TYPE NOIR
Les caractères généraux des races nègres sont : le crâne prognathe!, le front déprimé et arrondi, la tête comprimée vers les ternpes, le nez large et épaté, les lèvres très-grosses, la bouche très-grande, les dents placées obliquement et en saillie, letout formant un museau allongé, la peau noire, huileuse et veloutée, les chereux laineux, frisés ou crépus ?. Les individus de race noire sont généralement peu intelligenis, féroces, laids5, mal constitués, lymphatiques et se distinguent par une odeur spéciale et désagréable.
Le type noir comprend cinq races principales :
La race nègre,
La race cafre,
La race hottentote,
La race éthiopienne,
La race des nègres océaniens.
|. Race nègre.— Les peuples de race nègre habitent le Soudan, une partie de la Sénévambie, la Guinée, le Congo, le pays des Damaras et une grande partie du plateau de la haute Afrique, comprenant : le bassin du haut Zambèze, le bassin du haut Congo, le bassin du Tanganyika, la région des Grands Lacs, une partie du bassin du haut Nil Blanc, le Zanguebar, la vallée du Tioge# et la capitainerie de Mozambique au N. du Zambèzeÿ.
Les peuples de race nègre sont divisés en tribus nom:reuses qui présentent des caractères très-variés. Ils vivent à l'état sauvage, livrés à toutes sortes de superstitions, et gonvernés par des chefs d'une prodigieuse féro-
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! Cette disposition résulte du prolongement des os inalaires et de la mâchoire inférieure; le front veuule et l'occiput s'agrandit,
* Ilest cependant bien constaté par Le microscope que le cheveu d'apparence laineuse du nègre et la laine de l'animal ne sont pas semblables.
5 La laideur est surtout grande dans les types inférieurs ; chez les Aschantis et les Dahomans, les classes supéricares ont de beaux traits,
4 Affluent. du lac Ngami.
8% Le Zambèze, entre la cataracte Victoria et la mer, sépare la race nègre de la race calre,
cité, dans le Dahomey par exemple. Les nations nègres les plus remarquables sont : en Guinée, les Aschantis et les Fantis, moins laids et plusintelligents que les autres peuples de cette contrée, — et, dans la Sénégambie, les Yolofs ou Ouolofs' et les Mandingues, grands, beaux et intelligents.
C'est la race nègre de Guinée qui a fourni presque tous les esclaves des colonies: européennes dans l'Amérique. Sous l'influence de milieux physiques ét moraux différents de ceux auxquels elle était soumise en Afrique, en deux siècles la race nêgre s'est modifiée assez profondément aux États-Unis, dans les Antilles et au Brésil, pour y former une sousrace distincte de la race pure?. Les traits se sont modifiés; la peau n'est plus veloutée comme en Afrique; les cheveux ne sont plus aussi crépus ; la forme du crâne se rapproche de la forme du crâne des blancs d'Amérique ; la face perd le caractère de museau : les pommettes ne sont plus aussi saillantes, les lèvres aussi épaisses. Le sang du nègre africain est plus noir, plus épais et d’une circulation plus lente que celui de l’européen ; en Amérique, le sang du nègre est devenu plus fluide et moins foncé. Malgré les précautidns prises pour Ces les esclaves dans le plus complet abfutissement, l'intelligence de la race nègre-américaine s'est notablement développée.
Dans tout le nouveau monde, la race nègre s'est mêlée aux blancs et aux Indiens, et a formé de nombreux métis, appelés mulitres et Zambos.
Il. Race eafre 5. — La race cafre peuple la Cafrerie anglaise, la Cafrerie, la colonie de Natal, le pays des Zoulous, la capitainerie de Mozambique au S. du Zambèze, le pays des Betjouanas, le pays des Makalolo et des Matebele, dans le bassin du haut Zambèze et le bassin du lac Ngami. On rattache à la race cafre les Malgaches (Madagascar), noirs mêlés de Malais et d'Arabes.
Les Cafres ou Zoulous sont moins noirs et moins laids que les nègres guinéens: leurs traits sont plus réguliers: leur face est moins proéminente; ils sont bien constitués, robustes et intelligents ; ils vivent à l'état nomade, inais plutôt à l'état sédentaire ; ils ont des villages, cultivent la terre, élévent des
! Les Ouolofs sont des négres peutsètre lortement imèlés d'éléments berbères,
2 (A, Quarneraurs, Unité de l'espèce Erumaine, p. 222.
5 Catre vient de l'arabe Kafir, païen, iatidèley ils s'appellent Zoulous,
bestiaux et saventitravailler les métaux. Les Cafres sont trésibraves et aiment la guerre; leurs instincts sont cruels, comme ceux de
| tous les sauvages, et ils ne se soumettent
pas à la servitudé avec docilité, comme les négres. En général, la couleur des Cafres varie du jaune-brun-foncé au jaune-brun-clair, comme chez les Malais, et le type de cette race passe insensiblement au type malais, de la côte d'Afrique à Madagascar.
Les principales tribus sont : les Amakosas!, dans la Cafrerie; les Zoulous ou Amaxoulous, au N. de la terre de Natal: les Betjouanas?; les Bakalaharis, dans le désert de Kalahari, débris d’une nation congénère des Betjouanas5. Les Bakalaharis forment une race timide et offrant de grandes ressemblances avec les nègres de l'Australie, ayant comme eux des membres très-inaigres et grêles et uu abdomen très-proéminent.
Ill, Race hottentote, — {est le raneutt le plus dégradé du type noir ; les Hottentots ont le museau très-allongé, le visage triangulaire et finissant en pointe, les lèvres très-grosses, le nez très-large, les cheveux très-laineux, les pommettes très-saillantes et surmontées d’un front très-déprimé; ils sont petits4, laids, sales, très-peu intelligents, fort misérables, mais doux et simples. Un caractère physiologique particulier à la race hottentote est, chez la femme, le développement des fesses® et le prolongement considérable des nymphes. La couleur des Hottentots est jaune-brun plus où moins foncé.
Les Hottentots ou Quaïquas peuplent l'extrémité $.-0, de l'Afrique australe; leurs principales tribus sont :
Les Namaquas, sur la rive droite du fleuve Orange inférieur,
Les Coranas, sur la rive droite du fleuve Orange supérieur,
Les Boschismans, au S. du lac Ngani.
Les Namaquas et les Coranas offrent le véritable type physique et moral des Hottentots ; ces tribus vivent en nomades avec leurs nonibreux troupeaux de bœufs et de moutons sur
y a parmi eux des chefs d'un noir gris conti les Abyssins, et d'un type qui se rapproche de celui de ce peuple.
* Beaucoup de Betjouanas ont les cheveux roux,
* Suivant Livingstone.
‘ La taille moyenne des Hottentots est de À ntétre st cent, Ce soht les hominies les plus petits; ils ont en ttoyenne 2 cent, de moins que les Lapons.
5 Produit par d'énormes loupes graisseuses situés au croupion, au-dessus des muscles fessiers.
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les rives du fleuve Orange. Les Boschisinans {hommes des buissons), réduits à un état trèsmisérable par la haine de tous leurs voisins (Coranas et Cafres), sont complétement abrutis, dégradés, et ne vivent guère que de pillage ou de chasse,
Une des tribus des Hottentots, les Griquas, descend du mélange des Hollandais et de femmes hottentotes, auxquels se sont joints un assez grand nombre de Hottentots chrétiens. Ils sont chrétiens, ont un gouvernement régulier et vivent de la vie agricole et sédentaire.
IV. Race éthiopienne. — La race éthiopienne, issue du mélange d’une race noire et de larace sémitique, habitetcute l'Afrique septentrionale; elle se divise en cinq familles de peuples noirs, bruns ou brun-rouge, dont les traits s'éloignent compiétement de ceux du Lype guinéen pour se rapprocher des traits du type blanc. Ces einq familles sont :
1° Les PEUPLES INDIGÈNES DE L'ÉGYPTE ET DE LA NustE, comprenant :
Les Coptes{ et une partie des Fellahs égyptiens ?;
Les Barabras ou Kenous 5,
Les Bicharis ou Bedjaouis,
Les Kababich,
Lestribus de la Bahioudia,
Les Ababdeh de l'Égypte orientale ;
en Nubie,
2 Les Bersères#, descendants des anciens Libyens, Numides, Gétules, Garamantes, Maures, etc., comprenant :
Les Amazighes du massif de l’Atlas marocain,
Les Schellouks du Sahara marocain,
Les Kabyles et les Chaouïas de l'Algérie 5,
Les habitants des oasis du Sahara algérien et tunisien,
Les Zouaves de la régence de Tunis, Les Adems de la régence de Tripoli,
.! Les Coptes de l'Égypte descendent des anciens Egyptiens, dont ils ont conservé en partie le type, la vouleur et la langue; mais ils ont été mêlés aux l'erses, aux Grecs, aux fomains et aux Arabes. Les anciens Égyptiens appartenaient à une race brunrouge, issue du mélange des nègres et de nations du type blanc,
? L'autre partie des Fellahs se compose d'Arabes sédentaires et agriculteurs,
* Appelés Noubas par les Arabes, C'est une belle bopulation, surtout dans le Dongolah, et qui a con servé le type et la couleur des anciens Égyptiens.
* Les Berbères sont trés-mêlés d'éléments arabes ul nègres; c'est chez les Touaregs et les Schellouks que se retrouve le type le plus pur de lu race,
5 Une partie des Schellouks, des Amazighes et des Uhaouïas sont blonds ou roux, ont les yeux bleus, le leint clair, le type européen, el descendent probablemont des Vandales,
ETHNOGRAPHIE
Les habitants des oasis du Sahara, du Fezzan et de l'Égypte,
Les Touaregs et les Tibbous !,
Les Foulbé? du Soudan et de la Sénégambie, mèlés à des éléments étrangers, peutêtre malais,
Les Maures du Maroc, de l'Algérie, de Tunis, du Sahara occidental et du Sénégal, Berbères mêlés d'éléments arabes et nègres,
Les anciens Guanches des Canaries, aujourd’hui détruits5 ;
3° Les Érmioriens noirs 4 de la région du haut Nil Blanc, du Takalé, du Kordofan, du Bertat et du Fazoki ;
4 Les Agyssns ou Érniopiens (Abyssinie, Kaffa, Enarea), très-belle race noire ou bronzée, et dont le type est presque semblable à celui des Européens ;
5° Les GaLzas ÿ ou Ormas (pays des Gallas, quelques parties de lAbyssinie, du Kaffa, de l'Enarea, parties occidentales du Zanguebar, Djaga). — Les Vouahoumus de la région des Grands Lacs et du bassin du Tanganyika sont de race galla.
On rattache à la race éthiopienne :
Les Adels ou Danakils, et les Somaulis ou Soumal, mélange de Gallas et d’Arabes, aux traits fins, mais de couleur brun-rouge et aux cheveux crêpus;
Les Souahilis du Zanguebar, métis issus d'Arabes et de Cafres (le type éthiopien prédomine dans ces trois nations) ;
Les Fougn ou Foungi du Sennaar, mélange d'Arabes et d'Éthiopiens ;
Les Noubas du Kordofan, les Bari et les Dinka de la vallée du haut Nil Blanc, races métisses, provenant du mélange des nègres et des Éthiopiens.
V. Races des nègres océariens. — Les races sont au nombre de trois prineipales :
Les nègres océaniens, appelés aussi pélasgiens ou australiens, Les Papous, Les Alfourous.
Ces diverses races, presque toujours comfon dues entre elles et fort méèlées les unes anx
! Les Tibbous sont très-mêlés d'éléments négress
* Appelés aussi Peuls et F'ellatahs. Les Foulbé sont bruu-rouge ou cuivrés et d'un très-beau Lype, qu'ils doivent au sang arabe.
5 Ils appartenaient an type Pond de la race be bére ; leurs cheveux étaient roux et leur langue avait les plus grands rapports avec celle des Schellouks
- Les Canarieñs de nos jours, issus du mélange de Guanches et des Espagnols, ont conservé en grandi partie la physionomie des anciens Guanches.
4 Plus ou moins mêlés à la race negre.
# Les Gallas sont trés-rapprochés des Abyssins,
autres, paraissent être les débris de races primitives et vaincues qui ont occupé autrefois plus d'espace.
4° Les NÈcres océANIENS habitent l'Australie,
ut ils sont peu nombreux! . Ils sont tout à fait noirs, petits, faibles; ils ont souvent les formes grèles, la tête grosse avec une barbe et une chevelure très-touffue ; leur crâne ne présente pas la disposition prognathe des nègres guinéens. Îls sont assez intelligents, bien qu'on ait dit le contraire, et très-aptes à la civilisation; on les emploie avec succès comme bergers et ouvriers. À l'état sauvage, ils sont abrutis et dégradés par l'extrême misère à laquelle ils sont réduits.
Les nègres océaniens constituent la population primitive de Bornéo, des Philippines, des iles de la Sonde et des Moluques. Les Malais, vonquérants de ces îles, les ont refoulés dans les montagnes, où ils sont réduits à la dernière barbarie. Ils peuplaient aussi autrefois les deux presqu'iles indiennes?, et peut-être la Chine méridionale ; ils y ont été détruits par les races conquérantes, par les T'amouls dans l'Hindoustan, et par les Chinois et les Malais dans l’Indo-Chine 5. Leurs débris se retrouvent cependant dans l’'Hindoustan (dans les Ghâts orientales), où il y a encore quelques tribus noires très-sauvages, les Chenchwars, par vxemple.
Les Sakalaves de Madagascar semblent aussi appartenir à cette race, qui aurait peuplé jadis tout le pourtour de la mer des Indes, entre l'Afrique australe 4 et la Nouvelle-Guinée.
2 Les Parous 5 ont tout à fait le type nègre, le uez épaté, les lèvres très-grosses et une bouche bestiale, la face prognathe; ils sont très-laids, d’un brun-rouge très-foncé et quelquefois tout à fait noirs. Leurs tribus peuplent la Nouvelle- Guinée, le Nouvel-Hanovre, la Nouvelle-lrlande, la Nouvelle-Bretagne, la Louisiade, les îles Salomon, les Nouvelles-Hébrides, la Nouvelle-Calédonie et les iles Viti6, On retrouve
! Ils peuplaient autrefois la Terre de Van-Diémen, aù les Anglais les ont anéantis par un système de chasses et de tueries organisé ad hne.— Les Anglais ont aussi détruit en grande partie Les nègres de l'Australie, !
* On les retrouve encore dans les îles Andaman sous le nom de Mincopies.
5 [ls y ont été détruits par la conquête ou se sont mèôlés aux conquérants.
# Voy. p.78 ce qui a été dit sur les Bakalaharis.
% Pona-poua (cheveux frisés), Ce nom leur vient de a disposition de la chevelure à croitre par touffes, ve qui est le trait caractéristique de cette race nègre.
9 À la Nouvelle-Calédonie et aux iles Viti, les Papous se sont mêlés avec les Malais-Folynésiens ; aussi le type papou s'est modifié et a pris quelques-uns des traits de fa race malaie.
quelques tribus de cette race dans les montagnes de Bornéo, des îles Moluques, des iles Philippines et de la presqu'île de Malacca. Dans les îles Philippines, les Papous s'appellent /golotes où Negritos del Monte; ils ont été refoulés dans les montagnes les plus sauvages des Philippines par la conquête malaie. Dans la presqu'ile de Malacca, ils vivent aussi dans les montagnes et portent le nom de Semangs.
& Les Azrourous { constituent une race croisée issue du mélange des Papous et des Malais ; ils sont d’un brun-clair et assez intelligents. Leurs tribus habitent certaines parties de Bornéo, de Célèbes, des Moluques et de Mindanao.
Langues des peuples du type noir.
Les langues des peuples du type noir, encore peu connues, se partagent en cinq grands groupes :
Les idiomes des nègr'es,
La famille des langues de l'Afrique australe, Les langues hottentotes,
Les langues éthiopiennes,
Les langues des nègres océaniens.
Les innombrables idiomes des nègres paaissent former entre eux une grande fanille, mais varient de tribu à tribu.
La famillle des langues de l'Afrique australe comprend l’ensemble des idiomes très-rapprochés les uns des autres que parlent toutes les peuplades de race cafre, et auxquels se rattache la langue des Souahilis.
Les idiomes hottentots, différenis des langues cafres, ont des analogies remarquables avec les langues malayo-polynésiennes.
Les langues éthiopiennes se divisent en trois groupes :
Le groupe des langues parlées dans la Nubic, le Sennaar, le Kordofan, l’Abyssinie et le pays des Gallas, des Danakils et des, Someulis ? ;
Le copte, dérivant de l'ancien égyptien ct résultant du mélangé de l’ancien égyptien avec le greg et l'arabe ;
Le groupe des langu”s berbères.
Les langues des nègres océaniens ne forment qu'une seule famille, qui a de grandes ant. gies avec les langues dravidiennes.
Les différentes religions qui existent sur li Terre sont :
! Du portugais, af/ores, esclave, 2 L'arabe a exercé une votable influence sur le dunakil et le somauli,
Le / de l'Af de l'A
Le « sauvag
Le b
Le b paul, le les Tart mites,
La d au Jap
La da darins l'An-na
Le si
Guébre:
Bakou ; L’isl
la Russ Perse, l kestan, « ques pe une part tentrion:
tache à celie des Le ju toute la nombret magne, Le ch:
catholiqu sectes pr Le car de la Bav la France du Portu l'Anglete:
Du por lement,
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