‹ Géographie générale [microforme]Chapitre 602 sur 630 · TABLEAU DE LA SUPENFICIE ET DE LA POPULATION DES ANTILLES · texte numérisé non relu

TABLEAU DE LA SUPENFICIE ET DE LA POPULATION DES ANTILLES

LES ANTILLES

EN KILOM. CARRÉS. POPULATION

mm

Antilles espagnoles. Cuba. , . .

République Dominicaine, République d'Haïti., , .

Antilles anglaises, . . .

Antilles françaises. . . .

Antilles danoises. . . .

Antilles hollandaises, . .

Antille suédoise, . . , .

Antilles vénézuéliennes. ,

Antilles espagnoles.

Les Espagnols possèdent l'ile de Cuba et l'ile de Porto-Rico.

Cusa. — Cuba, la plus grande des Antilles, a 4,000 kilom. de long sur une largeur qui varie de 40 à 170 kilom.; sa superficie est évaluée à 124,000 kilomètres carrés.

Les côtes sont généralement basses, marécageuses et bordées d'ilots, de récifs et de bancs madréporiques !, qui en rendent l'accès difficile. La partie du litioral où se trouvent la Havane et Matanzas, au Nord, entre 43° et 45° long. Ouest, est élevée, saine et libre de récifs, ainsi que le littoral de la partie Sud-Est compris entre le cap Cruz et la pointe de Maysi. L'ile principale, qui dépend de Cuba, est l'ile marécageuse de los Pinos ?.

L'ile de Cuba est traversée dans toute sa longueur par une chaîne de montagnes sur laquelle on trouve quelques forèts (acajou, cèdre, ébène, gayac, Morus tinctoria, bois de Campèche) et surtout des pturages. La partie l plus élevée de ces montagnes est la Sierra de

L Cobre (montagnes de cuivre), au Sud-Est de

l'île, et dont le point le plus élevé a 5,000 mètres,

Les parties occidentales de Cuba sont les mieux arrosées et les plus fertiles, bien que l'ile tout entière soit une des terres les plus privilégiées du globe. Les six septièmes de la surface de Guba sont cependant encore incultes et se composent de savanes ou prairies natu-

! Cayos, jardines, jardinillos.

* lle des Pins,

Porto-Rico. . . .

relles. Les principales productions de Cuba sont lesucre !, le tabac, le rhum, le miel et la cire, un peu de café et du cuivre ?.

Cuba élève beaucoup de bétail et possède :

900,000 bêtes à cornes, 215,000 chevaux, 900,000 porcs et 100,000 moutons.

Les villes principales sont : La Havane (la Habana), capitale et siége du gouvernement colonial, grande vilie de 150,000 hab., avec un port vaste et excellent5 ; c’est la principale ville commerçante des Antilles et une place forte (rès-importante. La Havane est le siége d’un évêché et d’une université ; elle renferme une cathédrale, dans laquelle est enterré Christophe Colomb, un arsenal de marine, un port militaire, des chantiers de construction et une grande manufacture de tabacs et de cigares.

La seconde ville de Cuba est Matanxas, port de commerce, peuplé de 25,000 hab. — Viennent ensuite : Santiago, ville maritime :: commer-çante, siége d'un archevèché et peuplée de 30,000 hab.; — Cardenas, Cienfugos, Trinitad, villes maritimes ; — Puerto-Principe, au centre de l’île.

La population de Cuba est de 1,500,000 hab. dont (C®,000 blancs (Espagnols ou créoles), 200,009 mulâtres (Pardes) et nègres libres (Morenos), 100,000 nèg: 5 et mulâtres esclaves, et 17,000 Chinois émigrants.

Le commerce de Cuba, libre et très-consi-

1 Cuba produit 500 millions de kilogrammes de sucre, :

? Les mines de cuivresont dans la Sierra de Cobre, au voisinage de Santitgo.

3 Dont l'entrée est formée par un canal long, très étroit et couvert de délenses,

dérable‘, donne au gouvernement espagnol d'importants revenus, qui s'élèvent antuellément à 80 ou 40 mi!lions de francs.

Ponro-Rico (en espagnol Puerto-Rico).—L'ile de Porto-Rico a 150 kilom. de long sur 50 de large, et sa superficie est de 10,000 kilomètres carrés. Le sol,. partout montueux, est boisé, bien arrosé et fertile, et le climat est vlus sain qu'ilne l’est dansles autres Antilles. Le Xord et l'Est de l'ile renferment des pâturages, quipermettent d'élever d'assez grandes quantités de bètes à cornes, de chevaux et de mules, qu’on exporte dans les autres îles de l'archipel. Les grandes cultures sont celles du sucre, di cafe, qui est estimé, et du tabac.

La population de Porio-Rico est de 380,000 babiiants ; les blancs forment une moitié; les iègros et les muiâtres forment l’autre.

La erpitale de l’île est Saint-Jean de Porto- Eco (Sau-luan de Puerty-Rico), place forte, ville maritime et “uuunerçante, située sur la côte septentrionale peupiés de 40 000 !:2b.

C’est le siége : un évêché.- es autrexvilles de l'île sont : Arecibo (12,109 hab. ), Mayagner (22,000 hab.) ut Porse (49,000 lai), villes maritimes et commerçuntes.

a Porto-luico dépendent deux petites îles siluées à l'Est, Vicques et Colubra, qui {ont partie du groupe des iles Vierges.

Haïti? ou Saint-Domingue.

(San-Domingo.)

Haïti, situé entre Cuba et Purto-Rico, a 550 kilomètres de long, de l'Est À l'Ouest, sur 200 «te large ; sa superficie est de 74,600 kilomètres carrés. Les côtes de l’île sont irès-déc oupées et forment, à l'Ouest, le golfe de la Gonave, compris entre deux longues presqu'iles montuerses, terminées, celle du Sud par le cap Tiburon*, celle du Noré, par le cap à Foux. Au Nord- Est, la presqu’ile de Samana forme l’adinirable baie de ce nom.

Trois petites iles dépendent d'Haïti : la Gorave, à l'Ouest ; la Tortue {Tortuga), au Nord- Ouest ; Saona, au Sud-Est.

Haïti est un pays de montagnes boisées 4 dont le point culminant est dans le massif du Cibao, situé au centre de l'ile, et dont le plus haut sommet s'élève à 2,622 m. La partie

* Cuba fait principalement le commerce avec les États-Unis. La valeur des échanges qui s'opérent à Cuba est de 500 millions de fran::

2 Jlaïti, en caraïbe, pays montiu '

3 Ou de Los Tüberones (des requ'i

4 Les essences des forèts sont: i'acajou, l'ébêne, des cèdres magnifiques, le bois jaune, le bois de Campèche, etc.

orientale de l'ile renferme plusieurs plaines étendues.— Les principales rivières sont l'Artibonite, à l'Ouest, l'Yaque, la Niève et l'Yuna, qui se jette dans la baie de Samana. — Le climat est malsain, et des fièvres de toute espèce y sévissent avec intensité.

L'ile d'Haïti est divisée en deux parties :

A l'Ouest, /a république d'Hsiti, l'ancienne

colonie française de Saiui-Uorringue; A l'Est, la république Dominicaine, Vncierr cuionie espagnole dé Sxint-Doiringue.

La république d'Haïti, autrefois si riche et si Lien cultivée, est aujourd'hui en friche presque partout, et le bois de bayacnde! couvre de ses épines les champs les plus fertiles et les décorribres des villes. On ae de.

population a abarilonné complétement à» 5r0duction des vivres frais et achôte aux its Unis tout ce qu'elie consomme {:arines, viandes et poissons salés); la seule culture qui existe encore, mais fort réduite, est celle du café, dont on exporte d'assez grandes quantités. Il faut ajouter que la culture du coton a pris depuis 1859 quelques développements ; celui qu’on récoite dans les plaines de la vallée de l’Artibonite est de bonne qualité.

— La partie espagnole ne produit rien que du tabac, dans la province de Santiago, et les vivres nécessaires à la consommation des habitants (maïs, riz, ignames et bananes) ; mais les pâturages des montagnes et les savanes nourrissent un bétail nombreux. — L'acajou, le bois jaune, le bois de Campèche et le miel, recueilli dans les forèts, forment avec le café, le tabac et un peu de coton et de cacao, les exportations de l’île d'Haïti. ‘

La RÉPUBLIQUE Dominicaine est peuplée d'environ 120,000 hab. ; cette population se compose de quelques Espagnols, de mulâtres, issus G’Espagnols et de nègres, et surtout de métis provenant du mélange des Espagnols et des Caraïbes. Tous parlent un dialecte espagnol très-corrompu. Le catholicisme est la religion des habitants de la république Dominicaine.

La colonie espagnole de Saint-Domingue échappa en partie aux bouleversements qui détruisirent lacolonie francaise en 1703. L'Espagne la céda en 1795 ‘: France, et le général Leclerc s'en em 1 4802. Après la destruction de l’armé: ‘aise dans l'Ouest, les créoles espag: :" horreur du joug ds nègres, restère: 45 à la France jusqu’en D rer

mm ut

! Mimosa urens.

1808, mais als nation françai contre Napolé pour nous c France rendit Domingue, q les nègres d' de l'île entié las métis et le t.: orientale s'Haïti et for vaine {.

La capitale time de 10,00!

: soutinrent, les colons esp4 de notre histo sont : Puertoch.-lieu de la petite ville st positions mari globe ; elle est qu'ile de Sa et le fer.

LA RÉPUBLIQUI hab., sur lesqu nègres et 50 Français et de çais très-altéré sions emprunt

Les îles La Jam Tortola Anguill La Bart Antigu:

Saint-Cl Nevis. .

Montser La Dom Sainte- Saint-Vi La Bar] Les Gre:

La Grer Tabago Ta Trini

Page 1