Nouvelle-Écosse
(Nova Scotia.)
La Nouvelle-Écosse et l'ile du Cap-Breton forment une colonie particulière qui a son gouvernement et ses revenus séparés.
La Nouvelle-Écosse est une presqu'ile bornée : au N., par le détroit de Northumberland, qui là sépare de l'ile du Prince-Édouard, et par le détroit de Canso (Canso Gut), qui la sépare de l'ile du Cap-Breton ; à l'E. et au S., par l'Atlantique ; à l'O., par la baie de Fundy; au N.-0., elle se rattache au Nouveau-Brunswick par un isthme resserré entre le détroit de Northumberland et la baie de Fundy. Elle à 400 kilom. de longueur, entre le dé.roit de Canso, au NE, et le cap Sable, au S.-0.; sa largeur est de 100 kilomètres, et sa superficie est de 43,388 kilomitres carrés.
# La lèpre asiatique a été apportée dans la baie de Miramichi par un bâtiment de € mmetce, en 1758. C'est pour empècher cette maladie de se propager, s’ilest possible, que le lazaret de Tracadie a êté Ctabli par le gouvernement anglais.
L'intérieur de la Nouvelle-Écosse forme un plateau boisé, peu élevé, dont quelques parties cependant sont accidentées, et qui renferme, au Sud, beaucoup de lacs et de petits cours d’eau. Les parties septentrionales sont généralement fertiles, tandis que les parties méridionales sont plutôt rocheuses et stériles, Le littoral de la baie de Fuudy est bordé de vases marines très-fertiles (Dyked marses).
— Les côtes de la Nouvelle-Écosse et de l'ile du Cap-Breton fourmillent de poissons (morue, maquereau, hareng, saumon) ; aussi les pêcheries qu'on y a établies presque partout sont-elles extrèmement productives et donnent-elles lieu à un commerce important de poisson séché (pour les Antilles) et d'huile de poisson.
Le climat est sain et semblable à celui du Bas Canada et du Nouveau-Brunswick ; il y a souvent des brumes épaisses sur le littoral baigné par l'Atlantique.
Les productions minérales sont une des principales richesses de la Nouvelle-Écosse et de l'ile du Cap-Breton: on y trouve en ahondance de la houille* et du fer d'excellente qualité, du plâtre, de l'ardoise, de la pierre à meule.et du sel. Tout le littoral de la Nouvelle-Écosse, sur l'Atlantique, est bordé de sables lormés des débris des falaises qui bor. dent le rivage et qui sont composées de gneiss, de granite, de quartz et de phyllade ; ces sables contiennent beaucoup d'or. —Il y a peu de eultures dans la Nouvelle-Écosse, et le bois est la principale production végétale. Les forèts se composent d’érables, d'ormes, de hètres, de frênes, de bouleaux, de peupliers, de pins el de mélézes, et leur exploitation donne lieu à une exportalion considérable de planches, de madriers et de bordages, pour les États-Unis et l'Angleterre, — Les principaux articles du commerce d'exportation de la Nouvelle-Écosse sont, outre le poisson salé, l'huile de poisson et les bois, que l’on a déjà indiqués, la houille, le plâtre ei la pierre à meule, dont on expédie de grandes quantités aux États-Unis.
La population de la Nouvelle-Écosse est de 500,000 hab., Anglais, Français, Indiens et nègres. Les Anglais sont les plus nombreux.
Les Français, au nombre de 20,000, descendent des anciens colons acadiens?, sont presque tous cultivateurs où matelots, et sont demeurés trés-attachés à la religion, aux mœurs D ee ER Er ee ee
La Nouvelle-Écosse et le Cap-!reton vendent leur char bon aux villes industrielles de la Nounvelle- Angleterre.
2 Ces Acadiens francais sont tous d'origine noïmande.
4 à la langue de wnombre de 2,0 dgonquine des Mi prtie au catholicis qais ‘u Les villes princ:
ynt: Halifax, capi mb., située au fo ÿn port est l’un yn entrée est d ftifications. Hali des chantiers de cd pour les bâtiments pale station navale de l'Angleterre di me; c'est aussi pr les bâtiments wyage d'Europe et port de pêche qu lé de poisson Si utrefois Port-Ro ar la baie de Fund A -Truro, au fond wr, siège d'une ui Ja Nouvelle-Eco us le nom d'Ac Nouvelle-France ; Q par Louis XIV, en L'ile du Cap-Bre de 8,090 kilomètre Nord de la Nouvelle ne par un élroit lanso. Sa forme es à cheval, dont | rt resserrée par deux détroits par | wlfe intérieur ap atrémités de l'île et le Cap-Breton, :
mt
! Les cruelles pers 15 n'ont fait que à population franc bement accrue dep!
compte actuellemer qu'il suit:
20,000 dans la 50,000 dans | 45,000 dans l' 5,000 dans l
8,000 à La ba
7,000 dans le
les i
Cf. sur la transp llistorre du Canada
# Un certain noir continue à vivre de
$ L'Acadie compr veau-Brunswick et des États-Unis.
forme un ques par t qui rent de petits nales sont es parties et stériles, : bordé de 1 marses), sse et de > poissons in) ; aussi 'sque parictives et portant et d'huile
\ celui du ck: il Ya e littoral
une des Écosse et en abonxcellente la pierre e la Noubordé de qui borle gneiss, es sables u de culois est. [a forèts se tres, de > pins el ne lieu à iches, de ats-Unis ticles du e-Écosse poisson houille, expédie
e est de liens et nhroux, descen- 1 preson! demœurs
vendent ouvelle-
ne no’-
d à la langue de la France’. — Les Indiens, wnombre de 2,000, appartiennent à la nation dgonquine des Micmacs, convertie en grande partie au catholicisme et civilisée par les Franais *
Les villes principales de la Nouvelle-Écosse nt: Halifax, capitale, villemaritime de 30,000 mb, située au fond de la baie de Chibouctou. ÿn port est l’un des plus beaux du monde et un entrée est défendue par de puissantes trlifications, Halifax renferme un arsenal et des chantiers de construction et de réparation pour les bâtiments de guerre; c’est la princile station navale et le premier port de guerre le l'Angleterre dans l'Amérique septentriomale ; c'est aussi une relàche très-fréquentée mr les bâtiments et les paquebots qui font le wyage d'Europe en Amérique. Halifax est un port de pêche qui exporte une grande quanlé de poisson salé ou séché. — Annapolis tutrelois Port-Royal), ville de 2,500 hab., «ir la baie de Fundy, ainsi que New-Edinburg. -Truro, au fond de la baie de Fundy.—Windyr, siège d'une université.
La Nouvelle-Écosse a appartenu à la France sus le nom d'Acadie® et faisait partie de la Nouvelle-France ; elle fut cédée à l'Angleterre par Louis XIV, en 1715, à la paix d'Utrecht.
L'ile du Cap-Breton (Cape Breton Island), de 8,090 kilomètres carrés de superficie, est au ord de la Nouvelle-Écosse, dont elle est sépare par un élroit canal appelé le détroit de lanso, Sa forme est à peu près celle ‘d’un fer à cheval, dont l'ouverture est au N.-E. et fort resserrée par une grande ile, qui forme deux détroits par lesquels on pénètre dans le solfe intérieur appelé le Bras-d'Or. Les deux atrémités de l’île sont ? le cap Nord, au Nord, et le Cap-Breton, à l'Est. — L'intérieur de l’île
ee
! Les cruelles pers‘cutions et la transportation de lo n'ont fait que développer ces sentiments dans la population francu-scadiennr, qui s'est considérabement accrue depuis le dix-huitième siècle et qui compte actuellement 95,000 âmes, réparties ainsi qu'il suit:
20,000 dans la Nouvelle-Écosse, 50,008 dans le Nouveau-Brunswick, 15,000 dans l'ile du Cap-Breton, 15,000 dans l'île du Prince-Edousrd, 8,000 à la baie des Chaleurs, en Canada, 7,000 dans le Labrador, à Terre-Neuve et dans les iles de la Madeleine.
Uf. sur la transportation des Acadiens en 1755, llistorre du Canada, par M. Ganxear.
# Un certain nombre est resté à demi sanvage et tontinue à vivre c'e la chasse dans les hois,
% L'Acadie comprenait la Nouvelle-Écosse, le Nouvean-Brunswiek et le Maine, le plus sententrional des États-Unis.
est montueux, boisé, peu fertile et n'est cultivé que sur le bord des rivières. Les princi-
pales richesses du Cap-Breton sont : de Ja
houille excellente, des sources salées abondantes, du fer et du cuivre. — Le climat est froid et humide; les ports gèlent souvent en hiver, et les tempêtes, les brumes et les ouragans de neige sont fréquents.
La population est de 35,000 hab, dont 20,000 Anglais, Irlandais et Écossais, 15,000 Français catholiques descendant des anciens colens franco-acadiens! et 300 Micmacs.
Les villes principales sont : Sidney, camitale, petite ville maritime, sur la côte septentrionale. — Louisbourg ou Port-Anglais, au Sud-Ouest du cap Brelon, autrefois grande place forte ?; ce n'est plus actuellement qu'un pauvre port de pèche habité par quelques familles françaises. Louisbourg, qui possède un port magnifique, fut fondé en 1720 et fortifié ; c'était la clef du golfe du Saint-Laurent et de l'entrée du Canada. Les Anglais s'en emparèrent en 1744 et le rendirent en 1748; ils le reprirent en 1758, et le traité de 1763 le leur céda ; depuis lors ils l'ont démantelé.