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POPULATION CS EN 1812. EN

SUPÉRFICIE

Pei-ho. Elle se compose de trois parties ? : la ville impériale (Hoang-tching), résidence des fonctionnaires ou mandarins et renfermant la ville rouge interdite (Tseu-kin-tching ), mm mm

‘ Les populations des diverses provinces de la Chine sont très-différentes les unes des autres par la langue, les usages, le costume et les lis. :

# On divise quelquefois Pe-king en deux parties : la ville tartare (qui se compose de la ville impériale et de la ville intérieure), et la ville chinoise (ville extérienre).

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résidence de l'empereur et de sa cour; la ville intérieure (Neïi-tching) ou ville proprement dite, dans laquelle se trouvent les ministères, les académies, l'université, diverses écoles, la bibliothèque, l'observatoire, les imprimeries, des temples et des casernes; la ville extérieure (Aï-tching), sorte d'immense faubourg très-peuplé, très-sale et qui est le centre du commerce ‘11 y a à Pe-king un collége russe, fondé en 1728 et dans lequel un certain nombre d'élèves russes apprennent la langue chinoise. Pe-king a été occupé par l'armée anglo-française, le 13 octobre 1860, après la victoire de Pa-li-kao (21 septembre). — C'est à l'Ouest de Pe-king que se trouve le palais d'été de l'empereur (Youen-ming-youen), remarquable par la beauté et l'étendue de ses jardins; il a été occupé par les Anglo-Français le 7 octobre 1860. — Les villes principales sont : Toungtcheou, ville commerçante, située sur le Pei-ho, près et à l'Est de Pe-King. — Tientsin, grande ville commerçante au Sud-Est de Pe-king, sur le Peï-ho. C'est dans cette ville qu'a été signé le traité du 27 juin 1858 entre la Chine, la France, l'Angleterre, les États-Unis et la Russie, par lequel la Chine a été ouverte à la religion, à la civilisation et au commerce de l'Europe. Il se fait à Tien-tsin un grand commerce de denrées amenées de divers ports du littoral pour l’approvisionnement de Peking. Cette ville est ouverte aux Européens.

— Ta-kou, bourgade sur le Pei-ho et près de l'embouchure de ce fleuve. Les forts de Ta-kou ontété le théâtre de trois engagements entre les Chinois et les Anglo-Français; les forts ont été pris le 20 mai 1858 par les Anglo-Français ; les Anglais y furent repoussés le 25 juin 1859 ; enfin les forts ont été de nouveau enle vés le 21 août 1860 par les Anglo-Français. La France a une factorerie à Ta-kou.

Province pe Cuan-Touxc (orient des montagnes). — Les villes principales sont : Tsinan, capitale de la province. — Khiou-feou, où Confucius commença son enseignement ; on y voit le tombeau de Confucius et un temple célèbre consacré à sa mémoire, dans lequel, parmi les nombreux mandarins qui le desservent, on compte plusieurs descendants du philosophe chinois. — Tehe-fou, petite ville maritime avec un port excellent. — Teng-tcheou, ville maritime et commerçante avec un bon port, à l'entrée du golfe de Petchi-li; elle est ouverte aux Européens.

‘ Ces trois villes sont entourées de hautes murailles, comme toutes les villes chinoises,

Province DE Kianc-sou. — Les villes principales sont: Nan-hing (la capitale du Sud) ou Kiang-ning, capitale de la province, grande ville de 4 million d'hab, sur le Yang-tsekiang et à 270 kilom. de son embouchure. On y fabrique des soieries, des satins unis et à fleurs, des broderies, du nankin, des objets en laque, des bronzes, du papier de coton et de l'encre de Chine ; on y publie beaucoup de livres dont les éditions sont très-estimées. L'école de médecine de Nan-king est célèbre.

Cette ville a été en partie détruite par les rebelles Taëpings, qui en avaient fait leur capttale de 1853 à 18641. — Shang-haï (en chinois Chang-haï), grande ville commerçante sur le Hoang-pou * et près de son embouchure dans le Yang-tse-kiang. C'est actuellement le principal centre du commerce de l'Europe et des États-Unis avec la Chine; le mouvement des affaires s’y élève à 1,500 millions de francs’, et le nombre des entrées et sorties de bâtiments 4 est de plus de 5,500. Les principaux articles d'exportation sent surtout les thés et les soies gréges et moulinées ; puis des soieries, des porcelaines, du coton, de la rhubarbe, des éventails, etc. Les principaux articles d'importation sont : des tissus de coton et de laine, des rubans de soie, du fer, de la quincaillerie (Angleterre et États-Unis), des trépangs, des nids d’hirondelles, du riz, du poivre (Indes héerlandaises) et surtout de l’opium 5. À côté de la ville chinoise sont les concessions on villes américaine, anglaise et française *, gouvernées par les consuls et gardées par les escadres des trois nations. — À &8 kilom. de Shang-haï, à Zi-ka-wei, est un célèbre collége des Jésuites, où l’on fait suivre à des Chinois chrétiens toute la série des études chinoises et dans lequel on leur apprend le français.

‘ Les Impériaux ont repris Nan-king en 1864.

* Sur quelques cartes cette rivière est nommée le Wousoung.

5 L'ensemble des échanges entre la Chine, l'Europe et les États-Unis, atteint une valeur de ? milliards et demi. Les importations, qui commencent à égaler les exportations, se composent de : cotonnades teintes et blanches (anglaises et américaines), métaux ouvrés, quincaillerie, horlogerie, lainages, velours, vêtements confectionnés, opium (200 millions de fr.), sucre, tripangs, gin-seng, poissons salés et séchés, et algues marines comestibles du Japon, Les exportations consistent en: thés (550 millions de fr.), soies (100 millions), cotous (50 millions), riz, chanvre, cire, suif végétal, muse, rhubarbe, nénuphar, carthame, china-grass, etc.

4 Anglais (venant d'Angleterre, des Indes et de l'Australie), chinois, japonais et américains.

# Pour plus de 150 millions de francs.

® La concession française compte 300 Européens et 80,000 Chinois,

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— I-king, où l'on fabrique une poterie trèsestimée, qui rend l'eau ‘qu’elle contient trèsagréable. — Soung-kiang, ville commerçante.

— Sou-tcheou, ville industrielle et commerçante sur le Grand canal ; c'est la plus grande ville de la Chine ; elle paraît renfermer 5 millions d'habitants. On y file de la soie et on y fabrique des soieries, des rubans, de la passementerie, des broderies, du nankin, des laques, des meubles, de la tabletterie, des émaux, du papier, des bronzes et de la poterie. Les principaux articles du commerce de Soutcheou sont : la soie, le coton, le viz, le thé et les toiles. — Tching-kiang, ville fortifiée sur Je Yang-tse-kiang; elle est ouverte aux Européens. — Yang-icheou, grande ville commerçante de 2 millions d'hab., sur le Yangtse-kiang et le Grand canal ; on y fabrique des soieries et des crêpes. Les cultures de fleurs (surtout de pivoines) de Yang-tcheou sont renommées.

Province DE TcHE-KIANG (province du fleuve Tche). — Les villes principales sont : Hangtcheou, capitale de la province, grande ville commerçante etindustrielle de1 ,200,000 hab., sur le Tsien-tang et le Grand canal ; elle renferme des filatures de soie, des fabriques de soieries, de broderies, de cotonnades, de tapis de laine, de bronzes, d'objets en ivoire sculpté et en laque, d'éventails et d'écrans, des teintureries, etc. Les principaux articles du commerce de Hang-tcheou sont : les soies grèges et moulinées, les cocons, le thé, le suif végétal et les divers produits de son industrie. — Hou-tcheou, ville commerçante. On y fabri-, que : crêpes, satins, damas, taffetas, broderies, pinceaux à écrire, bronzes, parasols, pipes et vêtements confeclionnés, et il y a de nombreuses filatures de soie. Hou-tcheou fait un grand commerce de soies gréges qu’on expédie à Shang-haï. — Kia-hing, grande ville importante par ses filatures de soie, ses fa-

briques de soieries et de vert de Chine!.—Ning--

po, grande ville maritime et commerçante de 500,000 hab., avec un bon port; elle est ouverte aux Européens. Ning-po fabrique des soieries, crêpes, velours, broderies sur satin (très-renommées), meubles, malles, objets en jade, bijoux, filigranes d'argent émaillé, bronzes, articles de chaudronnerie et de dinanderie, aiguilles, tapis, vêtements confectionnés, etc.; elle renferme des imprimeries sur étoffes et des chantiers de cons-

* Les nerpruns qui fournissent cette belle teinture

sont le Rhamnus chlorophorus etle R. utilis ; ils crois-

sent en abondance aux environs de Kia-hing.

truction. — A cette province appartient l'archipel de Tchou-san (Chusan), dans lequel se trouve l’île de Tchou-san, capitale Tiag-haï, et l'île de Pou-tou, célèbre par ses bonzeries aujourd'hui en partie abandonnées.

Provnce ne Fo-Kkien (établissement heureux). —- Les villes principales sont : Foutcheou, capitale de la province, grande ville commerçante de 600,000 hab., avec un port sur le Min ; elle est ouverte aux Européens. Foutcheou exporte, du thé et fabrique des objets en laque. — E-mouy ou Hia-men (Amoy des Anglais), ville maritime et commerçante, avec un bon port; elle est ouverte aux Européens !. — Tchang-tcheou, ville industrielle de 350,000 hab. — Thsiouen-tcheou (Chinchew), ville maritime avec un très-hon port; la pêche y est active. — De la province de Fo-kien dépend l’île Formose* (Taï-ouan), quiest fertile et bien cultivée ; on y remarque, sur la côte occidentale, Taï-ouan, port commerçant ouvert aux Européens, et, au Nord de l'ile, Ki-loung, village maritime où l’on exploite d'importantes mines de houille.

Province De Kouaxa-rouxc (orient étendu).

— Les villes principales sont : Canton (°':

chinois Kouang-tcheou), grande ville cummerçante de 1,500,000 hab., sur le Tchoukiang (rivière des perles) et à 64 kilom. de la mer, Canton est un centre de commerce très-considérable ; on y importe : bétel, tripangs, ailerons de requin, nids d'hirondelles, bois d’ébène, de santal et de sapan, cochenille, cotons de l’Inde en laine et tilés, girofle, muscade et poivre, ivoire, nacre de perle, laine filée, fer, acier, plomb, zinc, mercure, tissus de coton, de lin et de chanvre, mouchoirs, draps et velours de fabrication européenne, opium et numéraire. Les exportations consistent en thés et soies grèges principalement, en soieries, crêpes, nankin, rhubarbe, camphre, vermillon, porcelaines, cannelle et huiles de cannelle et d’anis. On fabrique à Canton et dans le rayon, des soieries, de la porcelaine, des briques à jour émaillées pour balcons, des éventails, de la vannerie, de IA tabletterie, des jouets d'enfants. des pièces pour feux d'artitice, du papier, des meubles (tables, chaises et fauteils) ornés de dessins dorés et des objets en laque (hoîtes à thé, à jeu, à gants et à ouvrage, coffrets, pla-

teaux, échiquiers, paravents, dessous de

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! Le camphre est le principal article du commerce d'Amoy.

# C'est-à-dire l'fle belle,

houteilles, vases et coupes), Canton a été hombardé par les Anglais en 1847 et pris en 4857 par les Anglo-Français. — Sur la rivière des Perles, qu'on appelle aussi la -riviére de Canton’, et à quelques kilom. au-dessous de cette ville, est le mouillage de Whampoa (en chinois Hoang-pou), village situé sur une île du fleuve; cette rade est très-bonne, mais très-malsaine ; elle sert d'avant-port à Canton, et la plupart des bâtiments ne remontent le fleuve que jusque-là,

La rivière de Canton se jette dans une grande baie, appelée la baie de Canton et parsemée d’iles, parmi lesquelles nous citerons celles de Hong-kong, au Sud-Est, et celle de Macao, au Sud-Ouest.

L'ile de Hong-kong est aux Anglais depuis 1840. C'est une excellente position militaire, qui commande l'entrée de la baie de Canton.

En 1860, l'Angleterre s'est fait céder la presqu'ile de Kaou-loung (Cowloon), située an Nord de Hong-kong et séparée de l'île par un détroit de peu de largeur. La colonie anglaise compte actuellement 420,000 hab., chinois et anglais, répartis entre les deux villes de Vic toria et de Kaou-'oung. Victoria est une ville commerçante de 70,000 hab., située sur la côte Nord-Ouest de l'ile de Hongkong. Elle renferme un arsenal, des chantiers de construction et des ateliers de réparation. Victoria est l'entrepôt principal du commerce des thés et le principal marché de l'opium en Chine*, La procure des Missions étrangères en Chine est établie à Victoria, ainsi que le collége des MissionnairesS et l'œuvre de la Sainte- Enfance, où des sœurs françaises élèvent et convertissent les enfants chinois abandonnés.

Macao (en chinois Ngao-men) est une ville maritime de 35,000 hab.4, appartenant aux Portugais ÿ et située dans une petite presqu’ile qui se trouve à l'extrémité méridionale de l’île de Macao. Le portet la rade de Macao sont sûrs, mais la rade de Whampoa a enlevé à Macao toute son importance.

Au Sud de la presqu’ile de Loui-tcheou est

! L'embouchure de la rivière des l'erles porte le nom de Hou-men, c'est-à-dire Bouche du Tigre (Bocce- Tigris).

? L'Angleterre vend pour 200 à 250 millions de fr. d'opium aux Chinois, après avoir contraint par la force des armes le gouvernement chinois à lui laisser vendre en toute liberté le poison à l'aide duquel une population tout entière se ruine, se dégrade et s'abrutit.

3 Où l'on élève de jeunes Chinois destinés à être prètres en Chine.

4 Dont 30,000 Chinois et 5,000 Portugais on métisportugais.

Macao appartient aux Portugais depuis 1530,

l'ile de Haï-nan, qui dépend de la province de Kouang-toung et dont la capitale est Kioungtcheou, ville maritime et commerçante de 100,000 hab., au Nord de l'ile, On y fait le commerce d’anis étoilé, de cannelle, de bambous et de sucre. Cette ville est ouverte aux Européens, ainsi que Soua-tau, port situé dans la partie Nord-Est de la province de Kouang-toung.

Province pe Kouanc-si (occident étendu), — La capitale est Koueï-lin.

Provinces intérieures.

Province DE CHan-s1 (occident des montagnes).—Les villes principales sont Taï-youen!, capitale de la province, ve fortifiée, qui à été autrefois la capitale de la Chine ; on y fabrique dés sabres, des poignards, des couteaux et des ciseaux. — Ping-yang, ville ancienne dans laquelle résidait l'empereur Ya, 24 siècles avant l'ère chrétienne. Le département de Ping-yang renferme la lamaserie des Cinq-Tours, qui est célèbre dans:le monde bouddhiste. — Taï-toung, ch.-ieu d'un département qui produit beaucoup de jade.

Province De Cuen-st (frontière occidentale).

— C'est la province la plus anciennement civilisée de la Chine ; elle portait, dix siècles avant l'ère chrétienne, le nom de royaume de Tsin, d'où est venu le nom de Chine. Sa capitale est Si-ngan, grande ville où réside le commandant en cheî de l’armée mandchoue. C'est près de Si-ngan que l’on a découvert, en 1625, la célèbre inscription de Si-ngan-fou, qui prouve que le christianisme fut florissant en Chine pendant le septième siècle.

Province ne Kan-sou (crainte salulaire). — La capitale est Lan-tcheou, sur le Hoang-ho; c’est le centre d'un commerce considérable avec la Mongolie.

Province pe Nean-norï, — Les villes principales sont : Ngan-king, capitale. — Hoeïtcheou, ville commerçante ; on y fabrique la meilleure encre de la Chine et de beaux ouvrages en laque.

Province pe Ho-xan (midi du fleuve Jaune).

— La capitale est Kaï-foung, grande ville commerçante près du fleuve Jaune.

Province DE Hou-re (nord du lac). — Les villes principales sont : Ou-tchang, capitale, grande ville commerçante sur la rive droite du Yang-tse-kiang. En face de Ou-tchang sont deux autres grandes villes, Han-leou on Han-kao? et Han-yang, séparées l'une de ee

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PRoviNCE DE SsE-TcnouAn (les quatre vallées). — Les villes principales sont : Tchingtou, capitale de la province, une des plus belles villes de la Chine. — Ta-tsien, grande place de commerce entre la Chine et le Thibet, sur la frontière de la Chine et sur la route de la Chine à Lhassæ Les principaux articles du commerce de cet! ? ville sont : le thé en brique, le muse et la rhubarbe,

Province DE Kianc-st (occident du Kiang).

— Les villes principales sont : Nan-tchang, capitale de la province, ville commerçante au nœud des routes de Canton à Nan-king, à Peking et à Ou-tchang ; c'est le centre du commerce des porcelaines du Kiang-si. — Kin-tetchin, grosse bourgade d'un million d'hab., à l'Est du lac Poyang ; elle renferme 500 fabri ques de porcelaine et est le principal centre de la fabrication de la porcelaine en Chine.

Province be Hou-xan (midi du lac). — La apitale est Tchang-tcha.

Provixce De Koueï-renEou (arrondissement distingué). —- La capitale est Koueï-yang.

Province De Yun-Nan (midi nuageux). — La capitale est Yun-nan ; on y fabrique des tapis renommés.

Gouvernement, finances, armée et marine.

— Le gouvernement de la Chine est une monarchie absolue. L'administration, basée sur le principe de la centralisation absolue, est entre les mains de vice-rois et de mandarins dediverses classes, qui gouvernent despotiquement les provinces et leurs subdivisions. Le principe sur lequel repose la société chinoise est la démocratie pure ; il n'y a d'héréditaire que la monarchie; il n'y a pas de noblesse, el toutes les fonctions$ont données par voie d'examens. L'administration communale est

c'est le principal centre du commerce intérieur de la Chine; les plus importants articles de son commerce sont : les thé, les bois de construction (chènes, sipins), les huiles de bois; les vernis, le chanvre, la rhubarbe, le riz, les substances alimentaires, le papier, le charbon de bois pour la fabrication de la poudre, la houille du Ho-nan, le fer, la soie et le tabac. Une ville européenne y a été établie dans la concession anglaise.

entiérement démocratique, et les chefs des villages sont élus par le suffrage universel.

Le revenu de l'empire paraît être de 500 millions de francs, ce qui est loin d'être suffisant pour faire face aux dépenses nécessaires.

L'armée, qui compte environ 250,000 hommes, se compose des troupes mandchoues et mongoles (qui composent les Huit-Bannières) et des milices chinoises ou troupes de l'Étendard vert. — Les troupes mandchoues sont au nombre de 60,000 hommes et forment la meilleure partie de l’armée !. Les troupes mongoles sont moins bien organisées et moins bonnes. Les Mandchoux et les Mongols tiennent garnison dans toutes les grandes villes, de sorte que la Chine est eccupée militairement par les descendants des conquérants mandchoux. — Les milices chinoises, mal armées, mal disciplinées, valent encore moins que les troupes mongoles ; les miliciens restent dans leurs foyers, passent des revues d'inspection et ne sont appelés qu'en cas de besoin.

La marine chinoise a surtout pour but de réprimer la piraterie et la contrebande; elle se compose de nombreuses jonques de guerre et de 50,000 matelots.

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