‹ Géographie géneraleChapitre 188 sur 376 · SUÈDE · texte numérisé non relu

SUÈDE

NOMENCLATURE POLITIQUE

Superficie. — 450 574 kil. car. (France: 529 000).

Population. — 4 millions l/2d'hab. (France : 3tf millions). (10 hab. par kil. car. — Fr.: 71).

Divisions administratives. — Il y a trois grandes divisions : le Norrland, — la Suède propre, — la Gothie. — Ces grandes divisions sont subdivisées en 25 préfectures.

Budget de l'État. — 110 millions de francs. (France: 3 milliards et demi ;— Paris: 410 millions).

Dette publique. —325 millions. (France:

20 milliards.)

Armée.— 150 000 hommes. (France: 1 million 800 000).

Marine militaire. — 11 cuirassés (France: 70).

Principales villes. — Stockholm (200), port militaire et de commerce, capitale du royaume (distance de Paris: 500 lieues); — Gœtheborg (80), sur le Cattégat, le deuxième port de commerce de la Suède; — Malmœ, port «le commerce surleSund; — Norrkœping.

Religion dominante. — Le luthéranisme.

NOMENCLATrnr: économique

Extraction du minerai de fer. — 800000

tonnes (France: 3 million-).

Presque tout ce fer est tiré des mines de la Dalécarlie ; il est réputé un des meilleurs du monde.

Commerce extérieur. — 722 millions de francs (France : 10 milliards),

Commerce avec la France. — 09 millions.

Mouvement des ports. — 5 millions de tonneaux (France: 20 millions).

Tonnage de la marine marchande. — 560 000 tonneaux (France : 1 million).

Chemins de fer. — 6 600 kil. (France:

Suite du texte de la p. 119.

C'est un Scandinave, l'intrépide capitaine Nordenskiold, qui a parcouru le premier, en 1879, le passage du Nord-Est (p. 43).

352. Danemark actuel. — Quant au Danemark, privé de sa marine en perdant la Norvège, dépouillé par la Prusse, malgré une résistance héroïque, de ses provinces agricoles du Holstein et du Sleswig, il est réduit au nord du Jutland et à ses îles ; il ne doit de vivre encore qu'à la rivalité de l'Allemagne et de la Russie sur la Raltique, et au désir des nations européennes de ne pas abandonner le Sund aux mains d'une puissance redoutable.

Du moins, dans ses étroites limites, donne-t-il au monde le spectacle d'une nation qui sacrifie ses principales ressources à son instruction et au développement de la science. Nulle part la moyenne intellectuelle n'est plus élevée que dans le Danemark, et les établissements scientifiques de Copenhague sont de véritables modèles : c'est une gloire qui vaut bien celle des armes et des conquêtes.

353. La. culture populaire dans les pays Scandinaves. — Cette sollicitude pour les choses de l'intelligence est d'ailleurs partagée par les deux autres États Scandinaves. Elle s'explique en partie parle climat qui interdit pendant une grande partie de l'année tout travail au dehors et retient le paysan norvégien ou suédois dans la maison. Le grand développement de l'instruclion primaire dans les pays Scandinaves y a favorisé rétablissement d'un régime très libéral où la représentation nationale a toujours le derniermot. Malheureusement les rigueurs du climat ont, en même temps que le goût de l'instruction et de la lecture, développé celui de l'alcool, et il a fallu des lois spéciales pour réagir contre un mal qui allait bientôt devenir un fléau : il parait aujourd'hui vaincu. Des associations philanthropiques onL obtenu le monopole do la vente de l'eau-de-vie en détail a condition de ne retirer aucun bénéfice de celle vente et d'en verser le produit aux caisses publiques, foin d'encourager l'ivrognerie, elles s'efforcenl de la limiter.

PAYS SCANDINAVES

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