralité du territoire suisse,

‘ Histoire du Consulat et de l'Empire, 1, 254.

les campagnes de Masséna, en 1799, Qu Pre.

mier Consul, en 1800, et celle de *:41, on dû lui prouver que si la France paie à cette combinaison politique, elle lui est peut. être encore plus utile. En effet, comme le dit M. Thiers, quand l’armée française est restée maitresse de la Suisse, elle a une position des plus menaçantes, et de laquelle on peut pro.

fiter pour amener des résultats extraordinaires, comme cela a eu lieu dans la campagne de Marengo, en 1800.

$ 5. Topographie générale et orographie. — La Suisse est divisée en trois régions distinctes : la première, à l'Ouest, se compose du massif du Jura ; la seconde, au centre, est une haute plaine, de 250 à 400 m. d'altitude, arrosée par l’Aar et par ses affluents, et comprise entre le Jura et les Alpes ; la troisième, au Sud-Est, est une haute terre qui supporte le massif des Alpes.—La région du Jura est une bande longue et étroite, surtout au Sud, et se composant de la partie orientale du massif, la partie occidentale étant à la France. — La haute plaine de lAar, longue de 250 kilom. et large d'environ 50, est compris entre deux lignes, dont l'une est tracée par l'Orbe, le lac de Neufchâtel et l'Aar ; l'autre ligne part de Gruyères, passe par Lucerne, Zug, Saint-Gall et finit au lac dé Constance. Ainsi circonscrite, la haute plaine de l’Aar contient toute la partie nord du canton de Vaud, le cuton de Fribourg, la partie centrale de Berne, le Nord de Lucerne, le Sud de Soleure et d'Argovie, les cantons de Zurich, de Schaffhous, de Thurgovie et la partie septentrionale du canton de Saint-Gall, — La haute terre est d’une étendue plus considérable ; elle est couverte de montagnes élevées et de glaciers ; elle est arrosée par un grand nombre de rivières, de torrents et de lacs ; enfin elle est fertile et possède de riches pâturages appelés alpes par les montagnards.

Glaciers '. — On compte en Suisse 608 gl ciers, ayant une superficie d'environ 2,000 kilomètres carrés. La région des neiges perpétuelles commence à 2,700 mètres; elles couvrent tous les sommets qui dépassent cette hauteur; cependant quelques glaciers descendent jusqu'i 4,000 mètres. La longueur des glaciers varie de 1 kilomètre à 20, et leur largeur de 1 à 10; l'épaisseur de la couche de glace varie de 25 à68 mètres.— On appelle mers de glace? les glaces qui recouvrent plusieurs sommets rapprochés RE ed

t En allemand, Gletscher ; chez les Grisons, Wader, Wadrel, Vedreg ; dans le Tyrol, Firn ou Ferner.

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les uns des autres, dont les glaciers se touchent et, en se réunissant, couvrent une grande clendue de terrain, comme dans l'Oberland, où la réunion des glaciers compris entre l’Aar et la.Lutschine blanche forme une mer de glace de 30 kilomètres de long sur 18 de large. ILest certain aujourd'hui que les glaciers se meuvent dans le sens de leur pente, et l’on a remarqué que le glacier de l’Aar parcourait annuellement un espace de 75 mètres. En général, les glaciers tendent à s'agrandir et à envahir les vallées. — C'est de la région des neiges perpétuelles que descendent les avalanches *, masses énormes de neige et de glace, dont la chute est si redoutable. Beaucoup de villages ne sont protégés contre les avalanches que par des forèts situées sur le flanc de la montagne, au-dessous de la région des neiges, et dans lesquelles il est expressément interdit de couper un arbre, ou par des espèces de bastions en pierre, dont l'angle divise et chasse des deux côtés la masse de l'avalanche.

Ligne de partage des eaux. — La Suisse est traversée par la lone de partage des eaux de l'Europe, depuis le mont Selvretta, dans les Alpes Algaviennes, jusqu'au mont Terrible, à l'extrémité du Jura septentrional. Les sections de la ligne de partage des eaux de l'Europe qui traversent la Suisse sont :

Les Alpes Algaviennes, depuis le mont Selvretta jusqu’au mont Septimer.

Les Alpes centrales, entre le mont Septimer et le Saint-Gothard,

Les Alpes Bernoises ou de l'Oberland, depuis le Saint-Gothard jusqu’à l’Oldenhorn (source de la Sane).

Les Alpes Vaudoises, depuis l’Oldenhorn jusqu’au mont Moléson {source de la Venoge).

Le Jorat, entre le mont Moléson et la dent de Vaulion.

Un chaînon du Jura, composé du mont Tendreet du Noirmont, entre la dent de Vaulion et la Dôle.

Le Jura central, entre la Dôle et le plateau d'Étalières. :

Le Jura septentrional, entre le plateau d’E-

talières et le mont Terrible.

ALPEs ALGAVIENNES. — Les Alpes Algaviennes traversent le canton des Grisons depuis le mont Selvretta jusqu’au mont Septimer, et séparent le Rhin de l’Inn (affluent du Danube). Leurs principaux sommets, tous couverts de glaciers, sont les monts Selvrelta, Scaletta, Albula et Septimer ?. Les principaux cols sont

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ceux de l’Albula, du Julier et du Septimer. Le col de l’Albula mène de la vailée de l’Albula à la vallée de l’Inn et sert aux communicätions entre Tusis et Zernetz; le passage du Julier va de Bivio (Rhin) à Silvaplana (Inn) ; c'est la route principale de Coire à l'Engadine ; le col du Septimer va de Bivio (Rhin) à Casaccia (Maira), sur la route de Coire à Chiavenna.

Les contre-forts des Alpes Algaviennes sont, au Nord: 4° un chainon très-élevé appelé le Rhæticon, formant la limite du Tyrol et des Grisons, et séparant les eaux de l'II tyrolien de celles de la Landaqusrt; le sommet le plus élevé de ce chainon est la Sessaplana, aiguille de 5,069 mètres ; 2 un chainon entre Landquart et Plessur, duquel se détache un rameau entre Plessur et Albula.

Au Sud, le principal contre-fort des Alpes Algaviennes est la chaîne des Alpes Rhétiques, commençant au mont Septimer e! finissant en Suisse au Vernung Spitz, mais se prolongeant à l'Est dans le Tyrol ; elles séparent l'Engadine (vallée de l’Inn) de la Valteline (vallée de l’Adda). Les principaux sommets des Alpes Rhétiques, en Suisse, sont le mont Maloya, où l'Inn prend sa source, et le mont Beruina. Les cols principaux sont celui du Maloya (1,950 métres), conduisant de Silvaplana (Engadine) à Casaccia et de là à Chiavenna, et le col du Bernina, conduisant de Saint-Moriz (Engadine) à Tirano dans la Valteline.

ALPES CENTRALES. — Les Alpes centrales, comprises entre le Septimer et le Saint-Gothard , séparent les Grisons de la Valteline et du Tésin. C’est sur le versant nord de ces montagnes que prennent naissance les nombreux cours d’eau (rhein) qui forment le Rhin. Les principaux sommets des Alpes centrales sont le Splugen, le Bernardino, le mont Adula (3,546 mètres), d'où sort leHinter-Rhein (Rhin supérieur), le mont Lukmanier (mons lucidus), formé de roches blanchätres, et le massif du Saint-Gothard. Le massif du Saint- Gothard contient les sources du Rhin inférieur (Vorder-Rhein), du Rhin du milieu, du Rhône, du Tésin et de la Reuss. Les principaux sommets du massif sont : le Saint-Gothard, qui est entre Hospital et Airolo, la Furka, le glacier du Rhône, un des plus beaux de la Suisse, et le Galenstock. La hauteur de ces montagnes est de 2,600 à 5,671 mètres. — Quatre cols principaux servent aux communications à travers ces montagnes : le col du Splugen, le col du Bernardino, le col du Saint-Gothard et le col de la Furka. Par le col du Splugen (2,150 mètres) passe une belle route qui conduit de Coire à Chiavenna. Avant l'établissement de

cette route, l’armée de Macdonald traversa le Splugen, le 4 décembre 1800 ; ce passage des Alpes, au milieu de l'hiver et des avalanches, est demeuré célèbre dans notre histoire militaire. Par le col du Bernardino(2,191 mètres), passe une très-bonne route qui conduit de Coire à Bellinzora. Par le col du Saint-Gothard (2,093 mètres), passe aussi une très - bonne route qui conduit d’Altorf à Bellinzona!. Enfin, par le col de la Furka (2,542 mètres), où il ny a qu’un mauvais chemin, on va de la vallée du Rhône dans celle de la Reuss.

Les contre-forts des Alpes centrales sont nombreux. Au Nord, on trouve plusieurs chainons qui séparent les vallées des divers rhein; le premier est entre l'Oberhalbsteiner- Rheïn et le Rhin supérieur ; les autres se détachent du massif de l'Adula et séparent les vallées du Rhin supérieur (Hinter-Rheï:), du Savier-Rhein, du Glenner-Rhein et du Rhin inférieur (Vorder-Rhein). — Mais le principal contre-fort des Alpes centrales, au Nord, est la chaine qu'on désigne sous le nom d’Alpes des Grisons. Les Alpes des Grisons commencent au Saint-Gothard et finissent sur le Rhin près de Sargans, dans le cantcn de Saint-Gall, où il y a une dépression si considérable, que la Seez et le Rhin, distants de 4 kilomètres seulement, ne sont séparés que par une différence de nivean de 6 mètres. Aussi, a-t-on pu craindre déjà plusieurs fois que le Rhin, pendant les crues, au lieu de se détourner au Nord-Est, comme il le fait, ne continue sa course au Nord- Ouest et ne tombe dans la vallée de la Seez. Les Alpes des Grisons séparent le canton desGrisons des cantons d'Uri, de Glaris et de Saint-Gall, et les eaux du Rhin de celles de la Reuss et de la Linth. Leurs sommets élevés et couverts de glaciers, sont : le Crispalt, le Dœdi ou Tædi (5,606 m.), le Haut-Stock, le Trinshorn, la Galanda et le Piz Sol. C’est sur le flanc oriental du Haut-Stock que l'on trouve le col de Panin, conduisant de Glaris à [lanz ; Souwarof le suivit, en 1799, pendant sa retraite sur Ilanz.

Les ramifications des Alpes des Grisons sont nombreuses; on remarque d’abord une

! La route du Saint-Gothard est importante au poin de vue militaire et au point de vue commercial ; elle part d'Altorf (qui se trouve actuellement réuni à Zurich par la route construite entre Altorf et Brunnen dans le roc même de l'Axen}, remonte la Reuss, passe à Andermatt, Hospital, Airolo, et suit le Tésin jusqu'à l'ellinsona. Deux routes nouvelles et très-importantes au point de vue militaire, aboutissent à Andermatt ; l'une vient de la vallée du Rhône, par la Furka ; l'autre part de Disentis, sur le Vorder-Rhein. Le col du Saint-Gothard se trouve ainsi le principal débouché de la Suisse en Italie.

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chaîne assez grande, l’A.pstein, qui commence au Nord de Sargans et qui semble être la continuation des Alpes des Grisons. L'Alpstein est entre le Rhin et les vallées de la Seez et de la Sitter. Son sommet principal est le Sæntis (2,568 m.), couvert d’un glacier. Du Sæntis, se détache un chainon qui traverse le Toggenburg, entre Sitter et Thur; un peu au Sud du Sæntis, se détache un second chainon, le Hærnli, qui sépare la Thur des vallées de la Linth et de la Toss; son sommet principal est le Schnebelhorn (1,504 m.).— Le second contre-fort des Alpes des Grisons sépare les vallées de 1 Sernf et de la Seez de celle de la Linth., — Je troisième contre-fort se détache du mont Dœdi et se dirige entre Linth et Muotta, se prolongeant entre Sill et Reuss, et finit au mont Hutliberg ou Vetliberg (930 m.), sommet principal de la chaîne de l’Albis, longue de 16 kilomètres et célébre par la beauté de ses panoramas. De ce troisième contre-fort, à la source de h Muotta, se détache un chaînon séparant l Muotta de la Reuss et finissant au mont Rigi (mons rigidus), massif de 35 à 40 kilomètres de circuit, dont le point culminant est le Kulm, montagne haute &e 1,828 mètres et célèbre par l'admirable panorama que l’on y découvre,

Les contre-forts des Alpes centrales, àm Sud, sont : dans le cantcn du Tésin, deux chainons de hautes montagnes couvertes de glaciers, séparant : l’une, le Liro de la Moesa; l’autre, la Moesa du Tésin. Le troisième contre. fort des Alpes centrales est la grande chaine des Alpes Pennines!, hautes montagnes couvertes de glaciers et séparant le Valais de l'Italie et le bassin du Rhône de celui du Pô. Les Alpes Pennines sont comprises entre la Furka, dans le massifdu Saint-Gothard, et le mont Blanc. Leurs principaux sommets sont le Simplon (Senpione) et le mont Rosa ou la Rose du Valais (4,636 m.), dans la partie des Alpes Pennines que l’on appelle souvent les Alpes Lépontiennes, le mont GCervin (3,902 m.) et le Grani- Saint-Bernard. Les cols qui traversent cette haute chaine sont : le col du Simplon (2,193 m.), par leve: passe une belle route, construite en

par Napoléon £°" et conduisant de Genève à Milan; — le col du Grand-Saint-Bernard (Mons-Jovis), passage ancien et très-fréquenté, traversé par Charlemagne, en 773, et par le Premier Consul, en 1800, L'hospice du Grand- Saint-Bernard (2,620 m.} a été fondé en 962 par Bernard de Menthon.

! Summaæ Alpes des Romains. Summæ Alpes est la traduction exacte du celtique pen, somnints, Les Alpes Pennines sont donc les hautes Alpes. s: les Alpes aux sommets élevés,

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Les contre-lorts des Alpes Pennines, au Nord, c'est-à-dire dans le Valais, sont nombreux et très-courts ; ils séparent les vallées des affluents de gauche du Rhône.

Auees BERNOISES ou DE L'OBERLAND. — Les Alpes Bernoises commencent au Galenstock, dans le massif du Sainit-6othard, et finissent à l'Oldenhorn , à la source de la Sane : elles séparent les cantons de Berne et du Valais , et les vallées du Rhône et de i Aar. Toutes les hautes montagnes de l'Oberland sont couvertes de glaciers. — Les glaciers de l’Oberland commencent après le col du Grimsel (entre Aar supérieur et Rhône supérieur), qui les sépare du glacier du Rhône et du massif du Saint-Gothurd, et s'étendent jusqu’au col de la Gemmi, qui conduit de Louèche (Rhône) à Thün (Aar).

Cette immense mer de glace, haute de 2,700 à 4,000 mètres, présente les glaciers de l’Aar et du Grindenwald, le Schreckhorn (4,097 m.), le Finsteraarhorn (4,562 m.), l Jungfrau (4,180 m.) et le glacier d’Aletsch.

Les Alpes Bernoises n’ont de :ontre-forts importants qu'au Nord; on en compte trois. Le premier part du Galenstock et va former dans l'Unterwald le mont Titlis (3,500 m.); là il se partage en deux chaînons; l'un va au Nord, entre Reuss et Aa, dans le canton d’Uri; le second tourne à l'Ouest, sépare l’Aar des deux Aa et des deux Emmen et vient se terminer près de Thür. Deux rameaux se détachent de ce second chaiînon; le premier sépare les deux Aa; le second sépare l’Aa oriental de l’Emmen orientale et se termine, au Sud de Lucerne, par le mont Pilate (Pilatusberg), dont l’un des sommets, le Tomlishorn, a 2,376 mètres; — ie second contre-fort des Alpes Beraoises est entre la Kanden et la Simmen; le troisième, entre la Simmen et ja Sane.

Aers Vaupoises et Jorat. — Les Alpes Vaudoises commencent à l'Oldenhorn, à la source de la Sane, et se terminent au mont Moléson (2,007 m.}, à la source de la Venoge. Leurs sommets sont: les Diablerets, sur un contre-fort de l'Oldenhorn, que les paysans ont longtemps regardés comme une des portes de l'enfer et dont l'un des pics s'élève à 3,251 mètres; la dent de Jaman (1,872 m.), dont l'aspect est celui d'une colonne à demi brisée et inclinée sur sa base; et la chaux ou dent de Naÿe (2,040 m.). Ces deux dernières montagnes appartiennent à une petite chaine, de 2 à 3,000 mètres, lrés-pittoresque, couverte de beaux pâturages el terminée par le mont Moléson.

Le Jorat est un petit système de hauteurs qui relie les Alpes et le Jura, et s'élend

depuis le mont Moléson jusqu'à la dent de

SUISSE

Vaulion ; il sépare les eaux du lac de Genève de celles du lac de Neufchâtel. Le versant méridional du Jorat, assez roide, est couvert de vignobles et raviné par de nombreux petits cours d’eau ; le versant septentrional forme un plateau élevé, couvert de forêts et sillonné par les vallées de la Broye, de la Mantua et du Talent. A l'Ouest, le Jorat a bien l'aspect d'une chaîne de montagnes et présente les sommets du Niremont (1,481 m.) et du mont Pélerin (1,216 m.) ; mais, à l'Ouest, en se rapprochant du Jura, il n'offre plus que l'aspect d'un plateau; et la ligne de partage des eaux, de ce côté, n’est plus indiquée dans cette haute plaine, pendant 20 kilomètres, que par des reliefs peu sensiblest.

Le mor Tenpre et Le Noirmonr. — Ces deux montagnes font partie d’un chainon du Jura, qui commence à la dent de Vaulion (1,486 m.) et se joint au Jura central à la Dôle.

LE JURA CENTRAL ET SEPTENTRIONAL. — Ces deux sections du Jura ont été décrites p. 137; nous nous contenterons de dire ici qu’elles commencent à la Dôle (1,681 m.), et qu’elles finissent au mont Terrible ou Monterri (793 m.), et que du Jura septentrional, à la source de la Birse, se détache un grand contrefort, le Jura helvétique ou Leberberg, qui longe l’Aar et va finir près du confluent de cette rivière.

$ 4. Hydrographie. — « Aucun pays de l'Europe n'est proportionnellement plus riche en eaux que la Suisse. Outre le nombre incalculable de torrents produits par la fonte des neiges et des glaces, des sources abondantes sortent pour ainsi dire de terre à chaque pas. Toutes ces eaux, réunies en ruisseaux et en rivières, vont alimenter quatre grands fleuves : le Rhin, le Rhône, le P6 et le Danube, qui se jettent : le Rhin dans la mer du Nord, le Rüône dans la Médilerranée, le PÔ dans la mer Adriatique, et le

Danube dans la mer Noire?. »

Le Ruix. — Le Rhin est formé par le Rhin supérieur (Hinter-Rhein), qui sort du mont Adula ; par le Rhin inférieur (Vorder-Rhein), qui descend du mont Badus, dans le massif du Saint-Gothard, et par une centaine de petits cours d’eau appelés Rhein, qui sortent des Alpes centrales et dont les principaux sont : l'Avers, le Savier-Rhein, le Glennerlihein, le Somvix-Rhein et le Rhin du milieu

! Au centre, c'est-à-dire au Nord de Lausanne, l’altitude du Jorat n'est que de 600 m. au-dessus de la mer et de 225 m. au-dessus du lac de Genève,

2 Joanne, llinéraire de la Suisse,

(Mittel-Rhein). Le Rhin supérieur passe à Splugen et à Tusis, et se joint, à Reichenau, au Rhin inférieur, qui passe à Disentis et à Ilanz. C'est donc à Reichenau que le Rhin se forme par la réunion de ses deux principales branches; il passe ensuite près de Coire, à Mayenfeld, près de Sargans, à Rheineck, et à 12 kilomètres au-dessous de cette ville, il se jette dans le lac de Constance. Dans cette première partie de son cours, le Rhin arrose les cantons des Grisons et de Saint-Gall, et sépare la Suisse (Saint-Gall), de la principanté de Liechtenstein et du Tyrol, depuis Sargans jusqu’au lac. Il a pour affluents, outre les Rhein que nous avons déjà nommés, l'Albula, la Plessur, qui passe à Coire, et la Landquart, qui arrose le Prættiyau. Toutes ces rivières sont dans le canton des Grisons.

Le lac de Constance ( Boden See) baigne les cantons de Saint-Gall et de Thurgovie et les villes de Rorschach, d'Arbon et de Constance ; mais cette dernière ville, quoique sur le territoire suisse, est au duché de Bade. Le lac de Constance est le théâtre d’une navigation très-active. — Le Rhin sort du lac de Constance à Stein, passe à Schaffhouse et forme audessous de cette ville de nombreux rapides (Laufen) et la chute du Rhin (Rheinfall), large de 400 m. et haute de 20 ; puis, le Rhin passe à Eglisau et à Coblenz, où il reçoit l'Aar; il arrose ensuite le Frickthal et Laufenbourg, où il forme encore des rapides, puis Rhinfeld, Augst et Bâle. De Stein jusqu'à Bâle, il traverse les cantons de Schaffhouse, de Thurgovie et de Zurich, puis il sépare la Suisse (Argovie et Bâle) du duché de Bade. Dans cette partie de son cours, le Rhin n'a d'affluents,

Suisse, que sur sa rive gauche; les principaux sont la Thur, la Toss, l'Aar et la Birse.

La Thur arrose les cantons de Saint-Gall et de Thurgovie ; elle a pour affluents : à droite, la Sitter, qui passe à Appenzell ; à gauche, la Murg, qui passe à Frauenfeld.

La Toss arrose le canton de Zurich.

L'Aar sort du Finsteraarhorn, dans l’Oberland, parcourt l'Oher-Hasli, forme le lac de Brienz, passe à Unterseen et Interlachen, traverse le lac de Thün, passe à Thün, Berne, Aarberg, Soleure, Aarbourg, Olten, Aarau, Brugg ou Bruck, et se jette dans le Rhin à Coblenz. L'Aar traverse les cantons de Berne, de Soleure et d'Argovie. —- Ses affluents sont : à droite, la Grande-Emimnen, la Suren. la Reuss et la Limmat ; à gauche, la Simmen, la Sane, ja Thiéle ou Zihl.

La Grande-Emmen arrose l'Emmenthal dans sa partie supérieure, passe à Burgdorf et

se jette dans l’Aar au-dessous de Soleure,

La Suren sort du lac de Sempach.

La Reuss descend du Saint-Gothard, coule d'abord dans la vallée d'Urseren, passe à Al torf, traverse le iic des Quatre-Cantons, en sort à Lucerne et va se jeter dans l’Aar un peu au-dessous de Brugg !. Ses affluents sont : à droite, la Muotta et la Lorze; à gauche, les deux Aa et la Petite-Emmen. La Mauotta passe près de Schwitz et se jette dans le lac de Lucerne. La Lorxe sort du lac d'Egeri, &e jette dans le lac de Zug et en sort pour aller verser ses eaux dans l’Aar. L'Aa oriental passe près de Stanz. L'Aa occidental traverse le lac de Sarnen, et tous les deux se jettent dans le lac de Lucerne. La Petite-Emmen arrose la vallée d'Entlebuch et afflue dans l'\ar tout près de Lucerne.

La Limimat, appelée d’abord la Linth®, descend du mont Dædi, traverse le lac de Wallenstadt, en sort à Wesen, traverse le lac de Zurich et en sort, à Zurich, sous le nom de Limmat.

La Limmat passe à Dietikon et à Bade, et se jette dans l’Aar à 2 kilomètres au-dessous du confluent de la Reuss. Ses affluents sont : à droite, la Seex, qui se jette dans le lac de Wallenstadt ; à gauche, le Sih!, qui se termine un peu au-dessous de Zurich.

La Simmen arrose une belle et grande vallée de l'Oberland appelée le Simmenthal, longue de 52 kilom. sur 1 ou 2 de large, et dans laquelle on élève une belle race de bêtes à cornes. La Simmen passe à Weissenburg et tombe dans le lac de Thün.

La Sane ou Sarine descend de l'Oldenhorn, passe à Saanen, près de Gruyères et à Fribourg.

La fhièle ou Zihl porte d’abord le nom d'Orbe et prend sa source en France, près des Rousses, dans le Jura. L'Orbe traverse le val de Joux et le lac de Joux; elle en sort par des canaux souterrains et ne reparait qu'à 4 kilemètres plus loin5; dans cette seconde partie de son cours, l'Orbe passe à Orbe, arrose un pays marécageux et se jette dans le lac de Neufchâtel à Yverdon. Le lac de Neufchâtel

{ La haute Reuss a été le théâtre, en 1799, des merveilleux combats de Gudin et de Lecourbe contre Souwarof.

* Le cours de la Linth et de la Limmat a été illustré par les victoires de Masséna, de Soult et de Molitor contre les Austro-Russes, en 1799,

5% Les vallées du Jura ou combes sont le plus sonvent sans issue, et leurs eaux se perdent dans des entonnoirs appelés emposieur, par lesquels elles se rendent quelquefois à des vallées plus basses, C'est ainsi que les eaux du lac de Joux se déversent dans un emposieu et reparaissent, à 4 kilomètres plus loin, dans la vallée de Valorbe, pour former la rivière d'Orbe.

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SUISSE. 361

baigue Grandson, Neufchâtel et Estavayer ; il reçoit la Reuse, qui parcourt le val de Travers, la Seyon, qui passe à Vallengin, la Mantua et la Broye, qui traverse le lac de Morat. L'Orbe sort du lac de Neufchâtel sous le nom de Thiële ou de lihl, traverse le lac de Bienne (Bieler See), et aprés avoir reçu la Suxe, elle se jette dans l’Aar.

La Birse iraverse le massif du Jura, passe à Délémont, Laufen, Saint-Jacques et se jette dans le Rhin un peu au-dessus de Bâle.

Bassin ou Ruône. — Le Doubs, affluent du Rhône par la Saône, et le Rhône supérieur arrosent la Suisse.

Le Doubs sépare la Suisse de la France depuis les Brenets jusque auprès de Sainte-Ursanne. — Le Rhône arrose le Valais, passe à Brieg, Louèche, Sion, Martigny, Saint-Maurice, près de Bex, et se jette dans le lac de Genève à l'Est de Villeneuve. Le lac de Genève baigne Vevey, Lausanne, Morges, Rolle, Nyon, Coppet, Versoix et Genève, en Suisse. Le Rhône sort du lac à Genève et entre en France un peu aprés avoir reçu le London. — Le Rhône a de nombreux torrents pour affluents dans le Vahis ; le plus important est la Visp. Le lac de Genève reçoit la Venoge. Le Rhône a pour affluent, à gauche, un peu au-dessous de Genève, l'Arve qui, dans son cours inférieur, traverse le canton de Genève et la ville de Carouge.

Bassin pu Pô. — Le canton du Tésin et une trés-petite partie des Grisons sont dans le bassin du Pô. Les rivières qui arrosent cette partie dela Suisse sont : la Maggia, qui se jette dans le lac Majeur à Locarno ; — le Tésin, qui descend du Saint-Gothard, passe à Bellinzona et se jette dans le lac Majeur ; il reçoit la Moesa, qui arrose le val Misocco dans les Grisons. — Le lac Majeur reçoit encore la Tresa, qui sort au lac de Lugano. —- La Matra est une petite rivière qui descend du Maloya, arrose le canton des Grisons et tombe dans le lac de Côme.

Bassin pu Danuse. — La grande vallée de l'Engadine! est la seule partie de la Suisse qui soit dans le bassin du Danube, Elle est arrosée par l'Inn (0En ou Ent, en romanche), qui descend du Maloya, forme le joli lac de Sils, passe à Silvap'ana, Saint-Moriz, Samaden, Zernetz etentre dans le Tyrol.

Lacs, — Les principaux lacs de la Suisse sont : le lac d'Egeri (Zug), élevé de 740 m., profond de 80, long de 6 kilom. et large de 3. — Le lac de Bienne (Berne, élevé de 434 m..

! L'Engadine, l'Innthal des Allemands, est une vallée de 60 kilomètres de longueur, élevée de 1,000 à 1,800 mètres, qui fait partie de la Ligue-Caddée et est peuplée de 12,000 Romans, tous calvinistes, Elle est comhlétement déboisée,

profond de 70, long de 16 kilom. et large de 5.

— Le lac de Brientz (Berne), élevé de 593 m.,

profond de 600, long de 14 kilom. et large de 3.

— Le lac de Constance ou Boden See (Saint-

Gall et Thuryovie), élevé de 398 m., profond

de 715, long de 60 kilom. et large de 13.— Le

lac de Genève ou lac Léman, appelé aussi Le

Grand lac, depuis Villeneuve jusqu'à Yvoire,

et le Petit lac, depuis Yvoire jusqu'à Genève (Vaud et Genève), élevé de 369 m., profond de

210, long de 75 kilom. et large de 13. — Le lac de Joux (Vaud), élevé de 1,009 m., profond

de 59, long de 10 kilom. et large de 2. —Le

lac de Lucerne ou Vierwaldstædter See (lac des

quatre cantons forestiers), dont la partie méridionale est appelée le lac d'Uri (Urner See),

élevé de 450 m., profond de 324, long de 34 kilom. et large de 4. — Le lac de Lugano (Tésin), élevé de 232 m., profond de 175, long de 35 kilom. et large de 3.— Le lac Majeur ou lago Maggiore (Tésm), haut de 195-m., profond de 800, long de 43 kilom. et large de 5. — Le lac de Morat (Fribourg), élevé de 432 m., profond de 52, long de 9 kilom. et large de 3. — Le lac de Neufchätel, élevé de 436 m., profond de 129, long de 39 kilom. et large de 8.— Le lac de Surnen (Unterwald), élevé de 481 m., profond de 77, long de 5 kiiom. et large de 2. — Le lac de Sempach (Lucerne), élevé de 490 m., long de 6 kilom. et demi et large de 3. — Le lac de Thün (Berne), élevé de 586 m., profond de 234, iong de 17 kilom. et large de 4. — Le lac de Wallenstadi ou Wallen See (Saint- Gall}, élevé de 613 m., profond de 160, long de 16kilom. et large de 2. — Le lac de Zug ou Zuger Sce (Lug), élevé de 446 m., profond de 400, long de 13 kilom. et large de 4. —Le lac de Zurich, élevé de 414 m., profond de 194 long de 37 kilom. et large de 4 kilomètres.

$ 5. Climat.— Le climat de la Suisse varie si complétement suivant la hauteur et l’exposition des lieux, qu'il est impossible d'établir une moyenne de température pour tout le pays. En prenant deux extrêmes on trouve :

Qu'à 250 mètres (altitude des principales villes), la température moyenne de l’année est, de + 8,83 ; celle de l'été, de + 17°,98 ; celle de l'hiver, de — 1°,53 :

Tandis qu'à 2,560 mètres (à l'hospice du Saint-Bernard), la température moyenne de l'année est seulement de — 1°,09; celle de l'été, de + 6°,11, et celle de Fhiver, de — 8,22,

‘ Les quatre cantons forestiers (Die Vierwaldstædte) sont ceux de Lucerne, d'Ünterwald, d'Uri et de Schwitz,

On croit que le climat des régions alpestres est devenu plus froid qu’il ne l'était autrefois, parce que la ligne des neiges perpétuelles paraît avoir baissé, le nombre des glaciers s’est accru, et que tous se sont agrandis et sont descendus plus bas dans les vallées. — Les vallées du canton du Tésin, exposées au Midi, ont une température beaucoup plus douce que celle de la Suisse située au Nord des Alpes. —Le fœhn (Favonius) ou vent du Sud est le courant d'air Chaud qui vient du Sahara, et qui après avoir ravagé, sous le nom de sirocco et de simoun, l'Afrique septentrionale et l'Italie, arrive jusqu'aux Alpes; au printemps, le fœhn élève la température jusqu'à 30 et 35°, fond les neiges des pâturages alpestres et rend leur exploitation possible. — En général le climat de la Suisse est sain, sauf dans les parties basses du Valais. — Les orages et les tremblements de terre sont très-fréquents

$S 6. Froductions gMimérales. — Les productifs minérales dé #4 Pliwe sont pe nombrerisés, Le fer est y grimcipale ; on l'exploite surtout dans le fre (Leberberg), à Pons et à Sargans (Saint-Gall). — 4 Dyvos (Grisons), on exploite du plomb et du zinc, — Le ‘anton de Neufchâtef fourit de bon plâtre. — La tourbe, qui est le principal combustible employé en Suisse, se trouve partout ; l’anthracite, dans le Valais; la houille, en petite quantité, çà et là dans les cantons de Lucerne, Saint- Gall, Thurgovie, Fribourg, Berne et Vaud, Le charbon de terre nécessaire aux machines de la Suisse vient de Saint-Étienne. — Les salines de Bex fournissent 40,000 quintaux de selt, — Les eaux minérales de la Suisse sont trèsnombreuses ; les plus renommées sont celles de :

Baden (Argovie) ; thermales ; chlorurées sodiques et sulfatées calcaires.

Blumenstein (Berne) ; magnésiennes ct ferrugineuses,

Gurnigel (Berne); froides ; sulfatées calcaires, sulfureuses, gazeuses.

Lavey (Naud); thermales ; sulfatées sodiques et sulfureuses®,

Louëche (Valais) ; thermales ; sulfatées calcaires et magnésiques, ferrugineuses, gazeuses,

Pfæffers (Suint-Gall); thermales ; carbonatées magnésiques.

Saint-Moris (Grisons); froides ; bicarbonutées calcaires, ferrugineuses, très-charg'cs d'acide carbonique,

y a aussi des salines à Kybourg, Rhinfeld et Scheizerhall.

? Les sources jaillissent dans le lit du Rhône.

Saxon (Valais); thermales ; bicarbonattes calcaires, fortement magnésiennes et iodurées.

Schinznach (Argovie) ; thermales ; chlorurées sodiques, sulfatées calcaires et magnésiques, sulfureuses, gazeuses. Ce sont les eaux les plus fréquentées de la Suisse,

Stachelberg (Glaris); sulfureuses.

Tarasp (Grisons). Il y a 20 sources froides, chlorurées sodiques, sulfatées sodiques et potassiques, carbonatées calcaires, magnésiques et sodiques, ferrugineuses, gazeuses,

Weissenburg (Berne) ; thermales ; sulfatée, calcaires.

Wildegg (Argovic) ; froides ; chlorurées sodiques, iodo-bromurées,

Yverdon (Naud) ; sulfureuses ct gazeuses.

8 7. Productions végétales, hétail et géographie agricole. — On peut diviser la Suisse en six zones, sous le rapport du règne végétal comparé à la hauteur du sol.

4, La région ou la zone des vignes, jusqu'à 054 métres. :

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