‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 382 sur 630 · CHAPITRE. XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE. XVIII

dans le Cattégat les deux petites iles de Læsæ et d'Anholt.

Au Sud du Cattégat, entre la Suède et le Jutland, sont situées deux grandes îles et plusieurs petites, qui forment l'archipel danois, et entre lesquelles se trouvent les passages qui conduisent du Cattégat à la mer Baltique. Ces détroits sont au nombre detrois et s'appellent: le Petit-Belt (Lille-Belt), àl'Ouest, entre le Jutland et l'ile de Fionie, très-étroit, peu profond et très-dangereux ; — le Grand-Belt (Store- Belt), au centre, entre Fionie et Seeland, plus large, un peu plus profond et moins dangereux que le précédent ; — le Sund (0Ere- Sund), à l'Est, entre Seeland et la Suëde.

Fionie et Seeland sont les deux principales îles de l'archipel danois, qui comprend encore : Samsæ, au N. de Fionie; Aerœ et Taasinge, auS. de Fionie; Langeland, auS.-0. de Fionie; Laaland et Falster, au S. de Seeland, séparées l’une de l’autre par le Guldborg-Sund; Mœen, au S.-0. de Seeland, séparée de Falster par le Grœn-Sund; l'ilot aride et blanchâtre de Hveen, l'ile d'Amack ou Amager et de Saltholm, dans le Sund. Toutes ces îles sont fertiles, bien cultivées et verdoyantes.

Des trois passages qui unissent le Cattégat à la Baltique, le Sund est le plus fréquenté par le commerce ; c'est la principale entrée de la Baltique; 25 à 50,000 navires au moins le traversent chaque année ?. Sa profondeur varie

* Ces deux détroits gélent en hiver, mais le second ne gèle que rarement.

3 Autrefois, les bâtiments qui traversaient le Sund s’arrètaient à Elseneur pour y payer un droit de navigation, ou péage, destiné à l'entretien des pilotes,

entre 14 et 52 mè côté de la Suède.

4kilom. et demi, € par la forteresse d forteresse suédoisé offre une des plus rives de Seeland s d'une éclatante ve teaux ; les rives de nie) sont égale riche végétation, 1 du détroit sont: E rade très-fréquent Lesiles d’Amack centre même du S gedyb (passe roya et Copenhague, 0 du 2 avril 4801, glais ; le Drogden, Saltholm; et la Saltholm et la Suël Au Sud de l'île présente l'import Le littoral des ment plus élevé y trouve un graï profonds et étroi l'Odense-fiord, s Fionie; l’Ise-fiord land, aux rives r {orme le Lammele Ræskilder-Fior kilde. — Toutes | dent en poisson, Seeland, le Liim-{ 3. Aspeet. plat et bas. La] lormée de land parsemées de là Seeland est Ja m et la plus fécond une terre plate aspect, couverte hètres, de beau:

campagnes.

vigics, balises et fa navigation de ces | Sund et des Belt 14 mars 1857, mo) au Danemark j'ar !

merçantes.

‘ Hareng, moru sole, maquereau, {

3 Les landes du géologique que 1 quartzeux repose dant en minerai ( l'alioset appelé a/

e Læsæ

le et le s et pludanois, 5 qui

ue. Ces ellent :

e leJutprofond (Storend, plus dange- (Œre- Suéde.

ales iles ncore :

asinge, Fionie; éparées Mœen, r par le tre de le Saltnt ferti-

ttégat à nté par e de la le trar varie

e second le Sund

L de napilotes,

DANEMARK. o19

entre 14 et 52 mètres, et est plus grande du côté de la Suède. La largeur du détroit est de 4kilom. et demi, et son entrée est commandée par la forteresse danoise de Kronborg et par la forteresse suédoise de Helsingborg. Le Sund offre une des plus belles vues maritimes; les rives de Seeland sont basses, mais couvertes d'une éclatante verdure, de villages et de chàeaux ; les rives de la Suède (province de Scanie) sont également couvertes de la plus riche végétation, mais plus élevées. Les ports du détroit sont: Elseneur, au Nord, avec une rade très-fréquentée, et Copenhague, au Sud.

Lesiles d’Amack et de Saltholm établissent au centre même du Sund trois détroits : le Kongedyb (passe royale), à l'Ouest, entre Amack et Copenhague, où fut livrée la bataille navale du 2 avril 4801, entre les Danois et les Anghis; le Drogden, au centre, entre Amack et Saltholm; et la Flintrende, à l'Est, entre Saltholm et la Suède.

Au Sud de l'île d’Amack, la côte de Seeland présente l'importaute baie de Kiæge.

Le littoral des îles danoises est généralement plus élevé que les côtes du Jutland ; on y trouve un grand nombre de petits golles, profonds et étroits (ford ou viig), tels que l'Odense-fiord, sur la: côte septentrionale de Fionie; l’Ise-fiord, sur la côte nord de Seeland, aux rives nues et sablonneuse: et qui {orme le Lamme-fiord, à l'Ouest, et, à l'Est, le Rœskilder-Fiord, au fond duquel est Rœskilde. — Toutes les côtes du Danemark abondent en poisson, surtout le littoral nord-est de Seeland, le Liim-tiord, l'Odense-fiord etlesBelt.

3. Aspcet. — Le sol du Danemarck est plat et bas. La partie centrale du Jutland est formée de landes sablonnenses et stériles, parsemées de lacs et de marais®. L'ile de Seeland est la meilleure partie du Danemark, el la plus féconde des contrées du Nord ; c'est une terre plate et cependant d'un très-bel aspect, couverte de magnifiques forèts de hètres, de beaux lacs et de riches et vertes campagnes.

vigics, balises et fanaux qui protègent la dangereuse navigation de ces parages. Les droits de passage du Sund et des Belt ont été abolis par le traité du 1 mars 1857, moyennant une forte indemnité payée au Danemark jar toutes les grandes puissances commerçantes.

‘ Hareng, morue, merlan, carrelet, plie, turbot, sole, maquereau, truite, saumon et anguille.

? Les landes du Jutland ont la mème constitution géologique que nos landes de Gascogne; le sable quartzeux repose sur un grès ferrugineux et abondant en minerai de fer, et sur ur. tuf analogue à l'alioset appelé ah/.

$ 4. Rivières. — Le Danemark n'est arrosé que par de petites rivières côtières, dont les embouchures forment quelquelois des fiord assez étendus, mais peu profonds. Les principaux de ces cours d'eau sont : dans le Jutland, le Konge-aa, le Varde-aa, le Stor-aa, affluents de la mer du Nord, et le Guden-aa, affluent du Cattégat.

$ 5. Climat, — Le climat du Danemark est un climat marin et constant, beau et assez tempéré. L'air est généralement pur ct les brouillards sont rares. L'été est très-boau et les jours durent de 20 à 22 heures; aussi, la végétation marche avec une extrême rapidité, en vertu de l’action puissante de la lumière sur les phénomènes de la végétation.

Grâce à la régularité du climat, les récoltes sont régulièrement bonnes, et le Danemark n’a jamais eu à soufirir de la disette. — Les extrèmes observés à Copenhague ont été :

+ 33° 17, et — 23°.

$ 6. Productions agricoles ct bétail.

— Le Danemark est un pays agricole dans lequel la culture a fait de grands progrès depuis quelques années! ; toutes les provinces, à l’exception des landes du Jutland, produisent des céréales, surtout de l’avoine, de l'orge et du seigle, puis du blé et du sarrasin?. Les forêts, dont l'essence principale est le hêtre, se trouvent sur la côte orientale du Jutland et dans les îles de Fionie et de Seeland.

Le Danemark élève environ 4 millisn de bêtes à cornes appartenant à la race du Jutland (Nord et Ouest du Jutland) et à la race d'Angeln (Sud-Est du Jutland et Iles); la première donne de bonne viande et la seconde, du lait. — Les races chevalines sont au nombre de quatre : la race. séelandaise, qui fournit d'excellents chevaux de cavalerie légère; la race des îles de Laaland et de Fionie, plus grande que la précédente et très-belle; la race jutlandaise (N.-0. du Jutland), qui

| donne de très-bons chevaux de trait, d’atte-

lage, de dragons et d'artillerie; la race de

Les progr's de l'agriculture danoise sont dus à l'emploi des amendements, au drainage, aux bonnes méthodes acceptées partout, à l'usage des instruments perfectionnés et at: développement de l'instruction agricole. On peut ajouter que les classes rurales sont en général instruites et dans l’aisance.

% On compte dans le Danemark :

2,500,000 hectares de terres arables, 250,000 — de prés marécageux et tourbières (Jutland), de forêts (Iles), 600,000 — de landes (Jutland), 60,000 — de dunes (Jutland).

3 Les chevaux de cette race, appelés en France

Knapstrup, élevée dans L'ile de Seeland, près de Ræskilde, qui fournit de trés-beaux chevaux de luxe‘. — Les moutons (1,200,000) proviennent de la race du Texel ; ils sont petits et ont une laine grossière. — Les porcs sont peu nombreux et appartiennent aux deux races du Jutland et de Seeland?.

$ 7.— Ethnographie et Inngues. — Le royaume de Danemark est habité par deux peuples de la mème famille, les Danois et les Islandais. Les ‘Danois (Danske) peuplent les iles Danoises et le Jutland; les Islandais et les habitants des iles Færæe sont de race scandinave, comme les Danois, mais appartiennent au rameau norwégien. — Les langues sont le danois et l'islandais ou normannique, dialecte du norwégien. Le danois est une des trois langues qui composent la famille des idiomes scandinaves; il a beaucoup emprunté à l'allemand.

$ 8. Iles Færœæe * — Les iles Færæe forment un archipel de 22 iles, situé à 600 kilom. à l'Ouest de la Norwége et à 300 kilom. au Nord de l'Écosse; les principales sont ; Strœmæe, Boræe, Œsteræe, Vaagæe, Sandæe et Syderæe.

Les iles Færæe s'élèvent à pic au milieu des flots et s'y dressent en falaises abruptes, de 400 à 500 m.; ce sont des masses de trapp, rocheuses, montueuses, et dont les parties les plus élevées sont le Slattaretind, dans l'île d'Esteræe (880 m.) et le Stellingfeld, dans l'île de Stræmæe (763 mètres).

La température moyenne de ces iles est d'environ + 9° C., presque 6° de plus que le climat de Saint-Pétersbourg ; la température de l'été est de 15°. La pluie et les ouragans sont fréquents.

Les îles Færœæe sont très-pittoresques, mais leur sol est rude et complétement privé d’arbres; les côtes sont seules habitées. Les Féroïens éèvent beaucoup de moutons. La seule céréale que produisent les Færæe est l'orge, qui ne mûrit pas toujours ; mais les navets et les pommes de terre y viennent bien. — La

chevaux danois, y sont très-recherchés pour les attelages et pour la remonte de la gendarmerie.

‘ Les races chevalines du Danemark ont toutes été améliorées par la belle race royale de Frede:iksborg, élevée dans le haras royal de ce nom et qui était issue d'étalons orientaux et de la race séela”daise. Cette race, qui donnait d'admirables che’ aux de selle et de manège, est presque détruite.

? Les détails donnés sur le climat, l'agriculture et les races d'animaux domestiques du Danemark sont extraits de l'ouvrage de M. Tissenaxn, cilé p. 437.

On devrait dire éles Færæer (îies des brebis) et non pas iles Færæe, Færæe signifiant il: des brebis.

tourbe est abondante et sert de combustible,

$ 9. Islande (/s/and). — L'Islande est une grande île de 102,000 kilom. carrés, située sous le cercle polaire, à 1,100 kilom. à l'O, de la Norwége et à 900 kilom. au N. de l'Écosse,

Elle s'élève à pic au-dessus des flots ; aussi ses rivages sont-ils partout escarpés. Les côtes septentrionales et occidentales sont découpées par des presqu'iles et des flord qui pénétrent trèés-avant dans les terres, entre des falaises de basalte ; les côtes méridionales et orientales sont moins déchirées.

Le sol de l'Islande est montagneux et formé partout de basalte ou de trachyte. La force volcanique y est toujours active et y possède le plus grand foyer qu'elle ait dans l'ancien monde. Les volcans de l'Hécla, du Krabla et de l'Œræfa-Jækull! jettent sans cesse des laves, des cendres et des pierres, dont ils couvrent quelquefois l’ile entiére. Les eaux chaudes jaillissantes, qui sont une des curiosités de l'Islande sont aussi liées à la constitution volcanique de l'ile ; la plus célèbre de ces sources est le Geyser, jet d'eau naturel qui lance de l’eau bouillante à une hauteur de 50 mètres.

Le plus haut sommet de l'Islande est l'Œræfa-Jœækull (1,959 m.); l'Hécla n'a que 1,655 m. — Des cours d’eau nombreux et étendus arrosent les vallées ; le principal est le Thorsa, au Sud, dans le bassin duquel se trouvent l'Hécla et le Geyser.

La haute latitude de l'Islande ferait croire à un climat très-froid ; mais les mêmes causes qui adoucissent le climat de la Norwége agissent aussi en Islande, de sorte que l'hiver y est modéré; il atteint en moyenne — 3°, 7 C. au Sud de l'ile, et— 8,1, au Nord, Les chaleurs de l’été sont en moyenne de + 12°, 5 C., au Sud, et de + 10°, au Nord. Les extrèmes ordinaires sont de — 15° à — 22°, 5 C.;ily a quelquefois des chaleurs de 31° et de 55°; mais les étés sont courts et les hivers longs, surtout sur la côte septentrionale, qui reste couverte jusqu'en juillet par les gaces flottantes polaires. Sur la côte méridionale, le thermomètre reste au-dessous de © pendant cinq mois.

Ce qui nuit encore plus à la végétation

4 Jukull ou Jækel au singulier, et Jeklur ou Jækler au pluriel, désigne en Islande toutes les montagnes couvertes de neiges éternelles et de glaciers. La limite des neiges éternelles est de 940 mètres

* Les eaux des Geyser contiennent beaucoup de silice, du chlorure de sodium, du sulfate de magnésie, du sulfate de potasse, du sulfate de soude, du soufre, de la soude et de l'acide carbonique.

que ces froids jards qui cou entières, et su éclatent fréqu

L'humidité 4 toute culture 0 l'orge. On ré de soins, quelq et on y voit oiseaux ayant beaux arbres d est plus impo environ 40,00( et 500,000 m Le combusti

À. Diocèse CoPeNHAGUE 6, du gouverne 155,000 hab.

ns

{ Une opinio:

climat n'y ap trouve, en effet aujourd'hui et impossibles.

* Aussi les subsistances, d et les provisio:

3 Les autres nains. sur les] leaux blancs €

4 C'est au Nc trouve l'ile dé canique, forn et toujours en l'ile a 2,290 m

5 Ilcomprer ger, de Salthol située dans la

# En danois en allemand 1

combustible, lande est une ar rés, située om. à l'O, de , de l'Écosse,

flots ; aussi bés. Les côtes t découpées 1 pénètrent des falaises et orientales

ntagneux et rachyte. La active et y elle ait dans l'Hécla, du jettent sans des pierres, enticre, Les ont une des

liées à la plus célèbre eau naturel ne hauteur

de est l'Έ n'a que pmbreux ct rincipal est | duquel se

erait croire mes causes rwége agisl'hiver y est 8,170. au es chaleurs ”, 5 C.,au

extrêmes , SC.;ily et de 55°; ers longs, qui reste daces flotdionale, le © pendant

végétation

r où Jœkler laciers. La êtres aucoup de ite de ma- > de soude, nique.

que ces froids prolongés !, ce sont les brouillards qui couvrent l'ile pendant des années entières, et surtout de terribles ouragans qui éclatent fréquemment.

L'humidité extrême du climat s'oppose à toute culture des céréales, même à celle de l'orge. On récolte dans les jardins, à force de soins, quelques chétives plantes potagéres*, et on y voit quelquelois des sorbiers des oiseaux ayant à peine 1°,30 et qui sont les plus beaux arbres de l'Islande, L'élève du bétail est plus importante, et on compte dans l'ile environ 40,000 bêtes à cornes, 60,000 chevaux et 500,000 moutons.

Le combustible est fourni par le bois flotté

comprenant les diocèses de :

Le Jurcann, comprenant les diocèses de : Ribe. .

Page 1