‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 578 sur 630 · VICARIATS ET PRÉPECTURES APOSTOLIQUES · texte numérisé non relu

VICARIATS ET PRÉPECTURES APOSTOLIQUES

Colonies françaises : Saint-Pierre et Miquelou (Préfecture apostolique).

États-Unis : Floride (vicariat apostolique), Nébraska et territoire Indien (vicariat apostolique);

Mexique : La Sonora (vicariat apostolique).

Préfecture apostolique du pôle arctique,

GÉOGRAPHIE PARTICULIÈRE

8 1. Amérique russe,

Bornes el superficie. —Le territoire russe en Artrique est borné: au N., par l'océan Glacjal arctique ; à l’E., par la Nouvelle-Bretagne jusqu'au détroit de Dixon ; au S., par le Grand océan ; et à l'O., par la mer et le détroit de Behring. La superficie de cette région est de 1,353,115 kilomètres carrés.

Rivières, montagnes et aspect. — Les principales rivières sont : le Colville, affluent de l'océan Glacial ; le Yukon ou Kwichpak et le Kuskovine, affluents de la mer de Behring ; l’Aina-Kupfer, affluent du Grand océan. — L'Amérique russe est en général un pays peu connu, dans lequel se termine la haute terre des monts Rocheux; elle est couverte de montagnes de 500 à 1,000 m., nues et couronnées de glaces; il n'y a dans les vallées qu'une végétation rabougrie, où dominent l’aulne, le bouleau, le pin et le boursault (sorte de saule), qui forment, suivant l'altitude et la latitude, des arbres ou des buissons. — Le mont Saint-Elie et le mont Fairweather (montagne du beau temps) sont les plus hautes montagnes de l'Amérique russe.

Littoral, îles et climat. — Le littoral de l'océan Glacial est bas, plat et souvent marécageux; les côtes de la mer de Behring et du Grand océan sont au contraire hautes, rocheuses

et découpées. Le cap du Prince-de-Galles, la baie Norton, la baie Kwitchak et la presqu'ile Alaska, longue de 700 kilom. et couverte de volcans, sont les principaux accidents du littoral de la Russie américaine, avec de nombreuses Îles, qui sont : à l'Ouest, les tles Aléoutiennes, montueuses et volcaniques, situées à l'Ouest de la presqu'ile A.18ka, dont elles semblent être le prolongement, et qui forment la limite méridionale de la mer de Bebring; l'ile Kadiak, séparée de la presqu'ile Alaska par le détroit de Chélékof; au Sud-Est, l'archipel George III, auquel appartiennent l'île Sitka et l'ile du Prince-de-Galles, qui sont les parties les plus méridionales des possessions russes en Amérique. Les les Aléoutiennes, au nombre de 60, sont toutes couvertes de montagnes nues et volcaniques. Les principales sont : Oumnak, Ounalaska et Ounimak; elles forment une chaine, disposée en arc de cercle et située entre la presqu'ile Alaska et le Kamtchatka; elles ont été conquises par les Russes, de 1750 à 1790 ; depuis lors, les guerres, les massacres, les transportations et un dur esclavage ont presque entièrement dépeuplé cet archipel, qui ne compte plus aujourd’hui que 4,600 hab.!, à moitié convertis au christianisme gréco-russe. Les Aléoutes, semblables aux Yakoutes et aux Eskimaux, ont le type mongol et sont bien probablement originaires d'Asie. Le climat desiles Aléoutiennes est froid et surtout humide; des baies sauyages (mûres, framboises), quelques aulnes et des saules nains {orment le fond de la végétation de l'archipel, dont la faune se compose de loutres de mer, de castors, derenards et d'ours marins, dont les peaux forment le principal objet du commerce de cesiles. — L'ile Kadiak ou kodiak est montueuse et couverte de forêts de pins ou d'herbages; le climat est relativement tempéré et trés-pluvieux. Les Russes y ont un établissement appelé Saint-Paul. — L'ile Sitka renferme sur sa côte occidentale, par 57° 3' lat., le ch.-lieu des possessions russes, la Nouvelle- Arkhangel, petite ville de 1,000 hab., où se trouvent les magasins de la compagnie russe des pelleteries. L'ile Sitka est couverte de montagnes arides, de marais et de quelques bois de pins et de cèdres. Le thermomètre n'y varie guère que de + 2° à + 15°; il n'y a que quelques jours de gelée chaque hiver, mais l'été n'est pas assez chaud pour que les céréales, l'orge excepté, puissent y mürir. Il y pleut presque continuellement.

Productions. Les possessions de la Russie

1 Dont 1,900 sont des métis russo-aléoutes.

dans l'Amériqueseptentrionale n'ont d'importance que pour le commerce des fourrures!

et la pêche des plioques *.— La faune de cette région comprend, indépendamment des animaux à fourrures: les rennes, que les indigènes chassent au lieu de les élever, beaucoup d'oi. seaux (oies et canards sauvages, grues et coqs de bruyère) et surtout beaucoup de poissons (saumons, esturgeons, siroks, sorte de truite, lamproies, lottes, brochets), qui forment, avec la graisse des lions marins, la principale nourriture des habitants, — Les chiens sont nombreux et servent aux transports, — Les parties les moins froides de la Russie américaine produisent des baies sauvages, des bruyères (bruyère à fruits noirs) et des airelles (A. rouge), qui donnent des fruits comestibles, ainsi que la morochka (Rubus chamærorus); un autre aliment assez abondant est fourni par une racine appelée le liaghate. Kodiak produit de l'orge, du blé noir et des pommes de terre.

Population. On évalue à environ 54,000 liabitants la population de la Russie américaine, dont 40 à 12,000 dans la colonie russe, parmi lesquels on compte 800 Européens®, 2 à 3,000 métis issus du mélange des Russes et des femmes indiennes, et environ 7,000 Aléoutes et autres Indiens. On compte sur le continent 42,000 Indiens encore indépendants de la Russie et divisésen un grand nombre de petites tribus;elles appartiennent principalement à deux nations, celle des Goloutchs ou Koloches (Kulioughi), au Sud-Est, païens et ennemis des Russes, et celle des Tchouktchis, établie sur le rivage du détroit de Behring et dont une partie est venue se fixer en Sibérie.

$ 2. Terres arctiques.

(Arctic Regions.)

Les Terres arctiques sont situées au Nord du continent américain, entre 68° 4 et 77°4 lat. Nord; la partie Nord-Est s'étend même jusqu'à 83°. Elles forment un archipel composé d'îles nombreuses, glacées, désertes et généralement de grande étendue. L'archipel Polaire à 1,000

‘ Les fourrures de loutre de mer, de loutre, de martre, de castor, de zibeline, de renard noir, de renard bleu, d'ours, de rat musqué et de lynx sont les plus précieuses, 4

2 Les phoques fournissent aussi une fourrure recher-

.chée; les dents du walrus ou cheval de mer donnent

un ivoir: trés-estimé des ivoiriers chinois, .

3 Sans compter les nombreux prisonniers politiques relégués à l'intérieur du continent et employés à l'exploitation des mines de plomb, de cuivre et de houille, qui donnent d'excellents produits.

kilomètres du No l'Ouest. Les iles q

{e Au Nord-Ou les iles du Princel'ile Melville est

r le détroit de Bi le détroit de Bya g#parée de la Ter penny et le canal d le canal de Welling Galles et du Nord row. Une partie de le nom de presqu'i

ge Au Nord-Est, le canal Beicher d chipel Victoria; troits de Lancastrel Terre de Cockburn, qui le sépare du terre située au N le littoral, séparé d

Smith. et de Kenne Lincoln, Terre Elle sur cette dernière Parry, par 8% et !

3° Au Sud-Ouest

Sud-Ouest des îles dont elle est séparée la mer appelée le be

l'ileMelville, la Ter:

Albert et la Terre d

méridionale de la T!

Baring. — Une gr.

par le bassin de Mel

lies portent les nom au Nord-Ouest, Te:

et TerreVictoria, a

Albert est séparée,

par le détroit du Pi

lston est séparée détroit Dolphin et nation; la Terre nent américain pa Terre du roi-üuil & Au Sud, la:

Nord-Ouest de la baignée au Nord | est séparée, à l'Est troit de Peel; au :

thia par le détroi de la Terre Victor

La Terre du roi-Gu

au Sud-Ouest de 1

la Terre. Victoria ]

tinent américain ] la presqu'île Boo

Ross. — Le Nord

qu'ile Boothia, d

de Bellot. Le No

Terre du Prince-

du Nord-Devon p

Terre Cockburn Régent,

'imporrrures !

de cette es anidigènes up d'oiet coqs oissons truite, nt, avec ncipale ns sont — Les } amé- 5, des des ai-

its co-

us cha-

ondant

ghate,

et des

O0 liaicaine, parmi | 3,000 s femtes et itinent a Ruses (rià deux s (Kus des ie sur t une

d du lat.

squ'à ‘iles ent

kilomètres du Nord au Sud et 1,800 de l'Est à l'Ouest. Les iles qui le composent sont :

1° Au Nord-Ouest, les {les Perry, comprenant les iles du Prince-Patrick, Melville et Cornwallis, l'ile Melville est séparée de la Terre de Banks per le détroit de Banks, et de l'ile Cornwallis par le détroit de Byam-Martin. L'ile Cornwallis est siparée de la Terre Grinnell par le détroit de Penny et le canal de la Reine; du Nord-Devon par le canal de Wellington ; de la Terre du Prince-de- Galles et du Nord-Somerset por le détroit de Barrow. Une partie de l'ile Cornwailis, au Sud, porte le nom de presqu'ile Bathurst,

% Au Nord-Est, la Terre Grinnell, séparée par le canal Beicher du Nord-Cornouailles et de l'archipel Victoria; — le Nord-Devon, entre les détroits de Lancastre, au Sud, qui le sépare de la Terre de Cockburn, et le détroit de Jones, au Nord, qui le sépare du Nord-lincoin ; — une grande terre située au Nord du détroit de Jones, dont le littoral, séparé du Grœænland par les détroits de $mith-et de Kennedy, porte les noms de Nordlincoln, Terre Ellesmere et Terre Grinnell ;c'est sur cette dernière terre que se trouve le mont Parry, par 82 et À latitude,

3° Au Sud-Ouest, la Terre de Banks, située au Sud-Ouest des îles Melville et du Prince-Patrick, dont elle est séparée par le détroit de Banks et par la mer appelée le bassin de Melville, compris entre l'ileMelville, la Terrede Banks, la Terre du Prince- Albert et la Terre du Prince-de-Galles. La partie méridionale de la Terre de Banks s'appelle Terre Bering. — Une grande terre baignée au Nord par le bassin de Melville, et dont les diverses parties portent les noms de : Terre du Prince-Albert, au Nord-Ouest, Terre Wollaston, au Sud-Ouest, et TerreVictoria, au Sud-Est. La Terre du Prince- Albert est séparée, à l'Ouest, de la Terre de Banks par le détroit du Prince-de-Galles; la Terre Wollston est séparée du continent américain par le détroit Dolphin et Union et par le golfe Coronation; la Terre Victoria est séparée du continent américain par le détroit de Dease, et de la Terre du roi-buillaume par le détroit Victoria.

4 Au Sud, la Terre du Prince-de-Galles, au Nord-Ouest de la presqu'ile Boothia; elle est haignée au Nord par le détroit de Barrow; elle est séparée, à l'Est, du Nord-Somerset par le détroit de Peel; au Sud-Ést, de la presqu'ile Boothia par le détroit de Franklin; au Sud-Ouest, de la Terre Victoria par le canal Mac-Ulintock.— La Terre du roi-Guillaume (King's William Land), au Sud-Ouest de la presqu'île Boothia, sépuréede la Terre Victoria par le détroit Victoria, du continent américain par le détruit de Simpson, et de la presqu'île Boothia par le détroit de James Ross, — Le Nord-Somerset, au Nord de la presqu'ile Boothia, dont il est séparé par le détroit de Bellot. Le Nord-Somerset est séparé de la Terre du Prince-de-Galles par le détroit de Peel, du Nord-Devon par le détroit de Barrow et dela Terre Cockburn par l'entrée (énlet) du Prince- Régent,

be Au Sud-Est, un ensemble de terres mal connues, qui portent les noms de: Terre Cockburn, au Sud du détroit de Lancastre, de Terre du Prince- Guillaume, de Nord-Galloway, de Nord-Ayr et d'ile Cumberland. Ce groupe de terres est entouré par le détroit de Lancastre, au Nord, par le détroit du Prince-Régent, le golfe Boothia, le détroit Fury-et-Hécla, le canal de Fox, à l'Ouest; le détroit d'Hudson, au Sud, et le détroit de Davis et la mer de Baftin, à l'Est,

Le climat de ces ilés estextrêmement froid ; pendant l'hiver, le thermomètre descend ordinairement de -— 95° à — 40, et souvent il marque — 55° et 56°. Sous le 70° parallèle, la nuit est de 60 jours; elle est de 127 jours au 80°. Ces déserts de glace et de neige sont, pendant l'hiver, le théâtre d’ouragans de neige d'une effroyable violence et de phénomènes météorologiques de toutes sortes : mirage, aurores boréales, haios, parhélies, anthélies, paranthélies et parasélènes. Le jour et la chaleur reviennent en été; mais l'été est court et quelquefois mème sans chaleur. Quand l’été est froid, rien ne dégèle; la mer reste, comme la terre, couverte de glace et de neige; quand l'été est chaud, la glace fond et se brise, mais la débacle rend la mer impraticable. Cépendant avec l'été reparait quelque verdure (des mousses, quelques herbes gazonnantes), et les animaux*, qui ont émigré au Sud, pour aller passer l'hiver dans des régions un peu moins froides, reviennent dans l’extrème Nord. Ce retour des animaux semble indiquer qu'au delà. des 78° et 80° parallèles, le climat est moins rude qu'entre les 68° et 18° parallèles. S'il en était autrement, les bandes innombrables d'oiseaux qui vont pondre leurs œufs au delà du 80° parallèle, n'iraient pas dans un climat plus froid que celui d'où ils viennent. On sait, de plus, qu'à Nord de l'ile Melville, de la Sibérie et du détroit de Kennedy, il existe une mer polaire libre de glaces et dont il est probable que les rivages doivent être plus tempérés.

(à et là, quelques tribus d'Eskimaux, composées d’un très-petit nombre d'individus, er-rent dans les parties méridionales de ces solitudes, le long des côtes, vivant, eux et leurs

* Par exemple, en 1852, dans la Terre de Banks, au 15 août, le thérmométre ne marquait que — 15°, et le ciel était nébuleux comme en hiver.

® Ces animaux sont : le renne, le bœuf musqué, le lièvre, les renards, le loup, l'ours, et parmi les oiseaux, les oies et canards sauvages, l'eider, la mouette, le pluvier et le chevalier. Le ptarmigan, au lieu d'émigrer, s'enfouit sous la neige au commencement del'hiver et y reste, à demi endormi, jusqu'au retour de la saison chaude, ?

chiens, de la chasse et de la pêche, et le plus souvent lutiant contre des famines meurtrière:

$5. érwnland!,

Situation et étendue. — Le Grœnland est une immense terre montueuse dont les bornes au Nord sont inconnues. Il est baigné, à l'E., par l'océan Glacial et l'océan Atlantique boré); à l'O., par le détroit de Davis, la mer de Baitin, et par les détroits de Smith et de Kennedy. La forme du Grœænland est celle d'un grand triangle dont le sommet est, au Sud, au cap Farewell ou cap des Adieux, cône immense et couronné de neiges, dont la navigation est très-dangereuse. La longueur du Grœnland, entre le cap Farewell et le détroit de Kennedy, est de 2,800 kilomètres ; sa superficie est évaluée à 1 million de kilomètres carrés.

Littoral. — Les côtes orientales ont été reconnues, sauf quelques intervalles, jusqu'au 80° parallèle; elles sont inhabitées et rarement visitées. Les côtes occidentales, reconnues jusqu'au détroit de Kennedy, sont découpées par des fiords, c'est-à-dire par des golfes longs, étroits et bordés de hautes falaises. Les fiords méridionaux, entourés de montagnes qui protègent leurs rivages contre les vents, ont un climat moins rude; c'est là que se rassemble la population et que se trouvent les plantes qui forment la flore de la région. Les fiords septentrionaux servent au contraire de débouché aux glaciers. — Le sol de cette grande terre est partout bouleversé et sans cesse tourmenté par l'action volcanique. Le littoral du Grænland, qui s’est exhaussé autrelois, paraît s'affaisser actuellement.

Neiges, glaciers et climat. — Tout le Grœnland, depuis le cap Farewell jusqu'au 80° parallèie, forme un plateau montueux, haut de 1700 rc. et couvert partout d'une couche de neige permanente (névé), augmentée sans cesse par les neiges de chaque hiver, et dont la masse a comblé depuis longtemps les vallées et enseveli les montagnes, excepté quelques sommets très-élevés. L'épaisseur de cette couche de neige est inconnue, mais elle constitue assurément la plus grande masse d’eau congelée qui existe sur le globe. Le névé s’avance, à l'Est, iré:.-, *s de la mer, dont il n’est séparé que par une ‘. ‘de de terre libre, très-étroite;

me mt AMIS varmaemmmrss

# Terre verie. — Ü'iæ «x principales sirces de la géographis au Groniant est la relation ‘u vuyage de la corvettz ie Reine 4 oriense.

à l'Ouest, la bande de terre libre est plus large eta de 50 à 60 kilomètres. — Les sommets des montagnes qui bordent la côte occidentale ont de 500 à 1,200 m. de hauteur et sont couverts

de glaciers à partir du 64* paralléle, Les gla- À ciers descendent, sur le flanc des montagnes,

jusqu'aux flords qui baignent leur pied ; et, dans leur cours lent, mais continuel, ces fleuves d'eau gelée jettent sans cesse à la mer d'immenses blocs de glace, qui forment les eisberg ou iceberg! de la baie de Baffin. Le plus grand de ces glaciers est au Nord, entre 79° et 80 lat; c'est le glacier Humboldt ; il borde le rivage de la baie Peabody, sur une longueur de 80 kilomètres.

Le climat du Grœnland parait s'être refroidi considérablement depuis quelques centaines d'années. Le Grœænland était autrefois, pendant l'été, recouvert d'une verdure qui lui avait valu son nom de Terre-Verte ; le saule, qui est aujourd'hui un arbuste rabougri, à peine grand comme un groseillier, avait alorsla taille de ceux de nos climats; la partie méridionale du Grœænland était couverte de villages, d’églises et de colonies islandaises et danoises, fondées aux dixième et onzième siècles, et qui communiquaient et commerçaient facilement avec l'Europe, la banquise qui règne le long des côtes du Grœnland n’existant pas à cette époque. Au commencement du quinzième siécle, les glaces apparurent ; la mer et la terre se gelèrent peu à peu; les communications cessérent entre les colonies grœnlandaises, l'Islande et le Danemark; puis, ces colonies furent détruites par le froid et la faim. Il n'en reste plus aujourd’hui que quelques ruines qu'on retrouve çà et là.

Flore, faune et productions minérales. — La flore du Græœnland est peu variée et pen abondante ; elle ne se compose que de mousses et de lichens verts, jaunes ou blancs, qui servent de nourriture aux rennes et quelquefois aux Eskimaux, de bruyères, de myrtiles, dont les baies sont comestibles, d’une sorte de fraise, d’angélique, de coctità ia, d'oseille, de certaines renoncules, de sai de bouleaux nains, de sorb 1: 513, LU rhododendrons nains et d’airelies, et ces arbustes, chargés de neige pendant huit mois d'hiver, chaque année, rampent en lignes horizontales au lieu de s'élever verticalement. Dans la partie la plus méridionale du Grœnland, le bouleau atteint une {aille assez élevée. — La faune se compose : d'ours blancs, de renards bleus et de renards blancs, de quelques lièvres, de rennes

Montagnes de glace flottantes.

nsrarest, de per plmipèdes (parmi sus (saumon, mur kW dauphins, de na Miioques). De tous marins sont les plus De nourrissent de le k leur sang ; la 1 ls longues nuits d dufe les huttes et veenue à l'aide da kurs boyaux serven hire des pointe; de employée à fire ‘le gres et des prtie inportinte de taux où kavaks.

Am domestique des

sports.

Le commerce du mark consiste en h fnons de baleine, p drenard et de lièvre dn, en échange des maux du biscuit, de d fer et du bois de

Le Grœnland est degneiss et de schist but sens par des ro kgranite, la pegma h serpentine et le ba ductions minérales d quiabonde à la côte ks ile; Disko et Harc nerai d'aluminium, ( qu'à Evigtok, dans le aussi un très-riche fres,

Population, colon wcidentale du Grœni tle 75° parallèle, compte 9 à 40,000 E:

lens et à demi civil

! La chasse a presqt apèce,

* La baleine est deve lus guère que dans les 3 Les Danois ont que lisà Julianshaab.

IL sert au chauffag ls bois flottis que la n &ile du Grœnland rer le graphite de bonne q * Fluorure double d’ ‘Le dépôt de kryoli le compagnie anglolle en Europe, où ell lminium,

GÉOG, GÉNÉRALE,

hé à risrares !, de perdrix blanches, d'oiseaux tale rh plnipèdes (parmi lesquels l'eider), de pois- | uns (saumon, murue, hareng), de baleines*, ed à dauphins, de narvals et de veaux marins sh 4 \ phoques). De tous ces animaux, les veaux A en mrins sont les plus utiles aux Eskimaux, qui à feu nu Le nourrissent de leur chair, de leur graisse et # d'im- ke leur sang ; Ja lampe qui éclaire pendant eisberg ls longues nuits d'hiver, et dont la flamme us grand duufle les huttes et cuit les aliments, est en- 80° lat. retenue à l'aide de la graisse des phoques ; pivage de kurs boyaux servent à faire du fil; leurs os, à » 80 kilo- hire des pointe de larpons; leur peau est employée à fire les vêtements, des chaus- » refroidi res et des courrouws, et entre pour une entaines prtie inportinte dans la construction des baois, pen- Laux où kayaks, — Le chien est le seul ani- : qui lui DA rl domestique des Eskimaux5 et sert aux le saule, DAN '#Ports:

ougri, à a Le commerce du Grœnland avec le Daneit alorsla mrk consis‘e en huile de phoque, huile et je méri- fnons de baleine, peaux de phoque, d'ours, villages, krenard et de lièvre, dents de narval et édredanoises, ln, en échange desquels on donne aux Eskies, el qui maux du biscuit, de la morue sèche, des fèves, cilement du fer et du bois de chauffage.

» le long Le Grœnland est presque parlout composé

dgneiss et de schistes cristallins traversés en but sens par des roches éruptives, telles que kgranite, la pegmatite, la syénite, la dorite, h serpentine et le basalte. Les principales productions minérales de ce pays sont : le lignite, qui abonde à la côte occidentale, surtout dans ks ile; Disko et are # ; la kryolithe 5 ou minerai d'aluminium, qui n’a encore été trouvée qu'à Evigtok, dans le Arksuk-fiord, où existe aussi un très-riche filun de galène argentilère6,

Population, colonies et religion. — La côte œcidentale du Grœænland, entre le cap Farewell le 75° parallèle, est seule peuplée; on y compte 9 à 10,000 Eskimaux, en général chrélens et à demi civilisés, et un millier de Da-

s à cette ième sièt la terre nications ndaises, colonies

! La chasse a presque entiérement détruit cette apèce.

* La baleine est devenue très-rare et ne se prend ilus guère que dans les parages de l'ile Disco.

* Les Danois ont quelques vaches et quelques brelisà Julianshaab. A

‘I sert au chauffage des Grœnlandais, ainsi que les bois flottis que la mer jette sur le rivage. Le litite du Grœnland renferme beaueoup d'ambre et le graphite de bonne qualité.

* Fluorure double d'alumimsum et de sodium.

* Le dépôt de kryolithe d'Evigtok est exploité par ie compagnie anglo-danoise, qui expédie la kryo- Ille en Europe, où elle sert à la fabrication de l'aliminium.

s, char- , Chaque au lieu

rennes

GÉOG, GÉNÉRALE,

nois ou de métis issus du mélange des Danois et des Eskimaux.

Ce littoral appartient au Danemark, qui y a

fonde plusieurs factoreries pour le commerce et quelques missions pour la conversion des indigènest, dont les plus importantes sont, du Sud au Nord : Jultanshaub, Godthaab, Nye-Herrnhutt, mission des {réres Moraves, Godhaven, sur la pointe Sud de l'ile Disva, Upernavik, la plus septentrionale de ces stations, par 72° 40’ lat. — Chacun de ces établissements comprend les maisons du gou-

verneur et du pasteur, construites en bois,

avec jardins, une église, des magasins, une

boulangerie et quelques huttes d'Eskimaux,

d'une prodigieuse malpropreté.

Les Eskimaux ont conservé le type mongol ; leur face olivâtre, osseuse et percée de deux petits yeux bridés, atteste leur origine ; ils s'appellent Huskis ou Kalalit. Ils sont trèsdoux, honnôûtes, intelligents, gais et ins@hciants ; plusieurs peuplades sont à demi ciwilisées, converties au protestantisme et savent parler et lire le danois. La principale occupation des Eskimaux est la pêche et Ja chasse, dunit les produits leur sont indispensables pour se nourrir : mais la famine, le froid et les maladies font continuellement de grands ravages parmi ces populations, qui paraissent avoir diminué sensiblement depuis quelques années.

Les Eskimaux chassent et habitent sur la côte occidentale du Grœænland jusqu’au 74° parallèle.

$ 4. Nouvelle-Bretagne.

(British Nord-America.)

Bornes, élendue, superficie et grandes divisions. — La Nouvelle-Bretagne est bornée au N., par l'océan Glacial arctique ; au $., elle est adjacente aux États-Unis, dont elle est séparée par le 49° parallèle, entre le détroit de Juan de Fuca et le lac des Bois, puis par les lacs Supérieur, Huron, Erié et Ontario, par une partie du fleuve Saint-Laurent et par une ligne conventionnelle jusqu'à la baie de Fundy ; à l’E., elle est baignée par l'océan Atlantique et le détroit de Davis; à l'O., elle est bornée par le Grand

at

1 Quatre de ces missions sont dirigées par les Frères Moraves, dont le communisme et l'austérité ont abruti les Eskimaux soumis à leurs lois. Dans les autres missions, les pasteurs danois ont civilisé, moraliséetinstruit les Eskimaux, et celte translormation faitle plus grand honneur au Danemark. C'est au dix-huitième siècle, que l'esprit de prosélytisme et de charité amena quelques missionnaires danois sur la côte occidentale du Grænland, pour convertir les Eskimaux, et c'est de cette époque que datent les établissements actuels du Danemark dans ce pays.

océan et l'Amérique russe. — La plus grande longueur de la Nouvelle-Bretagne, de l'Est à l'Ouest, entre le cap Race et le Grand océan, est de 5,000 kilom ; sa plus grande largeur, du Nord au Sud, entre la presqu ile Boothia et le lac des Bois, est de 2,500 k:lom. La superfiie dépasse 7,800,000 ki.omètres carrés. — La Nouvelle-Bretagne se divise en 10 grandes parties, savoir :

Au Sud-Est, dans le bassin du Saint-Laurent : Le Canada, Le Nouveau-Brunswick, La Nouvelle-Écosse et l’ile du Cap-Breton, L'ile du Prince-Édouard, Terre-Neuve et le Labrador oriental;

Dans l'Atlantique :

Les iles Bermudes ;

Au centre et au Nord, dans les bassins de la baie d'Hudson, de la rivière Mackenzie et de la rivière de Back :

Le Territoire de la compagnie de la baie d'Hudson ;

A l'Ouest des monts Rocheux :

La Colombie anglaise, L'ile Vancouver, Le territoire du Stekeen.

Page 1