‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 573 sur 630 · SH · texte numérisé non relu

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pides des Cèdres, du Coieau, des Gallops, entre Ningston et Montréal, et le sault Saint-Louis, un peu au-dessus de Montréal, entravent la navigation, mais on les évite actuellement par des canaux récemment construits. — Les alfluents du Saint-Laurent sont : à droite, la rivière Richelieu, le Saint-François, la rivière Chaudière ; à gauche, l'Ottawa, la rivière Saint- Maurice, le Montmorency et le Saguenay. Toutes ces rivières sont grandes, larges, profondes, navigables, et traversent des lacs étendus ; leurs vallées, très-pittoresques, sont partout couvertes d'épaisses forêts. — La riviére Richelieu sert d'écoulement aux lacs du Saint- Sacrement et Champlain. Cette longue vallée, une des plus belles et des plus riches du Canada, a été, au dix-huitième siècle, le théâtre de nombreux combats entre les Français et les Anglais. C'était à l'extrémité méridionale du lac Champlain qu'était situé le fort de Carillon (Ticondéroga), une des clefs du Canada, où le marquis de Montcalm battit les Anglais en 1758. Le Richelieu établit une importante ligne de navigation entre Montréal et New-York, au moyen de deux canaux : le canal Chambly (16 kilom.), établi pour éviter les rapides de Chambly (sur le Richelieu), et le canal Champlain, entre l’extrémilé méridionale du lac Champlain et Waterford, sur l'Hudson. — L'O1tawa ou Grand-river (rivière des Outaouais des Français) sort du lac Témiscamingue et forme le lac du Chat, le sault du Chat, le lac Chaudière, passe à Bytown ou Ottawa, et, près de son embouchure, forme le lac des Deux-Montaynes ; l'Ottawa se jette dans le Saint-Laurent en face de l'extrémité sud-ouest de l'ile de Montréal, après un cours de 600 kilom. Sa vallée, couverte de forêts, est un des principaux centres de l'exploitation des bois en Canada. Cette rivicre est navigable jusqu’au sault du Chat! et communique avec Kingston ct le lac Ontario, par le canal des Rideaux, entre Bytown et Kingston. — Le Montmorency est un petit cours d'eau qui se jette dans le Saint-Laurent à peu de distance au-dessous de Québec; près de son embouchure, il forme une cascade célèbre par sa beauté, haute de 75 m. et appelée le sault de Montmorency. — Le Saguenay traverse le lac Saint-Jean et finit à Tadoussac. C’est une grande rivière, bordée de hautes falaises, profonde de 150 m., et dont la vallée est entièrement boisée. Le Saguenay est navigable pendant 450 kilomètres aux plus grands bâtiments de mer.

‘ Au moyen de quelques canaux construits pour éviter les rapides.

Le Saint-John arrose le Nouveau-Brunswick, qu'il sépare en partie des États-Unis ; il passe à Fredericton et se jette dans la baie de Fundy.

Les quatorze rivières qui suivent arrosent la partie occidentale des États-Unis et descen-dent des monts Apalaches ; ce sont : le Penobscot, la principale rivière du Maine, qui à son embouchure dans la baie Penobscot. — Le Kennebec, autre rivière du Maine, qui sort du lac Moosehead et passe à Augusta. — Le Merrimac, qui arrose Concord dans le New- Hampshire. — Le Connecticut traverse les états de Massachusetts et de Connecticut, et passe à Hartford ; il se jette dans le détroit de Long-Island, formé par la côte du Connecticut et Long-Island. — L'Hudsoi arrose l'état de New-York, passe à Saratoga, Waterford, Troy, Albany, Hudson, West-Point, et finit à New- York. Il est joint par le canal Erié au lac Erié, et au Saint-Laurent par le canal Champlain et la rivière Richelieu. — La Delaware sépare la Pensylvanie des états de New-York et de New- Jersey; elle passe à Easton, Trenton, Philadelphie, et se jette dans la baie de la Delaware.— La Susquehannah arrose la Pensylvanie et Harrisburg, et finit dans la baie Chesapeake.— Le Patapsce traverse le Maryland et a son embouchure dans la baie Chesapeake, à Baltimore. — Le Potomac sépare le Maryland de la Virginie, passe à Washington, et se jette aussi dans la baie Chesapeake. C'est une belle rivière, navigable pour les plus grands bâtiments jusqu'à Washington. — Le Rappahannock arrose le Nord-Est de la Virginie et finit dans la bai. Chesapeake. — Le James traverse la Virghne et sa capitale Richmond. À son embouchure, dans la baie Chesapeake, se trouve’ Hampton, — Le Roanolie arrose la Virginie méridionale et la Caroline du Nord; il se jette dans la lagune Albemarle. — Le Santee est le principal fleuve de la Sud-Caroline. — Le Savannah sépare la Caroline du Sud et la Géorgie, et arrose Augusta et Savannah. — L’Alatamaha arrose la Géorgie ; il est formé par deux cours d'eau : l'Oakmulgee et l'Oconee; ce dernier passe par Milledgeville.

Le Saint-John traverse la Floride, — L'Appalachicola, qui arrose la partie Nord-Ousst de la Floride, est formé par la réunion de deux cours d’eau : le Chatahooche et le Flint, qui viennent de la Géorgie. — La Mobile, qui arrose l'Alabama, est aussi formée par la jonction de deux rivières : l’Alabama, qui passe à Montgomery, et le Tombeckbe, qui recoit le Tuscaloosa où Black-Warrior-river, sur lequel est situé Tusestoosa, La Mobile à son embou-

chure à Mobile, dans la baie du mème nom.

Le Mississipi!, le plus grand fleuve de i'Amérique septentrivnale, prend sa source dans une région élevée, marécageuse et couverte de petits lacs, située à l'Ouest du lac Supérieur et désignée sous le nom de Hauteurs de terre, Il arrose les États-Unis et coule du Nord au Sud, pendant 3,860 kilom., au milieu de prairies ou de forêts de pins ou de cyprès, et se jette dans le golfe du Mexique. Son bassin, borné à l'Ouest par les monts Rocheux, et à l'Est par les monts Apalaches, n'a pas de limites accentuées au Nord. La superficie de ce bassin est d'environ 5 millions et demi de kilomètres carrés. — L'Espagnol Ferdinand de Soto découvrit l'embouchure du Mississipi en 1541; les Français Jolyet et Marquette, partis de Québec, descendirent le fleuve jusqu'au confluent de l'Arkansas, en 1673; un autre Français, Cavelier de la Salle, le descendit tout entier en 1682 ; enfin l'Américain Schoolcraft découvrit ses sources en 1832.

Le Mississipi sort du lac Itasca ?, dont l'altitude est d'environ 500 m. C'est d’abord un petit cours d'eau de 4 m. de large, qui traverse les lacs Cass et Winibigoshish, reçoit les eaux des lacs Leech (sangsue) et Swan (cygne), traverse des prairies formées de riz sauvage, d'iris et de joncs, et forme, en descendant du p'ateau sur lequel il a coulé jusqu'ici, les rapi les de Peckagama et le sault Saint-Antoine; ès lors, il coule en plaine et est navigable jusqu'à ses embouchures. A peu de distance du sault Saint-Antoine, le Mississipi re- & çoit le Minnesota, ou rivière Saint-Pierre, et forme le lac Pépin.— Ses rives sont bordées de forêts de chènes, d’ormes et d'érables, auxquelles il arrache, pendant les crues, des ar- à bres qu'il charrie et qui rendent sa navigation quelquefois dangereuse. À Alton, il reçoit le Missouri et n’est plus dès lors qu’un immense courant d’eau chargée d'argile et boueuse; il passe ensuite à Saint-Louis et franchit, au village d'Herculanum et à Grand-Tower, de remarquables étranglements pratiqués entre de hautes falaises, où il semble avoir formé jadis une grande cataracte détruite par ses eaux; il reçoit l'Ohio à Cairo, ville d'une grande importance commerciale, — Le lit du Mississipi, dès lors tracé dans une large plaine d'alluvions, est encombré de grandes iles couvertes de saules : il est bordé de marécages, de lacs ou d'étangs, dans lesquels se déverse unel a

Missi sepe, le grand fleuve, et non pas le péredes eaux, ? Lac de la Biche des Français.

grande partie d se prolongent ju truit peu à peu plantations de Les rives du fleu mées à droite, de de hautes falaise Mississipi passe chez, Bâton -Rou velle-Orléans.— du Red-river (ri Biton-Rouge, qu sissipi. Le fleuva bras ou bayous #, radeaux {rafls) f courant y à amo de crocodiles, de de grenouilles 4 delta, formé p est bas, maréca( marais tourbeux ( principaux foye les plus considé l'Atchafalaya, le lafourche et la de Mississipi, et ç coule au milieu tié submergée, e les dépôts du fle obstruée par un dangereuse par 1 boues qui s’y for

Depuis Bàtonde levées ou d destinées à enca dépôt des boues ses eaux, à élevé nes basses, au n cours. — Le M de largeur, depi qu'au confluent confluent du Mis 2,200 m. au cc au confluent de Orléans. — Jus

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grande partie de ses eaux, et de forêts! qui se prolongent jusqu'à Natchez, mais qu'on détruit peu à peu pour faire place aux grandes plantations de coton? et de canne à sucre 5.

Les rives du fleuve, plates à gauche, sont formées à droite, depuis l'Ohio jusqu'’a:: delta, par de hautes falaises (Bluffs). — Après Cairo, le Mississipi passe à Memphis, Wicksburg, Natchez, Bâton-Rouge, Donaldsonville et la Nouvelle-Orléans.— C'est au-dessous du confluent du Red-river (rivière Rouge), entre Natchez et Biton-Rouge, que commence le delta du Mississipi. Le fleuve s’y divise en une infinité de bras ou bayous #, encombrés en partie par les radeaux (rafls) formés par les arbres que le courant y a amoncelés; ces bayous fourmillent de crocodiles, de serpents d'eau, de crapauds, de grenouilles et de maringouins. Le sol du delta, formé par les alluvions du fleuve, est bas, marécageux, couvert de lacs5 et de marais tourbeux 6, et très-malsain; c’est un des principaux foyers de la fièvre jaune. Les bras les plus considérables du Mississipi sont :

l'Atchafalaya, le bayou Plaquemine, le bayou lafourehe et la branche qui conserve le nom de Mississipi, et qui est la seule navigable; elle coule au milieu d’une presque de vase à moitié submergée, et qui s'accroît sans cesse par les dépôts du fleuve 7; son embouchure est obstruée par une barre renduc encore plus dangereuse par les Mud-Lumps ou volcans de boueS qui s’y forment soudainement.

Depuis Bâton-Rouge, le Mississipi est bordé de levées ou digues de terre, de 2 à 3 m., destinées à encaisser le lit du fleuve, que le dépôt des boues et des sables, qu’il roule dans ses eaux, a élevé au-dessus du niveau des plaines basses, au milieu desquelles il achève son cours. — Le Mississipi a de 300 à 900 m.

de largeur, depuis le sault Saint-Antoine jusqu'au confluent de l'Illinois; 2,500 m. au confluent du Missouri; 1,450 m. à Saint-Louis; 2,200 m. au confluent de l'Ohio; 1,500 m.

au confluent de l’Arkansas et à la Nouvelle- Orléans. — Jusqu'au confluent du Missouri,

* Composées de chènes, de platanes, de sycomores, de peupliers, de catalpas et de saules,

# États de Tennessee, d'Arkansas et de Mississipi.

5 Louisiane.

* Du mot français baie.

5 Dont le plus grand est le lac Pontchartrain.

® Appelés prairies tremblantes.

T On évalue à 80 ou 100 mètres l'accroissement annuel du delta du Mississipi.

* Les Mud-Lumps sont semblables aux Volcanitos de Turbaco, dans la Nouvelle-Grenade.

° La plus grande partie de la Nouvelle-Orléans est plus basse que le lit du Mississipi et n'est préservée de la destruction que par une levée,

le lit du Mississipi est peu profond et embarrassé de bancs de sable. Sa profondeur est de 45 à 20 m. au confluent de l'Ohio, et de 25 à 60 m. dans sa partie inférieure ; mais ses embouchures sont encombrées de vases, et la principale n'a que 5 à 6 mètres d'eau. — Le Mississipi est sujet à des crues régulières, causées par les pluies d'automne et par le débordement de ses grands affluents

de l'Ouest. Il commence à croître dans le

mois de janvier et continue à grossir jusqu'au

mois de mai; il reste stationnaire pendant le

mois de juin et une grande partie de juillet,

puis il commence à diminuer jusqu'en sep-

tembre et octobre, époque à laquelle il est au

niveau le plus bas. La différence entre le ni-

veau des hautes eaux et celui des basses eaux,

à Natchez, est de 15 mètres.

Les principaux affluents du Mississipi sont :

à droite, le Minnesota ou rivière Saint-Pierre,

le Jowa, la rivière des Moines ou Keosagua, le

Missouri, l'Arkansas, la rivière Rouge (Red-ri-

“r); à gauche, le Wisconsin, l'Ilinois e!

l'Ohio.

Le Missouri, laplus grande rivière de l'Amé-

rique septentrionale après le Mississipi, est

formé par la jonction de trois cours d’eau ou

fourches ! qui descendent des monts Rocheux :

le Jefferson, le Madison et le Gallatin. À 100 kilomètres au-dessous de cette jonction, le Missouri, qui à coulé jusqu'ici dans une gorge étroite et profonde, au milieu des montagnes, sort du massif des monts Rocheux par un défilé appelé la Porte des montagnes (Gate of the mountains), long de 4 kilom., large de 300 m. et pratiqué entre deux escarpements de 400 m. de hauteur. À environ S0 kilom. au-dessous dela Porte des montagnes, se trouvent lesgrandes chutes du Missouri, où la rivière descend de 410 m. pendant une distance de 29 kilom., en formant trois chutes assez élevées et une suite de rapides. Après son confluent avec le Yellowstone, le‘Missouri traverse les Mauvaises- Terres, arrosées aussi par le Petit-Missouri et la rivière Blanche, deux de ses affluents de droite. Les Mauvaises-Terres sont un pays aride, déprimé, ou se dressent des milliers de rocs argilo-calcaires, abrupts et de toutes formes, taillés en tours, en colonnes, crénelés, dentelés et déchiquetés de mille façons par les eaux et la neige ?. Le sol des Mauvaises-Terres est partout jonché des débris fossiles de toute uneancienne faune, composée d'espèces particulières

# On appelle fourches (forks) les branches ou cours d'eau qui forment une rivière, 2 Voy. le Toun nu Moxne, 1804, 1.1, p. 49.

de pachydermes! et de tortues; actuellement c'est un repaire de serpents à sonnettes. — Au-dessous des Mauvaises-Terres, le Missouri rouledes eaux bourbeuses, chargées de chaux et d'argile. Jusqu'alors iln'a arrosé que des régions désertes; un peu avant le confluent de la Nébraska, il passe à Omaha-City, puis à Saint- Joseph, Indépendance, Jefferson, et il finit à Alton, après un cours de 5,700 kilom., dont 3,200 navigables jusqu'au fort Benton, près des Grandes-Chutes, — En général, le Missouri est hordé de forèts de ehônes et de peupliers oude massifs de cotonniers; il charrie, comme le Mississipi, des masses d'arbres qu'il arrache à ses rives et qui déterminent des naufrages fréquents. — Des bateaux à vapeur remontent le Missouri jusqu'au fort Benton; c'est une des routes suivies pour se rendre dans le territoire de Washington et dans la Colombie anglaise.

— Le Missouri ne reçoit d'affluents considérables que sur sa rive droite; les trois principaux sont : le Yellowstone (la pierre jaune) ; la Platte ou Nébraska (rivièredu Cerf), formée par deux fourches, la Nord-Platte et la Sud- Platte; le Kansas, formé par la Républicaine et le Smoky-hill. Ces diverses rivières descendent des monts Rocheux et arrosent, comme le Missouri, les grandes prairies de l'Ouest. C'est la vallée de la Nébraska et de la Nord- Platte que l'on suit pour se rendre de Saint- Louis en Californie, par Jefferson, Indépendance et la passe du Sud.

L'Ohio (la Belle-Rivière des anciens colons français) est le principal affluent du Mississipi, sur sa rive gauche. Il est formé par deux cours d'eau qui descendent des Apalaches : l'Alleghany et la Monongahela, qui se réunissent à Pittsburg. L'Ohio coule en général du Nord-Est au Sud-Ouest, dans une large et fertile vallée, hordéede collines boisées et couverte de champs cultivés, d'arbres fruitiers, de villes et de villages ; il passe à Cincinnati, Louisville, où il forme des rapides que l'on évite par deux canaux, et il va finir à Cairo. Il à 1,500 kilom. de longueur

sur une largeur de 00 à 1,500 m, Son cours est très-irrégulier et son volume d'eau change

sans cesse. $es coues sont terribles ; elles élèvent son niveau de 20 m. à Cincinnati. La vallée supé

rieure et inférieure de l'Ohio renferme les gi-

sement houillers les plus riches, — 1 a de nombreux affluents : le IVabash, à droite; à

Les autres fleuves tributaires du golfe du Mexique sont : la Sabine, la Trinitad, le Bra- 40, le Colorado!, sur lequel est Austin, et le Nueces, qui arrosent le Texas. — Le Rio Grande del Norte prend sa source dans l'état de Colorado et sort dela nartie des monts Rocheux, qui donne aussi naissance à la Platte et à l'Arkansas; il coule du Nord au Sud et traverse le Nouveau-Mexique, où il passe près de Santa-Fe: puisil sépare les États-Unis (Texas) du Mexique. Son cours, embarrassé d'écueils, a une lon.

gueur de 2,500 kilomètres.

Le Rapido, qui passe à Victoria, le T'ampico, qui a son embouchure à Tampico, le Goatacoalcos, qui traverse l'isthme de Téhuantépee, et le Tabasco, arrosent le Mexique.

Le Rio San-Juan, sort du lac de Nicaragua et se jette dans la mer des Antilles, à San-Juan de Nicaragua.

Versant du Grand océan.

Les principaux fleuves de la Nord-Amérique qui se jettent dans le Grand océan sont :

Le Yukon,

Le Kuskokvine,

Le Stekeen,

Le Simpson,

Le Fraser,

L'Orégon ou la Columbia,

Le Sacramento,

Le San-Joaquin,

Le Grand-Colorado de l'Ouest, Le San-lago.

Le Yukon et le Kuskokvine arrosent l'Amé.

rique russe et se jettent dans la mer de Behring.

Dans son cours inférieur, le Yukon s'appelle le

Kwichpak.

Le Stekeen arrose leterritoire anglais auquel il donne son nom, et le Simpson sépare ce territoire de la Colombie anglaise, — Le Fraser descénd des monts Rocheux ; il traverse du Nord au Sud la Colombie anglaise, se fraye un passage à travers la chaîne de la Cascade, passe ensuite à Langleyet à New-Westminster et se jette dans le golfe de Géorgie. Il reçoit plusieurs affluents, parmi lesquels on citera le Lilluet et le Thompson, qui lui amènent les eaux des nombreux lacs de la région, dont le plus important est le lac du Caribou, situé

au centre d’un pays richeen mines d'or.

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Le San-lago où il sert d'écou jette dans le Gr

gauche : le Kentucky, qui passe à Frankfort; Le Gumberland, qui arrose Nashville, et le Ternessee : ces trois cours d'eau descendent aussi des Apalaches.

‘Les Mexicains et les Indiens du Texas el du Nottveau-Mexique ont l'habitude, dit l'abbé Domenech, d'appeler Ria Colorado toutes les rivières dont les eaux sont d'un jaune ronge. En effet, colorado, en espagnol, veut dire rouge.

‘ Des genres palivothecinm, arehiotherinm, oreadon, rhinoceros et hiracotherinim,

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à golfe du d, le Brastin, et le 10 Grande lat de Co- Rocheux, et à l'Arraverse le Santa-Fe:

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des monts Rocheux, coule du Nord au Ki: 1, dans sa pitieinférieure, de l'Est à l'Oussi, entre le ter. ritoire de Washington et l'état d'Urégon. Vers son embouchure il arrose Portland, le fort Vancuver et, à son embouchure, Astoria. L'Orégon reçoit plusieurs grands affluents : le Clark, le Lewis ou le Snake (serpent), qui forme une gigantesque cataracte, et le Wallumatte, qui passe à Salem, — L'Orégon est un beau fleuve, large et rapide, dont la vallée est très-fertile et dont lesrives sont bordées de pins magnitiques.

Le Sacramento et le San-Joaquin arrosent la Californie et se jettent dans la baie de San- Francisco, Le premier coule du Nord au Sud en passant à Sacramento-City; le second coule du Sud au Nord en passant par Stockton. Les allées de ces deux rivières et celles de leurs affluents, qui descendent de la Sierra Nevada, sont célèbres par la richesse de leurs placers ou alluvions aurifôres.

Le Grand-Coloralo de l'Ouest porte d'abord lenom de Green-river ; il prend sa source dans les monts Rocheux, au pic de Frémont. Le Green-river (rivière verte) traverse du Nord au Sud l'Utah oriental, où il recoit le Grandriver; puis il entré dans l’Arizona, où il prend le nom de Rio Colorado et coule de l'Est à l'Ouest au milieu d'un pays montueux dont il sort par une gorge (cañon) de 35 kilom., étroite ethordée d’escarpements de 2 à 400 m. d'élévation. Au-dessous et près de cette gorge, le Rio Colorado reçoit le Virjen, qui arrose un pays volcanique, désert, aride et âpre. Dès lors, le Colorado coule du Nord au Sud, sé parant l'Arizona de la Californie, et il devient navigable ; mais il traverse un désert de sable, coupé çà et là de collines volcaniques, et son litest obstrué par des bancs de sable changeant sans cesse de forme et de place. Après le confluent dy Gila, le Colorado coule dans une plaine marécageuse ; sa largeur y est de 1,000 à 2,000 m. et sa profondeur de 4 à 2 m. seulement. 11 se jette dans le golfe de Californie après un cours de 4,600 kilomètres, dont 500 navigables. Les derniers kilomètres de son cours appartiennent au Mexique.

La vallée du Rio Gila, le principal affluent du Colorado, est très-fertile ; cette rivière arrose l'Arizona.

Le San-lago traverse le plateau d'Anahuac, où} il sert d'écoulement au lac Chapala ; il se jelte dans le Grand océan, à San-Blas.

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