COLONIES D AFRIQUE
En Afrique, maîtres de l'Algérie, nous exerçons le protectorat en Tunisie. Nous possédons en outre : le Sénégal, des établissements en Guinée, l'Ouest africain comprenant le Gabon et une partie du Congo, Obock, l'ile de la Réunion, Diégo-Suarez à Madagascar et le protectorat de cette grande tle.
Sénégal et dépendances- Situation : à 1069 lieues (8 jours) de Bordeaux.
Superficie : Nos possessions s'étendent de l'Océan au Niger sur une longueur de 1 465 kilomètres (distance de Paris à Madrid environ).
Population : 197 fi+4 âmes dans les pays annexés,sans comptercelle des pays protégés. Presque exclusivement des noirs, de diverses races.
Administration : Un gouverneur assisté d'un conseil colonial; un conseil général; un député; 4 conseils municipaux.
Divisions : 1° Le Haut Fleuve (de Matam à Bamakou) administré par un commandant supérieur : cercles de Bakel, Médine, Bafoulabé, Kita, et Bamakou.
2° et 3°. Le Fleuve, administré directement par le gouverneur : cercles de Saldé, Podor, Dagana, villes de Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque.
4° Les Rivières du Sud, administrées par un lieutenant-gouverneur : cercles de Kaolakh (Saloum), Garabane et Sedhiou (Gazamance), Rio-Nunez, Rio- Pongo, Mellacorée).
Produits : Arachides, gommes, sésame, bois de teinture et d'ébénisterie, peaux, caoutchouc.
Commerce: 47 216 466 fr., dont 29 116 479 fr. avec la France.
Le Sénégal, la plus ancienne de nos colonies (puisque des Dieppois s'étaient établis à Gorée dès le quatorzième siècle), mais dont la prospérité date surtout de l'administration du général Faidherbe, est avant tout une colonie de commerce; elle pourrait devenir aussi une colonie de plantations : mais son importance capitale est de nous ouvrir la porte du Soudan. 11 a suffi de 750 hommes dont 400 européens bien commandés, pour occuper Bamakou sur le Niger en 1883. Une ligne télégraphique relie ce poste avancé à Saint-Louis. Un chemin de fer a été construit récemment de Saint-Louis à Dakar.
EtaltllMements île Guinée.
Nous possédons dans la Guinée septentrionale, sur la Côte d'or, depuis 1813, des comptoirs à Grand-Bassam et à Assinie ; sur la Côte des esclaves : le protectorat de Porto-Novo depuis 1863, les postes de Grand-Popo, Agoué, Petit-Popo et Porto-Seguro, créés de 1857 à
Le commerce consiste en importation de liqueurs, vins, tissus, poudre, etc. (près de 4 millions de fr.), en exportation d'huile et d'amandes de palme (6 millions et demi).
■/OucHt africain.
Ce vaste territoire, a une superficie de 670 000 kilomètres carrés, soit 140 000 kilomètres de plus que la surface de la France. 11 comprend l'ancienne colonie du Gabon, et le territoire du Congo français, exploré par M. Savorgnan de Brazza.
Le Gabon, occupé en 1839, est resté, malgré son étendue (50 000 kilomètres carrés, — le dixième de la France) et la richesse de ses produits, une colonie improductive pour nous. Sa capitale Libreville, n'est qu'une bourgade. Son commerce qui est en grande partie entre les mains de maisons étrangères ne dépasse pas 9 millions de francs, dont 427 565 francs -eulement avec la France.
Le Congo français, couvert d'immenses et riches forêts, habité par des peuplades noires