‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 518 sur 630 · TAULRAU DÉS ÉVÊCHÉS CATHOLIQUES DU XOURDISTAN TURK · texte numérisé non relu

TAULRAU DÉS ÉVÊCHÉS CATHOLIQUES DU XOURDISTAN TURK

archevèché d'Amadia,

évèché de Kerkouk,

évôché de Mossoul,

dvêché de Sert, Schert ou Suert; Rit syrion., , | évéché de Mossoul,

Rit chaldéen,

e* Syrie.

En arabe, Bahr-el-Schôm, pays de la gauche, {Aram de la Bible).

Bornes et étendue. — La Syrie est bornée :

au N.-0., par le mont Amanus (Akma-Dagh), qui la sépare de l'Asie-Mineure; au N.-E., par l'Euphrate, qui la sépare de l'Al-Djézireh ; à l'E. et au S.-E., par le désert d'Arabie; au S., par le Tih ou désert de la presqu'ile de Sinaï ; au S..0., par l'Égypte ; à l'O., par la Méditerranée. La longueur de cette importante région est de 700 kilomètres, sur une largeur qui varie de 200 kilomètres, au Nord, à 450 kilomètres, au Sud ; sa superficie est d'environ 120,000 kilomètres carrés.

Montagnes et aspect général. — La Syrie est unerégion montueuse, traversée dans toute sa longueur par une chaine de larges montagnes calcaires, qui se dirige du Nord au Sud. Du côté de l'Ouest, la chaîne tombe en pentes abruptes et verdoyantes sur la Méditerranée ; à l'Est, au contraire, elle s'abaisse sur le désert par des terrasses successives et absolument nues, La longue suite de montagnes qui traverse la Syrie commence, au Nord, par deux contre- forts avancés du plateau de l'Asie-Mineure, le mont Amanus (Akma- Dagh, au Sud, et Giaour-Dagh, au Nord), le long de la mer, et le Karadja, du côté de

‘ Les nombreuses tribus de Yézidis des environs de Ninive ont conservé le type assyrien tel qu'on le voit sur les bellessculptusesde Khorsabad,

l'Euphrate. Le inassil de l'Amanus a des sommets de 1,600 m., est hoisé, coupé de gorges profondes, arrosé par de nombreux ruisseaux et cultivé partout. On le traverse par le col de Beilan (anciennement les Portes de Syrie), qui conduit d’Adana à Antioche, par Iskanderoun.

Le mont Amanus se termiae sur l'Oronte. — Entre l'Oronte, au Nord, et le Nahr-el-Kebir (Eleutherus), au Sud, la chaine syrienne porte le nom de Djebel-el-Nosairieh et est comprise entre la Méditerranée, à l'Ouest, et l'Oronte, à l'Est. Le Djebel-el-Nosairieh n'a que 325 ou 350 mètres de hauteur ; ses formes sont douces; il est revêtu d’une riche végétation et de belles forêts, et est partout découpé par de riantes vallées. Cette chaîne laisse entre elle et la mer des plaines assez étendues et fertiles. A son extrémité septentrionale, le Djebel-el- Nosaïrieh s'appelle Djebel-el-Kossair. C'est entre ces montagnes et la mer que se trouve le Djebel-Okrak où mont Casius des Anciens, dont l’un des sommets s'élève à 1,735 m. Il faut encore indiquer comme appartenant aux montagnes du Nord de la Syrie, le relief qui s'étend à l'Est de l'Oronte, entre Antioche et Alep, et qui porte le nom de Djebel-Khalaka; ce sont des montagnes calcaires, peu élevées et souvent isolées, — Au Sud du Nahrel-Kebir et jusqu’au Nahr-el-Litany (Leontes), se dressent les deux chaines parallèles du Liban,

par la haute vallée de Beka!, Cette vallée, arrosée par le Nahr-el-Litany, était appelée par les Anciens Célésyrie ou Syrie creuse; Balbek en occupe le point culminant, à 1,815 m.

Le Liban, long de 150 kilom. et large seulement de 25 ou 30, a des sommets arrondis en croupe comme ceux du Jura ; il se compose de monlagnes calcaires, rocheuses et sillonnées en tous sens par des gorges et des torrents. Généralement le Liban est peu boisé ; on n'y rencontre çà et là que quelques bouquets de pins, de genévriers et de chènes, mais il est couvert jusqu’en haut de riches pâturages. Son versant occidental est fertile, partout taillé en terrasses cultivées et plantées de müriers, d'oliviers, de vignes et d'arbres fruiliers, surtout dans le Liban maronite ou seplentrional. Les principaux sommets du Liban sont le Dhor-el-Khodib (3,106 m.), le Djebel-Makmel, sur lequel se trouvent les cèdres du Liban à 2,043 m., et le Djebcl-Arneto (2,860 m.). La partie du Liban inaronite comprise entre Beyrouth et Djebaïl s'appelle le Kesrouan. — L’Anti-Liban (Djebel-el-Wast ou Djebel-el-Schark) est moins

"Ou Dequàa,

à l'Ouest, et de l’Anti-Liban, à l'Est, séparées.

haut que le Liban ; son sommet le plus élevé est de 2,075 m.; son versant oriental est escarpé, mais fertile et cultivét, L’Anti-Liban finit, an

Sud, dans le massif du Grand-Hermon (Djebel.

el-Cheikh ou chef des montagnes), appelé aussi le Djebel-el-Teldj où montagne des neiges, à cause de la neige qui couvre quelquefois son sommet, élevé de 2,749 m. Cette haute montagne, vue de partout en Syrie, sert de guide aux caravanes. L'Anti-Liban s'abaisse à l'Est sur le grand plateau-désert de la Syrie qui, à Damas, est élevé de 731 m. Les deux chaînes du Liban et de l’Anti-Liban sont traversées par une bonne route carrossable, allant de Beyrouth à Damas. Deux nations habitent le Liban, les Maronites, au Nord, et les Druzes, au Sud, — Au Sud du Grand-Hermon, la chaine syrienne forme le plateau de la Palestine, haut de 800 à 1,000 m., calcaire ou basaltique, accidenté et nu, et qui se prolonge au Sud jusqu'au massif des montagnes de l'A rabie Pétrée. Le plateau de la Palestine à 125 kilomètres de long, 50 kilomètres «le largeur au Nord et 100 dans sa partie méridionale. On y remarque, au Nord-Ouest, une dépression assez étendue, la vallée d'Esdrelon, située entre le mont Thabor, à l'Est, et le mont Carmel, à l'Ouest; cette plaine, très-fertile, n'a que 150 m. d'altitude et sépare la Galilée de la Samarie. Le plateau de la Palestine est sillonné dans toute sa longueur, du Nord au Sud, par une profonde dépression, qui forme la vallée du Jourdain et le lit de la mer Morte; cette dernière est à 402 m. au-dessous du niveau de la Méditerranée. Au Sud de la mer Morte, la dépression, appelée l'Ouad-el-Arabah, se continue sans interruption, mais en se relevant cependant, jusqu’au golfe d’Akabah, qui semble en être le prolongement. Partout cette dépression, surtout sur les rives de la mer Morte, porte les traces irrécusables de l'action volcanique et esi souvent agitée par de violents tremhlements d:

terre. — Parmi les points les plus levés du plateau de la Palestine nous citerons : Jérusalem (822m.5) et la montagne des Oliviers (8861, Le mont Thabor ou Djebel-Tor 4 n'a que 569 m. — Le système des hauteurs de la Palestine se continue dans l'Arabie Pétrée et va finir

! Les deux versants stériles du Liban (à l'Est) et de l'Anti-Liban (à l'Ouest) se regardent, et entre eux esl la Célésyrie. ê

? Elle a été achevée en 1865.

3 822 est l'altitude donnée par Roth; suivant M. \ignes, l'altitude de Jérusalem est de 779 mètres.

“Les Arabes appellent aussi le Thabor Djehet- Nour, c'est-à-dire montagne de la lumiére.

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au mont Sinaï, qui est l'extrémité méridionale de la grande chaine que nous venons de dérire! ,

Le système des montagnes de la Syrie partage celte région en trois zones: à l'Ouest, entre la mer et les montagnes, une zone très-étroite de plaines basses, chaudes, malsaines et fertiles*; au centre, la haute terre, amas de montagnes et de plateaux ; à l'Est, le désert, immense plateau nu, aride et couvert de sables, aumilieu duquel on ‘rouve les oasis de Palmyre et de Damas, et le Haourân. — La Pulmyrène, située à 150 kilomètres à l'Est de l'Anti-Liban, n'est célèbre que par les ruines de Palmyre. — La plaine de Damas (El-Ghouta) forme un vaste et admirable jardin situé au milieu du désert, au pied de l’Anti-Liban et à 751 mètres audessus de l'Océan. Elle est arrosée par le Baradah qui descend de l'Anti-Liban et se jette dans un lac marécageux appelé Bahret-el-Atebeh. De nombreuses irrigations dérivées du Baradab, arrosent de belles prairies et de fertiles vergers5. — Le Haourân (Auranitis) est un plateau montueux et basaltique, haut de 1,500 à 14,800 m. et situé à 75 kilom. à l'Est du lac de Tibériade ; il est arrosé par de nombreux torrents qui forment, en se réunissant, le Yarmouk (Hieromax), affluent du Jourdain. Le Haourân produit du blé.

Rivières et lacs. — Les rivières qui arrosent la Syrie sont : l'Euphrate, qui sépare au Nord- Est la Syrie de la Mésopotamie ; — le Baradah, qui arrose la plaine de Damas ; — le Kouaïk, qui arrose Alep et se perd au Sud de celte ville dans des marais; — l'Oronte ou Nahrel-Assy (l'impétueux), qui prend sa source dans la Célésyrie, coule au Nord, passe à llems, Hamah, Famieh et Antioche; il traverse au-dessous d’Antioche une gorge resservée et pittoresque, formée par le mont Amanus et le mont Casius. L'Oronte reçoit l’Ifrin, qui vient du mont Amanus et traverse le lac Ak-Denis ; — le Nahr-el-Kebir (Eleutherus), le Nahr-el-Kelb ou fleuve du chien (Lycus) et le Nahr-el-Lilany (Leontes), qui descendent du Liban et se jettent, comme l’Oronte, dans la Méditerranée; — le Jourdain (Scheriat-el-

‘A l'exception de la hauteur du Djebel-Arneto, loutes les altitudes de la Syrie sont extraites des Mittheilungen (1865. p. 297-505).

? Ces plaines forment: la Phénicie, au pied du Liban, entre 55° et 35° lat.; — le pays des Philistins, au pied du plateau de la Palestine, entre 33° et 51°.

* Malgré l'état arriéré de la culture, cette terre féconde produit : blé, maïs, orge, chanvre, sésame, voton, garance, abricots, prunes, pêches, brugnons et poires,

Kebir), qui descend du Grand-Hermon et coule au Sud, en formant le lac Houle et le lac de Tibériade; -il se jette dans la mer Morte. Sa vallée (El-Ghor) est déserte, inculte, triste, sauvage, et ses rives laillées à pic, sont couvertes de roseaux et d'arbres qui forment d’impénétrables fourrés.

Les principaux lacs sont : la mer Morte, que les Arabes appellent la mer de Loth (Bahr- Lout); ses eaux contiennent de l’asphalte et beaucoup de bromures, et son niveau est à 402 m. au-dessous de la Méditerranée ! ; — le Lac de Genexareth ou de Tibériade, traversé par le Jourdain et dont le niveau est à 199 m. audessous de celui de la Méditerranée*; — le Bahret-el-Atebeh, grand lac marécageux à l'Est de Damas, dans lequel se jette le Baradah ; — le Kadés, au Sud-Ouest de Hems, formé par l'Oronte ; — le Sabeha, au Sua-Est d'Alep; — l'4k-Denis, au Nord d’Antioche, qui est traversé par l'Ifrin.

Climat. — Le climat de la Syrie est sec et brûlant dans les plaines situées à l'Est du Liban; il est très-chaud et malsain dans les plaines basses du littoral méditerranéen ; il est sain dans le Liban. Froide dans les parties supérieures de la chaîne, la température varie de + 10° à + 56° dans les vallées du Liban. Les tremblements de terre sont fréquents dans toute la Syrie.

Produclions minérales. — Les productions minérales de la Syrie sont peu nombreuses; l'asphalte, le fer (Kesrouan), la houille (près

. de Beyrouth) et le sel gemme sont les princi-

pales.

Productions végétales, cultures et bétail.— La Syrie se compose surtout de montagnes et de collines calcaires, arides et déboisées, et de quelques plaines non arrosées; partout l'aspect est celui de la désolation et de la misère ; l'agriculture est languissante, arriérée et peu productive. Les causes de cet état sont l’absence de sécurité, le despotisme des Turks, les ravages continuels des Bédouins du désert, les luttes entre les diverses races, le manque de routes et de débouchés, et les dévastations des sauterelles venant du désert, Mais lorsque, dans quelques vallées, le sol est arrosé ou par un ruisseau ou par des irrigations, il devient extrèmement fertile, Les principaux produits de la Syrie sont: le blé et l'orge, dont on oblient d’ahondantes récoltes, pres-

{ Suivant les mesurés dé M: Vignes, le niveau de la mer Morte est à 592 m. au-dessous du niveau de la Méditerranée.

? 189 mètres seuleutent, suivant M. Vignes.

que sans culture, dans le Haourän, la Célésyrie, dans les plaines maritimes de Sour et de Saïda, dans les champs de Saron (entre Jaffa et Ramlah) et dans la plaine d'Esdrelon ; — le inaïs, dans la Célésyrie ; — le dourah (Holcus sorghum), presque partout ; — la canne à sucre, à Saïda et à Beyrouth; — les olives, surtout dans la Palestine, où elles servent d'aliment ; — le coton (district de Jérusalein, plaines de Saint-Jean-d'Acre, de Saïda, de Naplouse et de Damas) ; — le sésame (plaines de Saint-Jean-d'Acre, d'Esdrelon et de Naplouse); — le tabac de Latakieh et d'Abou- Reha, qui est le meilleur de tout l'Orient ; — le raisin ; les vins du Liban, entre autres le vin d'or; — la garance et les truffes jaunes de Damas ; — la soie du Liban maronite! et des environs de Damas ; — le henné et les fruits ?.

Le bétail se compose de chameaux, de chevaux de race arabe, d'ânes et de mulets, de buffles et de bœufs peu nombreux, et surtout de chèvres à poils longs et fins, et de moutons à grosse queue ; les brebis de cette race sont bonnes laitières.

Provinces et villes. — La Syrie est divisée en quatre provinces ou pachaliks, qui sont ceux d'Alep, de Damas, de Beyrouth et de Jérusalem.

Pacuauix D'Auee. — Les villes principales sont : Alep ou Haleb (Beræa), grande ville commerçante de 80,000 à 400,000 hab., sur le Kouaïk ; c'est l'entrepôt du commerce du

nord de la Syrie, de la Mésopotamie et de l'I- :

rak-Arabi ; elle reçoit par Latakieh et Alexandrette les marchandises anglaises et françaises (tissus, quincaillerie, faïence, drogues et fer) et les produits coloniaux (cochenille, indigo, sucre, café et épices), et les expédie à dos de chameau en Arménie et à Mossoul. Alep exporte les laines, les soies et la noix de galle du Kourdistan, le sésame de la Syrie, de la Mésopotamie et de l’Irak-Arabi (pour Marseille), de la cire et du poil de chameau (pour l'Italie), et, en temps de cherté, des céréales pour Marseille. Alep renferme de nombreuses fabriques et teintureries pour le tissage et la teinture des étoffes de soie et de coton. — Aintab, ville de 20,000 hab., où l'on fabrique des lainages et des maroquins, — Antioche ou Antakieh (Antiochia), ville de 15,000 hab., sur l'Oronte. Elle a été dans l'Antiquité la

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1 Le Liban maronite renferme de nombreuses filatures françaises.

# Abricots et pêches de Damds, pistaches d'Alep, grenades de Tripoli, de Beyrouth et de Jaffa, figues, amandes, dattes de Gaza, bananes, citrons ct oranges de Jaffa, pastèques et melons,

capitale des Séleucides, mais elle est au.

jourd'hui très-déchue de son ancienne splendeur. Son port est à Suediah ou Suadetah, à l'embouchure de l'Oronte, où se trouvent les ruines de Séleucie-Piérée, — Alerandrette ou Iskanderoun, petite ville maritime et commerçante, sur le golfe de ce nom, où elle a un excellent mouillage. Près et au Nord d'Alexandrette, est situé Baïas, bourgade maritime qui occupe l'emplacement d'Issus. — Nexib, bourg près de l'Euphrate et sur la route de Bir à Alep, où les Turks furent battus en 1839 par les Égyptiens.

Pacuauix De Damas, — Les villes principales sont: Damas, Dimisch-al-Scham des Orientaux (Damascus), capitale de la Syrie, grande ville commercante de 150,000 hab., dont 120,000 Turks et Arabes fanatiques !, 20,000 chrétiens et 10,000 Juifs ; elle est située sur le Baradah, entourée de remparts flanqués de tours et défendue par une citadelle. On fabrique à Damas des étofies de soie très-belles * et recherchées dans tout le Levant, des étoffes de soie et coton, des tissus de coton pour vêtements, des étoffes pour tentures et meubles, des

crêpes de soie, des machelas#, des kéfiés5, des

châles, des tapis, des étofles de laine, de la passementerie, de la bijouterie, de la sellerie, des chaussures, du savon, du tabac, des objets en nacre de perle, des narghileh et des tuyaux de pipe, des confitures et des pâtes d’abricots, de l’eau de rose, de l'eau de fleur d'orange et des essences de rose et de jasmin. Damas renferme des tanneries, des mégisseries et des teintureriesé, mais on n’y fait plus d'armes”. Il se fait dans cette ville un commerce assez important avec Beyrouth, Alep et Bagdad; les produits de l'Europe et des coloniess y arrivent par Beyrouth pour être réexpédiés à Alep, à Bagdad et à la Mecque. Damas exporte, par Beyrouth, des laines, de la garance, des amandes amères d'abricots ponr la parfumerie, du sésame, des soieries, des fruits secs et des pâtes.

Damas est le rendez-vous, chaque année, de 40 :

à 50,000 pélerins musulmans venus de toute

1 Le massacre des chrétiens de Damas, en 1860, est uuedes trop nombreuses preuves de ce fanatisme féroce,

# Avec les soies du Liban.

3% Une partie de ces tissus se compose de soieries brochées d'or.

* Manteaux à manches en soie ou en laine.

# Foulardsen soie ou en coton, pour couvrir la tête.

® Damas teint en bleu des calicots anglais pour les Bédouins.

7 Les lames de sabres, dites de Damas, viennentdn Khorassan.

# Tissus de colon, indiennes, riches suicries de Lyon, Loiles, draps, sucre, etc.

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l'Asie ottomane, de la Perse et du Turkestan, pour aller en caravane à la Mecque, — Famieh (Apamea) et Hamah, sur l'Oronte. — lems (Emesa), également sur l'Oronte et peuplée de 25,000 hab. — Tadmor ou Palmyre, dans le désert de Syrie, au nœud des routes des caravanes de Damas, d'Alep, d'Orfa, de Vossoul et de Bagdad; il ne reste plus de l'ancienne capitale de Zénobie que des ruines magnifiques, au milieu desquelles se dressent les cabanes des 500 Arabes qui habitent encore Palmyre.

Pacuazix DE Bevnourir, — Les villes principales sont : Beyrouth (Berytus), importante ville maritime et commerçante, qui a une bonne rade sur la Méditerranée et renferme 50,000 hab, C'est l'entrepôt du commerce du Liban, de la Syrie septentrionale et de Damas ! avec l'Europe; il y a de nombreuses filatures de soie et des fabriques de soieries et de coffres renommés dans tout l'Orient. Les importations se composent de : tissus de coton et de laine, ex d'Orléans, soieries, sucre, café, quincaillerie, cuirs, machines et articles de Paris; les exportations consistent en : noix de galle (du Kourdistan), garance (de Damas), laines, coton, cocons, soies grèges et filées, On évalue le mouvement des affaires qui se font dans cette ville à 100 millions de francs. Beyrouth a été bombardé par les Anglais en 1840. — Zahleh, ville commerçante de 10,000 hab., sur la route de Beyrouth à Damas, — Latakieh (Laodicée), ville maritime de 6,000 hab.; elle exporte du tabac excellent et de belles éponges fines pèchées sur la côte 3.— Satdu (Sidon), petite ville maritime de 7,000 hab., avec un port ensablé. — Saint-Jean d'Acre, Akka des Arabes (Acco et Ptolémaïs), ville maritime et fortifiée, peuplée de 10,000 hab. Saint-Jean d'Acre exporte les blés du Havurän, Cette ville est célèbre dans l’histoire de la Syrie; elle a été prise par les Croisés en 1191, par les musulmans en 1291 ; elle a été assiégée inutilement par les Français en 1799 et prise par les Égyptiens en 1832. — Kaïpha, petite ville maritime avec un bon mouillage sur la baie de Saint- Jean d'Acre, — Sour (Tyr), petite ville maritime de 2,000 hab., avec un port ensablé. Tyr a été une ville très-importante dans l’Antiquité et pendant le Moyen Age ; elle fut prise en 1291, par les musulmans et dès lors ruinée.

‘ Beyrouth et Damas sont réunis par une bonne route, sur laquelle on a établi des services de diligences et de roulage.

? La pêche des éponges se fait sur la côte de Syrie, entre Latakieh et Djebail, petite ville située au Nord de Beyrouth.

— Tripoli, Tarabolous des Turks, ville maritime et commerçante de 15,000 hab; on y fabrique de bons savons; Tripoli exporte des savons, des éponges fines, du tabac et des oranges.

Les montagnes du pachalik de Beyrouth sont habitées par : les Ansarieh, au Nord du Nahrel-Kebir ; — les Maronites, nation chrétienne, dans le Liban septentrional, entre le Nahr-el- Kebir et le Nahr-el-Kelb ; leur patriarche réside à Kanoubin!, au S.-E. de Tripoli; la France protège les Maronites depuis saint Louis ; — les Druxes, sectaires musulmans et ennemis des Maronites*, dans le Liban méridionalet au Sud des Maronites ; leur émir réside à Detr-el-Kamar*, gros bourg au S.-E.

de Beyrouth; — les Metoualis, adorateurs d'Ali, à l'Est des Maronites, dans la vallée de Beka (Célésyrie), où l'on trouve Balbek, petite ville de 14,500 hab., bâtie sur l’emplacement d'Heliopolis, dont il reste des ruines magnifiques.

Le Liban a une organisation particulière depuis 4861, et forme une province à part, administrée par un gouverneur chrétien relevant directement de la Porte et résidant à Deir-el- Kamar ; le gouverneur est assisté de deux conseils composés des représentants des diverses nations et chargés de maintenir leurs droits et leur égalité devant les tribunaux et dans la répartition de l'impôt.

Pacnatik DE Jénusauem, — Ce pachalik renferme la Palestine, région très-fertile, mais aujourd’hui inculte et presque dépeuplée, que le Jourdain et la mer Morte divisent en deux parties, l'une à l'Ouest et l’autre à l'Est du fleuve. La région occidentale comprend d’abord une zone maritime, composée de deux grandes plaines basses, larges de 10 à 12 kilomètres er adossées au plateau de la Palestine ; ces plaines formaient jadis le pays des Philistinsé, au Nord, et le pays des Amalécites, au Sud. Les localités principales de la zone maritime sont : le monastère du mont Carmel, situé sur une montagne de 567 m. — Kaisarieh (Césarée), amas de ruines où fourmillent les serpents et les scorpions. — Jaffa ou Yaffa (Joppe), petite ville maritime de 4 à 5,000 hab.; c'est le débouché des produits de la Palestine et le

* De Canobium. Kanoubin est en effet un monastère.

* ILest honteux que l'Angleterre, par esprit d'opposition à la France, soutienne les Druzes, égorgeurs de chrétiens, par la seule raison que ces chrétiens sont les Maronites, alliés de la France.

3 Maison de la lune.

+ On appelle encore aujourd’hui cette contrée Phalastin; elle se compose de la plaine de Saron, an Nord, et de la plaine de Sephela, au Sud,

TÜR | GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE.

seul port de ce pays qui entretienne des relatiuns directes avec l'Europe. — Ascalon, en ruines et déserte. — Gaxa, petite ville de 2 à 3,000 habitants arabes et turks.

La partie du plateau comprise entre le Jour:

dain et la zone maritime renferme : la Galilée, au Nord, la Samarie, au centre, et la Judée, au Sud. Les principales localités de la Galilée sont : Tabariah ou Tibériade, petite ville située sur la rive occidentale du lac de Genezareth (mer de Galilée). — Hittir, au N.-0. de Tibériade, où Saladin battit, en 1187, Lusignan, roi de Jérusalem.— Safed, au N.-Q, du lac de Tibériade. — Nasserah ou Nazareth, petite ville de 2,000 hab.. la plupart chrétiens. C'est entre cette ville et le mont Thabor, situé à 4 kilomètres à l'Est, que les Turk: furent battus, en 1799, par les Français. — Kefr-Kenna (Cana), village au N.-E. de Nazaveth.— Bisan, village situé sur l'emplacement et au milieu des ruines de Bethsan ou Scythopolis.

La Galilée est séparée de la Samarie par la grande et fertile plaine d’Esdrelon ou de Jezreel ; quelques tribus arabes, attirées par la richesse des pâturages, s'y sont répandues et y vivent au milieu de leurs troupeaux et de quelques cultures. Les principales localités de la Samarie sont : Naplouse ou Sichem (Neapolis), ville de 10,000 habitants, juifs et turks. Au Sud de Naplouse est le mont Garizim, où les Samaritains avaient construit leur temple et où ils adorent toujours Jehovah !. — Subouste (Sebaste), petit village situé sur l’emplacement de l'ancienne Samarie, capitale des rois d'Israël , détruite par Salmanazar en 718.

Les principales localités de la Judée sont :

Jérusalem ?, grande ville entourée de hautes raurailles flanquées de tours et bâtie près du torrent de Cédron. Jérusalem, couverte de ruineset de débris, ne renferme plus que 20,000 hab., dont les trois quarts sont juifs ou mahométans ; le reste se compose de chrétiens de différents cultes. Jérusalem renferme dans son enceinte : l'église du Saint-Sépulcre , bâtie sur l'emplacement du Calvaire et dans laquelle se trouve le tombeau de Notre-Sei-

* ILexiste encore à Naplouse et à Jaffa quelques milliers de descendants des anciens Samaritains, qui ont conservé leur religion.

* Hicrosolyma des Romains; elle est appelée, en arabe El-Kods; en tuvk Koudsi-Chérif; en hébreu Kadouscha et Jeruschalaim.

3 Les 10,000 juifs de Jérusalem descendent en grande

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