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(Preussen).
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La marine marchande se compose (1862) de 9,000 bâtiments, dont 600 pour le long cours, 350 pour le grand cabotage et 2,400 pour le petit cabotage ; le reste comprend les barques ct bateaux de pêche. Les maletots et pêcheurs sont au nombre d'environ 40,000 et sont
l'un de l’autre. La partie orientale, qui est la plus importante, renferme les provinces de Prusse, Posen, Brandebourg, Poméranie, Silésie et Saxe. Elle est hornée au Nord, par les duchés de Mecklenbourg et la mer Baltique; à l'Est, par une ligne de démarceation qui hi
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ALLEMAGNE
sépare de la Russie ; au Sud, par l'empire d’Autriche (Galicie, Silésie et Bohême), le royaume et les duchés de Saxe ; à l'Ouest, par une ligne de. démarcation entièrement arbitraire, qui la sépare de la Hesse-Cassel, du Brunswick etdu Hanovre. — La partie occidentale, appelée ordinairement en France la Prusse rhénane, renferme les deux provinces de Westphalie et du Rhin, et a pour bornes : au Nord, le Hanovre; à l'Est, la principauté de Lippe, le Brunswick, la Hesse-Cassel, le Nassau et la Bavière rhénane; au Sud, la France; à l'Ouest, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande. Deux routes militaires qui traversent, l'une le Brunswick et le Hanovre, l'autre la Hesse-Cassel, réunissent les deux parties de la monarchie prussienne et assurent en tout temps les communications.
Cette vaste étendue de frontières, ouvertes presque partout et adjacentes à celles de voi. sins puissants, a nécessité pour la Prusse une
organisation militaire spéciale et de nombreu-
ses places fortes.
À l'Est, du côté de la Russie, la Prusse est défendue par la grande place de Kæœnigsberg et par Dantzick, Graudenz et Thorn, sur la Vistule ; mais toutes ces places, et la Vistule prussienne elle-même, peuvent être facilement tournées, l'occupation de la Pologne permettant aux Russes de se porter directement de Varsovie sur Posen. A l'Ouest de la Vistule, la Prusse est défendue par Lobsenz et par la grande place de Posen sur la Wartha, premier et vrai boulevard de Berlin. La ligne de l'Oder offre encore une bonne défense, assurée par les places de Stettin, Cüstrin et Glogau, mais cette ligne est au cœur même de la Prusse.
Au Sud, du côté de l'Autriche, la frontière
est couverte sur quelques points par les monts Sudètes et les monts des Géants, et par les places de Kosel!, Neisse, Glatz, Silberberg, Schweidnitz, dans le bassin de l'Oder, et par Wittenberg et Torgau sur l’Elbe.
: A l'Ouest, du côté de la France, la défense s'appuie sur la ligne de l’Elbe et sur la grande place de Magdebourg. Erfurt défend la Saxe prussienne en avant de l’Elhe, et Spandau couvre Berlin.
La frontière maritime est protégée par Stralsund, Stettin, Colberg, Dantzick, Pillau, Nœnigsberg et Memel.
C'est sur le Rhin que la Prusse a accumulé ses principales défenses, pour se mettre à cou-
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k Kosel, Schweidnitz et Silberberg doivent être démolis; Glatz et Glagan deviendront denx grandes places d'armes,
vert d'une attaque de la France et pour avoir en même temps une forte base d'opérations pour l'attaquer. D'abord, la Prusse a le droit de mettre garnison dans les places fortes fédérales de Rastadt et de Mayence ; puis, elle possède les places de Coblentz, Ehrenbreitstein, Cologne et Wesel, et commande ainsi le passage du fleuve sur une étendue de plus de 400 kilom. En avant du Rhin, elle a une premiére ligne de places comprenant Sarrelouis, qu'elle nous a enlevé en 1815, et Luxembourg, grande place forte fédérale où elle mit garnison. Enfin, Minden; en arrière du Rhin, assure à la Prusse le passage du Weser et les communications entre la Prusse rhénane et la partie orientale de la monarchie.
2. Littoral. — Le développement des côtes de la Prusse sur la Baltique est d'environ 800 kilom. On a décrit, p. 407-8, les caractères de ce littoral ; il suffira d'indiquer ici les principaux ports, qui sont : Memel, à l'entrée du Kurisches-Haff ; Pillau, à l'entrée du Frisches-Haff ; Kœnigsberg ; Dantzick, grand port de commerce à l'embouchure de la Vistule :
. Elbing, sur un bras de la Vistule ; Colberg ;
Swinemünde, à l'embouchure de l'Oder ; Stettin, sur l'Oder ; Greifswald et Stralsund,
3. Montagnes et rivières. — La plus grande partie de la Prusse est située dans la plaine de l'Allemagne du Nord, accidentée seulement par le plateau baltique décrit p. 432; aussi ne trouve-t-on de montagnes que dans la Silésie méridionale (Sudètes, monts des Géants), et de hautes collines que dans l'Ouest de la Saxe prussienne et dans la Prusse rhénane (Westerwald, Kothaar-Gebirge, Egge-Gebirge, Teutoburgerwald, Hardstrang, Sauerland, — Hundsrück et Eifel).
La Prusse est presque tout entière située dans le versant septentrional de l'Allemagne ; les fleuves qui l’arrosent sont : le Niémen, le Prégel, la Passarge, la Vistule, l'Oder et la Wartha, l'Elhe et ses affluents la Sprée et la Saale, je Weser, le Rhin avec ses affluents la Sieg, la Rubr, la Lippe et la Moselle,
4. Géographie historique. — Le royaume de Prusse a été formé de deux états : la marche ou électorat de Brandebourg, et le duché de Prusse. Le territoire de l'électorat de Brandebourg fut conquis sur les Slaves en 1134 par Albert l'Ours, de la maison d’Anhalt, qui fonda la marche ou margraviat de Brandebourg.
Un de ses successeurs devint élesteur de Brandebourgen 1180, et en1417, l'électorat passa à la maison de Hohenzollern, qui règne encore en Prusse. L'électorat de Brandehourg se composait alors de la Vieille-Marche, de la Moyenne-
Marche, de la Marche de Prieynitz, du cercle de Lebus, du duché de Sternberg et de la Marche de l'Ucker.
Pendant ce temps, les chevaliers Teutoniques faisaient la conquête, sur les Prussiens et les Slaves idolâtres, du pays appelé depuis le duché de Prusse ou Prusse orientale, réduisaient les habitants en esclavage et fondaient, au treizième siècle, entre la Vistule et le Niémen, le duché de Prusse. En 1511, Albert de Brandebourg, de la maison des électeurs de Brandebourg, fut élu grand maître des Teutoniques ; en 1524, il se fit protestant, se maria et transmit son duché à ses descendants ; sa postérité s'étant éteinte en 4618; le duché de Prusse fit retour à son parent, Jean Sigismond, électeur de Brandebourg.
Le tableau suivant: faitconnaitreles accroissements successifs de l'électorat de Brandebourg, devenu royaume de Prusse en 1701.
Les huit provinces dont il se compose actuellement ont été formées ainsi qu'il suit :
Branpesoune. — Cette province comprend presque tout l’ancien électorat, moinsla Vieille- Marche, et de plus : le duché de Cottbus ac-
quis en 4445, la Nouvelle-Marche en 1455, le ‘
duché de Crossen en 1489, le duché de Zossen en 1491, le cercle de Ruppin ent1524 et le duchéde Storkow, en 1575:
Prusse, — Cette province comprend le duché de Prusse et plusieurs territoires enlevés à la Pologne, c'est-à-dire l’Ermeland (1772), la Prusse occidentale (1772), Dantzick et Thorn (1793).
Posen. — La province de Posen tout entière a été enlevée à la Pologne ; la partie septentrionale ou district de la Netze, en 1772, le
duché de Posen, en 1793.
PonéRantE. — La Prusse a acquis la Pomé-
ranie ultérieure et les duchés de Lauenburg et
* Voyez dans notre atlas la carte n° 9%.
de Butow (en Poméranie) en 1648 ; la Poméranie citérieure en 1720; la Poméranie suédoise et Rügen en 1815.
Siésæ. — La Silésie a été enlevée à l'Autriche en 1749 et cédée par les traités d'Aixla-Chapelle, en 1748, et d'Hubertsbourg, en
Saxe. — La province de Saxe est formée : de la Vieille-Marche, du comté de Wernigerode acquis en 4449, de la principauté de Halberstadt, acquise en 1648, du comté de Mansfeld, réuni en 1780, de l’Eichsfeld et des villes de Erfurt, Mülhausen, Nordhausen et Quedlinburg, cédées à la Prusse en 4809, et de la parfie septentrionale du royaume de Saxe cédée à la Prusse en 1815.
Wesrpmate. — La province de Westphalie est formée des comtés de la Mark et de Ravensberg, possédés par la Prusse depuis 1647, de l'évêché de Minden acquis en 1648, du comté de Tecklenburg en 1707, des évêchés de Munster et de Paderborn acquis en 1802, du duché de Westphalie, des principautés de Corvey et de Salm et du duché de Croy, réunis à la Prusse en 1815.
Rein.— La province du Rhin comprend le duché de Clèves, possédé var la Prusse depuis 1630, le duché de Meurs, acquis en 1702, la Haute Gueldre en 1713, le duché de Berg, les électoratsde Trèves et de Cologne, le duché de Juliers, la partie nord du comté de Simmern, enlevés à la France et donnés à la Prusse
en 4845, la ville de Wetzlar, également ac-
quiseen 1815, et la principauté de Lichtenberg, réunie en 1834.
Les deux principautés de Hohenzollern-
Sigmaringen et Hechingen ont été réunies à
la Prusse en 1850. Enfin, la Prusse s’est em-
parée du duché de Lauenbourg et du Sleswig en