ÉTATS. CAPITALES
Antioquia. . . . . . Antioquia.
Bolivar. . . . Curthagène.
Boyaca. . . . . . Tunja.
Cauca.. . . . . . . Popayan.
Cundinamarca. . . . Funza.
Magdalena.. . . .. Santa-Martha.
Panama ou Isthme.. Panama.
Santander.. . , , . Pampelune.
Tolima, . .. Purification.
District fédéral. . . Santa-Fe de Bogota.
Les villes principales sont : Santa-Fe de Bogota, capitale fédérale des États-Unis de Colombie, grande et belle ville de 50,000 hab., siége d'un archevèché et d'une université. Elle est située au centre de la république sur un vaste plateau de 2,600 à 2,700 m. t et sur le
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1 Ce plateau, très-étendu (64 kilom. sur 20 ou 25), est arrosé par le Rio Bogota et couvert de prairies; il estentouré de tous côtés par des montagnes de 4 à 700 im., et n'a pour l'écoulement des eaux que la
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Rio Bogota, petite rivière qui se jette dans la Magdalena, au port de Bodega, par lequel se fait le commerce de Bogota. — Antioquia, capitale de l'état de même nom, sur la Cauca, siége d'un évêché. — Medellin au Sud-Est de la précédente, dans un distzict assez important par son industrie métallurgique. — Carthagène (Cartagenc), capitale de l’état de Bolivar, ville maritime de 8,000 hab., dans le delta de la Magdalena, avec un bon port. C'est une place forte et une ville commerçante qui a été fort importante au temps de la domination espagnole. L'état de Bolivar renferme aussi les villes de : Sabanilla et de Barranguilla, ports de commerce à l'embouchure de la Magdalena; Mompos, sur la Magdalena ; Tola, petit port de commerce sur la mer des Antilles ; Turbaco, grand village à quelque distance de Carthagène et à 400 m. d'altitude ; il sert de résidence aux Européens pendant l'été. C'est dans son voisinage que se trouvent les volcans d'air (volcanitos), dont les cônes formés d’une boue noirâtre dégagent de l’azote puret de la boue. — Funja, capitale de l'état de Cundinamarca, sur le Rio Bogota ou Funja. — Pampelune (Pamplona), capitale de l'état de Santander, dans la haute vallée de la Zulia. — Popayan, capitale de l’état de Cauca, siége d’un évêché, située sur le nœud de las Papas. — San-Buonaventura, petit port de commerce sur le Grand océan. — Purification, capitale de l’état de Tolima !, sur la Magdalena. Honda, vi!!2 commerçante de 5,000 hab., sur la même rivière.
Neyva, sur la Magdalena ; cette ville est située dans un pays remarquable par les ruines de nombreux monuments des Muyscas. — Sainte- Marthe (Santa-Marta), capitale de l'état de Magdalena, ville maritime sur la mer des Antilles, siége d'un évêché. Le Hacha, ville maritimesituée à l'Est de la précédente. — Tunja, capitale de l'état de Boyaca ; elle était la capitale des zaques ou rois des Muyscas, nation puissante et civilisée, qui possédait le pays avant l'arrivée des Espagnols. Boyaca, qui donne son nom à l'état, est une petite ville où Bolivar remporta, en 1819, une grande victoire sur les Espagnols.
L'état de Panama a pour capitale Panama, ville maritimeet commerçante de 25,000 hab., sur le Grand océan et au fond du golfe auquel elle donne son nom ; elle est située dans un pays malsain et n’a pas de port?. Panama est
gorge de Tequendama, au Sud, par laquelle s'écoule le Rio Bogota, en formant une cascadecélèbre, haute de 300 mètres.
Le Tolima est un volcan de la province.
3 Les navires mouillent à 6 kilom. au Sud de Pa-
principalement en relations avec les États- Unis, puis avec l'Angleterre et la France; il exporte du caoutchouc, de la nacre, des perles, de l’écaille, de l'huile de coco et des peaux de chevreuil, et importe des tissus de coton, du charbon de terre et des articles de Paris. Panama est surtout important comme extrémité, sur le Grand océan, du chemin de fer de l'isthme, qui commence à Aspinwall, sur la mer des Antilles. Ce chemin, ouvert en 1855, traverse l’isthme au milieu d'une forêt épaisse et continuelle, en suivant, dans sa moitié septentrionale, la vallée du Rio Chagres et en traversant ensuite les marais du Rio Grande. Sa longueur est de 80 kilomètres. Il sert au transport des métaux précieux, des marchandises, des voyageurs et des dépêches allant des ports de la Californie, du Pérou et du Chili aux États-Unis et en Europe. Les villes principales de l'état de Panama sont : 4spinwall! ou Colon, ville maritime et commerçante de 5,000 hab., fondée en 1850 ; elle a un bon port sur la mér des Antilles, mais elle est malsaine, Des services de bateaux à vapeur existent entre New-York, la Nouvelle- Orléans, Southampton, Saint-Nazaire et Aspinwall, et correspondent, par le chemin de l'isthme, avec les services de Panama à San- Francisco, Guayaquil, Lima, Valparaiso et Sydney. La plus grande partie de la population d'Aspinwall, de Panama, et de la Gorgona, petite ville située sur le Rio Chagres et sur le chemin de fer, à peu près au milieu de son parcours, se compose d’Anglo-Américains, qui sont en réalité les maitres du pays. — Porto- Bello (Puerto-Velo), ville maritime sur la côte septentrionale de l’isthme, avec un bon port; elle a été très-importante pendant la domination espagnole. — Chagres, petite ville maritime à l'embouchure de la rivière de ce noi.
— Santiago de Veragua, petite ville, dans la partie occidentale de l'état.
Races et langues. — Les Andes de la Nouvelle-Grenade étaient, au moment de la conquête espagnole ?, habitées par une population nombreuse et civilisée, les Muyscas. La guerre, les cruautés des conquérants et l'esclavage diminuérent considérablement la population indigène, qui, aujourd'hui, est en partie restée pure, tout en devenant chrétienne et à demi
nama, à l'ile Flamenco. Le meilleur mouillage est aux iles Taboya et Taboguilla, à 20 kilomètres de Panama.
4 Aspinwall est le nom de l'un des négociants de New-York qui ont exécuté le chemin de fer.
2 Ce fut Ximénés de Quesada qui fit cette conquête en 1536.
civilisée, ou qui, mêlée aux Espagnols, forme actuellement la race dominante.
On compte 2,225,000 habitants dans les États-Unis de Colombie; ils appartiennent à 7 races, savoir :
Les blancs, d'origine espagnole. . 450,000 Les Cholos, métis issus du mélange des Espagnols et des Muyscas, . , 1,000,000
Les Muyscas chrétiens et à demi civilisést, , . : , . .. . 300,000
5es Dors set eue Lie ae d .... 125,000 Les nègres, les mulâtres et les zambos. . CCC 350,000
Statistique. — Le revenu de cette république est d'environ 10 millions de francs et sa dette paraît être de 50 à 60 millionsde francs. — L'armée est d'environ 20,000 hommes.
Historique. — Les États-Unis de Colombie formaient autrefois l'audience de la Nouvelle- Grenade, dans la vice-royauté espagnole de la Nuuvelle-Grenade 5. Cette colonie se souleva eñ 1810 contre la métropole et forma, en 1819, avec l'audience de Caracas ou de Venezuela, la république de Colombie, à laquelle s'adjoignit l'audience de Quito, en 1894, et l'audience de Panama, en 4825. Mais la république de Colombie se démembr., de 1829 à 1831, et forma les trois républiqu.. séparées de la Nouvelle-Grenade, de Venezuela et de l'Équateur. Le démembrement ne devait pas s'arrêter là : la république de la Nouvelle-Grenade se partagea à son tour, en 4858, en huit états formant une république fédérative ; elle se compose actuellement de 9 états, qui por-
tent, depuis 1861, le nom d'États-Unis de Colombie.
$ 2. Équateur.
(Ecuador.)
Bornes, étendue et superficie. — La république de l'Équateur * est bornée: au N., par la
* Les Indiens civilisés se mèlent de plus en plus à la race blanche ; aussi le nombre des Cholos augmente-t-il sans cesse, tandis que le nombre des Muyscas diminue.
# Ils habitent les Llanos, la grande presqu'ile de Goajira, à l'Ouest du golfe de Maracaybo, et le Choco.
3 Les possessions des Espagnols dans l'Amérique méridionale se divisaient en 3 vice-royautés, subdivisées en audiences ou gouvernements :
La vice-royauté de la Nouvelle-Grenade : républiques actuelles des États Unis de Colombie, de Venezuela et de l'Equateur.
La vice-royaulé du Pérou: républiques actuelles du Pérou et du Chili.
La vice-royauté de la Plata : républiques actuelles de Bolivie, de l'Uruguay, du Paraguay et république Argentine.
+ Le cercle de l'équateur passe un peu au Nord de
Nouvelle-Grenade ; à l'E., par la république de Venezuela ; au S , par le Pérou; à l'O., par le Grand océan. — Sa longueur est de 1,200 kilomètres, sa largeur, de 5 à 600 kilomètres, et sa superficie, de 736,709 kilomètres carrés.
Rivières et montagnes. — Le territoire de l'Équateur appartient aux deux versants du Grand océan et de l'Atlantique. Les fleuves de ce dernier versant sont : l'Amaxone, qui forme une grande partie de la limite entre l'Équateur et le Pérou, et ses affluents de gauche : le Macas, le Pastagça, le Napo, le Putumayo et une partie de la Caquela. Le Guayas est le seul cours d’eau du versant du Grand océan. — Les montagnes sont les Andes de Quito, entre le nœud äe Loxa et celui de los Pastos; leurs sommets principaux sont le Chimborazo, le Cotopaxi, l'Antisana, le Pichincha et le Cayembe.
Grandes divisions. — Le territoire de l'Équateur est partagé en 3 régions : 1° à l'Ouest, entre le Grand océan et les Andes, une région littorale et accidentée ; 2° au centre, le massif des Andes ; 3° à l'Est, une région de plaines (Llanos) arrosées par l’Amazone et par ses affluents.
Productions. — Les richesses minérales de l'Équateur sont encore peu connues et peu exploitées ; on sait seulement que les Andes de Quito renferment les mêmes métaux que les autres parties de la chaîne, et de plus des mines d’émeraudes les plus riches que l'on connaisse.
Parmi les productions spontanées du pays, nous citerons le quinquina et le caoutchouc blanc, et, dans les cultures, celle du cacao, qui fournit au commerce son principal article d'exportation, et celle du tabac.
Provinces et villes. — La république de l'Équateur se divise en 3 départements, qui sont ceux de :
L’Assuay !, dont la capitale est Cuenca; Guayaquil, — Guayaquil ; Quito, — Quito.
Les villes principales sont : Quito, capitale de la république, ancienne capitale des Incas, grande ville de 75,000 hab., située sur le flanc méridional du Pichincha, à 2,950 m. au-dessus de la mer. Quito est le siége d’un archevèché et d'une université. On y fabrique des drapset des cotonnades bleues qu'on vend au Pérou. — Manta, ville maritime et com-
Quito et traverse la partie septentrionale de la république de l'Équateur.
4 C'est le nom d'un nœuu des Andes.
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AMÉRIQUE MÉRIDIONALE. p41
merçante du département de Quito. — Guayaquil, capitale d’un département, ville maritime de 25,000 hab., située au fond d'un golfe auquel elle donne son nom; c'est le premier port de commerce de la république, Les exportations de Guayaquil consistent en cacao, taba , caoutchouc blanc, quinquina, chapeaux du paille dits de Panamat, — Cuenca, capitale du département de l’Assuay, ville de 25,000 hab.— Loxa ou Loja, ville de 10,000 hab. ; le principal commerce est celui du quinquina, — Rio-Bumba, ville de 20,000 habitants.
Races et langues. — Les Indiens sont en grand nombre et forment environ les trois quarts de la population de l'Équateur, qui se divise approximativement comme il suit :
Indiens à demi civilisés et chrétiens, 550,000 Indiens sauvages
Blancs et Cholos.. .
Nègres, mulâtres et zambos. . .
Les Indiens chrétiens et à demi civilisés sont les Quichuas ; ils habitent le massif des Andes et se livrent à la culture et à l'élevage du bétail ; ils parlent leur ancienne langue na-
tionale, le quichua, mêlée de mots espagnols..
Les tribus qui errent dans les Llanos de l'Est sont presque toutes indépendantes et sauvages; les plus importantes sont celles des Maynas et des Omaguas. Il existe cependant çà et là, sur les bords des rivières qui arrosent les Llanos, quelques missions dans lesquelles les Indiens sont chrétiens et cultivateurs.
Iles Galapagos*.—-La république de l'Équateur possède les îles Galapagos, situées à 700 kilom. à l'Ouest et sous l'équateur. Toutes ces iles, au nombre de 15, et d'une superficie totale de 7,520 kilom. carrés, sont volcaniques et désertes. La plus grande est l'ile d’Albemarle. On a fondé dans l'ile Charles une colonie appelée La Floriana*, où l'on déporte les condamnés. Les plaines et les vallées de ces îles sont couvertes d'une variété de cactus, qui sert d'alimentation à des tortues d’une taille gigantesque, Les îles Galapagos sont un lieu de relâche très-fréquenté par les baleiniers.
Statistique. — La population est de 1,107,000 hab. — Le revenu est d'environ ÿ millions de fr. Les dettes intérieure et extérieure s'élèvent à 89 millions de fr. — La
{ On en fabrique beaucoup dans l'Équateur (province de Manubi) et on les expédie dans les divers ports de l'Amérique méridionale.
% Ou iles des Tortues.
3 Du nom du général Florès, alors président de l'Équateur.
république de l'Équateur n'a pas d'armée permanente. .
Historique. — L'audience de Quito se souleva contre les Espagnols et se réunit à la république de Colombie, en 1821 ; elle fit partie de la Colombie de 1821 à 1830 et s'en sépara en 1830 ; elle a formé depuis cette époque, sous le nom de l’Équateur, une république indépendante.
$ 3. Venezuela!.
Bornes, étendue et superficie. — La république de Venezuela est bornée : au N., par le mer des Antilles; à l'E., par la Guyane anglaise ; au S., par le Brésil ; à l'O., par la Nouvelle-Grenade. — Sa plus grande largeur est de 1,400 kilomètres, de l'Est à l'Ouet, sur 6 à 700 kilomètres du Nord au Sud. La superficie est de 1,103,176 kilomètres carrés.
Rivières et lacs. — Les principales rivières du Venezuela sont : la Zulia, qui se jette dans le lac de Maracaybo, le Tocuyo, l'Orénoque, et ses affluents : la Meta, l’Apure, à gauche, le Ventuari, la Caura et le Caroni, à droite ; le Cassiquiare et le cours supérieur du Cuyuni, affluent de l'Essequibo. — Les principaux lacs sont : la grande lagune appelée le lac de Maracaybo, et le lac Valencia ou de Tagarigua.
Iles. — La république de Venezuela possède la plus grande partie des iles sous le Vent, dont les plus importantes sont : Aves, riche en guano, les Roques, Orchilla, Tortuga, Blanquilla et la Marguerite.
Montagnes. — Les montagnes qui couvrent une partie du sol vénézuélien sont : 1° au Sud-Est, la Parime, au Sud de l'Orénoque ; — 2° au Nord-Ouest, le chaîne orientale des Andes de la Nouvelle :‘1de, depuis le mont Almorsadero jusqu'au n'eud de Barquisimeto, d'où se détache la chaine côtière de Venezuela.
Grandes divisions et productions. — La république de Venezuela se divise en trois grandes régions :
La région agricole,
La région des Llanos, La région des montagnes et des forêts.
La région agricole est au Nord, comprend toute la partie montueusedu littoral et s'étend
Le nom de Venesnela ou de Petite-Venise fut donné par les Espagnols au lac de Maracaybo, parce qu'ils y virent, sur le rivage, plusieurs villages indiens bâtis sur puwtis, au milieu des eaux, comme l'est Venise. Il existe encore plusieurs de ces villages sur les rives du lac. — Le nom de Venezuela a été ensuite étendu à toute la Terre-Ferme.
au Sud jusqu'aux Llanos. Sa superficie est d'environ 270,000 kilom. carrés, dont 15 à 16,000 seulement sont cultivés. C’est une contrée formée de vallées fertiles, dont les principales cultures sont celles du café et du cacao! ; viennent ensuite les cultures de la canne à sucre, du coton, du tabac (province de Varinas), de l'indigo, du maïs, du bananier, des plantes alimentaires et des fruits de l'Amérique équinoxiale*, Cette région renferme les deux tiers de la population de toute la république. — La région des Llanos compte 278,000 kilom. carrés, s'étend entre les montagnes du littoral et’ celles de la Parime, et est traversée par l'Orénoque. Ces immenses prairies nourrissent beaucoup de bêtes à cornes 5, de chevaux de petite taille et de mulets. — La région des montagnes et des forèts # (Guyane vénézuélienne) occupe toute la partie du Venezuela située au Sud et à l'Est de l'Orénoque, et qui est couverte par le système de la Parime. Cette immense région (555,000 kilom.
carrés) est très-peu peuplée, et la plus grande partie des habitants se compose d'Indiens.
La partie méridionale de cette division appartient à la région des rochers sculptés, qui comprend le bassin de l'Essequibo, du haut Orénoque, &u Cassiquiare, du Rio Negro et de la moyenne Caqueta. Souvent, dans toute cette contrée, au milieu de plaines boisées et désertes, on rencontre des rochers de syénite couverts de sculptures symboliques et hiéroglyphiques exécutées avec soin et représentant des figures colossales de crocodiles, de tigres, d'hommes, du soleil, de la lune, etc. Ce sont les vestiges d’une civilisation complétement détruite.
On exploite du cuivre à Aroa, dans la Sierra de San-Felipe, de l'or dans la Guyane vénézuélienne® et l’on extrait beaucoup de sel de la saline Araya.
Provinces et villes. — La république de Venezuela est divisée en 13 provinces dont suit le tableau :
1 Le Venezuela produit du cacao excellent; mais cette culture devient de moins en moins considérable, à cause de l'insalubritè des terres où sont les plantations de cacao, Depuis l'abolition de l'esclavage, on ne trouve presque plus de travailleurs libres pour cette culture meurtrière.
3 Parmi les productions du Venezuela il faut mentionner les bois de construction, l’ébène, le caout: chouc, la vanillé et la fève tonka.
5 Les cuirs et les cornes sont au nombre des principaux articles du commerce d'exportation du Veneauela.
# Lesarbres à caoutchouc abondent dans cesforèts.
5 Dans la vallée du Rio-Yuruari, affluent du Cuyuni.
PAOVINCES,
CAPITALES, Apure, . ...,.., Achaguas.
Barcelone.. . . .. «+ Barcelone, Barquisimelo. . , . . Barq..:simeto.
Carabobo. . . . , . . Valencia, Caracas. . ° , « . Caracas.
Coroi,. ,, 45%. Coro.
Cumana, , . . .. . Cumana.
Guayana ou Guyane. . Ciudad-Bolivar.
Maracayho. . . .. + Maracaybo.
Margarita. . . . . . . Assomption.
Mérida., . . . . « + Mérida.
Truxillo. . . . . . . Truxillo.
Varinas.. . . . . . . Varinas.
Les villes principales sont : Caracas, capitale de la république et de la province de son nom, grande ville de 50,000 hab., située dans la belle vallée d'Aragoa, à 900 m. d'altitude et au pied d’une haute montagne appelée la Silla de Caracas. — Sur le littoral de la mer des Antilles : Maracaybo, capitale de la province de ce nom, ville maritime de 20,000 hab., sur le détroit qui réunit le golfe et la lagune de Maracaybo. — Coro, capitale de la province de ce nom, petite ville maritime de 6,000 hab., au fond de la baie de Coro et sur l’isthme de la presqu'ile de Paraguana.
— Puerto-Cabello, place forte et ville maritime et commerçante de 8,000 hab.— La Guayra, ville maritime et commerçante de 6,000 hab., au Nord de la ville de Caracas, à laquelle elle sert de port. C'est un centre de commerce assez considérable, par lequel se fait presque toute l'exportation des produits du Venezuela. — Barcelone, capitale de province de ce nom, ville maritime peu importante, peuplée de 8,000 hab. — Cumana, capitale de la province de ce nom, ville maritime de 20,000 hab., avec un port et une rade magnifiques à l'entrée du golfe de Cariaco; elle est actuellement peu commerçante. On doit citer dans la province, Maniquarez, bourgade où les Indiens fabriquent une poterie renommée. — Assomption (Asuncion), capitale de la province et de l’île de la Marguerite (Margarita), située au Nord de Cumana.
— Dans l’intérieur : Achagnas, capitale de la province d’Apure, petite ville sur l’Apure. — Aragua, ville de 18,000 hab., au Sud de Barcelune, dans une vallée très-fertile. — Barquisimelo, capitale de la province de même nom, ville de 12,000 hab. — Carora, dans la province de Barquisimeto, centre d’une fabrication considérable de maroquins. — Ciudad-Bolivar (autrefois Angostura ou Saint- Thomas de Guyane), capitale de la province de Guyane, immense pays de 400,000 ki-
lomètres carré est une ville c tuée sur l'Oré embouchure, « bâtiments di du commerce des provinces d cipaux articles peaux de bœu pitale de la 6,000 hab.
village situé à dans la régio Fernando, pe l'Apure. — T de ce nom. — de Carabobo, v lac auquel el ou Barinas, nom, ville de renommé.
Races et lan pose de créole qui forment 1 Cholos, de mu ment plus de d'Indiens civi de nègres lib sauvages (50,0 L'espagnol, langue domin tiennent à la?
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Statistique.
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4 Dans la vall ? On désigna nom de Terre-I
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lomètres carrés de superficie. Ciudad-Bolivar est une ville commerçante de 8,000 hab., située sur l'Orénoque et à 300 kilom. de son embouchure, et où remontent cependant des bâtiments de 450 tonneaux; c'est l'entrepôt du commerce de la Guyane vénézuélienne et des provinces de Varinas et d'Apure ; les principaux articles d'exportation sont le café et les peaux de bœuf et de daim. — Mérida, capitale de la province de ce nom, ville de 6,000 hab. — Nouvelle-Providence, grand village situé à 200 kilomètres de Bolivar, dans la région aurifère. — Nutrias et San- Fernando, petites villes commerçantes sur l'Apure. — Truæillo, capitale de la province de ce nom. — Valencia, capitale de la province de Carabobo, ville de 15,000 hab., près d'un lac auquel elle donne son nom. — Varinas ou Barinas, capitale de la province de ce nom, ville de 12,000 hab. ; son tabac est renommé.
Races et langues. — La population se compose de créoles ou descendants d’Espagnols, qui forment le quart des habitants, — de Cholos, de mulâtres et de Zambos, qui forment plus de la moitié de la population, — d'Indiens civilisés et chrétiens! (260,000), de nègres libres (40 à 50,000) et d'Indiens sauvages (50,000).
L’espagnol, plus ou moins altéré, est la langue dominante. Les Indiens, qui appartiennent à la race guaranie ou caraïbe, parlent de nombreux dialectes. Parmi les tribus, nous citerons les Caraïbes, dans le bassin du Cuyuni, les Maypures, à l'Ouest de l'Orénoque, aujourd’hui chrétiens, les Ottomaques, dans les Llanos entre la Meta et l’Apure, sauvages abrutis qui ont l'usage de manger de la terre glaise.
Statistique. — La population de la république de Venezuela est de 1,565,009 hab. — Le revenu est de 12 à © millions ‘de fr., et la dette de 115 millions de fr. — L'armée compte 10,000 hommes, et la marine 2 frégates à vapeur et 4 goëlettes.
Historique, — La république de Venezuela faisait partie de la vice-royauté de la Nouvelle- Grenade, où elle formait l'audience de Caracas ou de Venezuela? ; elle se rendit indépendante de l'Espagne en 1818, et fit partie de la république de Colombie de 1819 à 1829; à partir de cette dernière année, elle a formé une république particulière.
1 Dans la vallée de l'Orénoque.
# On désignait aussi l'audience de Caracas sous le nom de Terre-Ferme.
$ 4. Guyane!.
On donne le nom de Guyane à la grande région comprise entre l'Atlantique et l'Orénoque, au Nord; le Cassiquiare, à l'Ouest ; le Rio Negro et l'Amazone, au Sud. C'est une haute terre montueuse, couverte par le système de la Parime, arrosée par de nombreux cours d'eau et présentant partout d'impénétrables forêts, interrompues çà et là par des Llanos. Toute la zone littorale, peu large, est plate, basse et d'une grande fécondité, mais souvent marécageuse et malsaine. Cet immense territoire est divisé en 5 parties :
La Guyane espagnole, à la république de Venezuela;
La Guyane anglaise,
La Guyane hollandaise,
La Guyane française,
La Guyane portugaise, à l'empire du Brésil.