‹ Géographie géneraleChapitre 271 sur 376 · III. COLONIES ALLEMANDES · texte numérisé non relu

III. COLONIES ALLEMANDES

L'empire d'Allemagne a pria officiellement possession des côtes Nord-Est de la Nouvelle- Guinée, de l'archipel Bismark [an&Noui

et «1rs plus Importantes des iles Saloiiiiin. il cherche à établir Bon protectorat dans 1rs lies Samoa Les maisons de commen s allemandes sont nombreuses dans le Pacifique»

IV. COLONIES DES ÉTATS UNIS Les principale! Ues occupées par les ;

Unit sont :

1* Les Mes de Brook et quelques autn à l'ouest des Iles Sandwich :

2« Sens l'équateur, quelques-unes di Gilbert, les Iles Phénix, et les Walker etc.;

3* Au Mord « > 1 1 . - ~ t de l'archipel français de Taïti, les Ues Tonga tin •>.

OCÉANIE

V. ILFS SANDVICH (Royaume indépendant de Havaï) Superfioie — 18M6 kil. car. (France :

Population. — 80000 hab. (France : 38 millions).

Ville principale. — Honolulu, capitale du

Mit'.

Principal produit. — Le sucre.

Commerce extérieur. — 00 millions de

i i ince 10 milliards).

Tonnage de la marine. — 10 000 tonneaux

B : I million).

Chemins de fer. — ni kil. (France : 32 000).

Voir le chapitre sur la Distribution générale des terres océaniennes (p. 171 et 172).

IVoirvelIe-Gulnéc et itrelii-

pela voisins. — Les terres qui forment à l'Australie une bordure insulaire analogue à celle des côtes orientales de J'Asie sont généralement très élevées, et, si l'on en excepte la Nouvelle-Zélande située à peu près aux antipodes de l'Espagne, c'est-à-dire dans une région tempérée, elles présentent un aspect tropical très prononcé.

La plus vaste de ces terres est la Nouvelle-Guinée; c'est là que se trouvent les hautes montagnes dont la principale cime, le mont Owen Stanley, dépasse 4000 mètres. Fuis viennent des lies assez vastes et allongées en chapelet vers Je Sud-Est : V 'irelle-Bretagne ou archipel Bismark, archipel Salomon et Nouvelles-Hébrides.

L'une des Salomon renferme un volcan qui a 3000 mètres. Toutes sont couvertes d'une admirable végétation et renferment Probablement de grandes richesses miné- ; mais elles sont peuplées d'anthrol> \phages : les Allemands ont pris possession des trois plus grandes.

Les Hollandais, les Anglais et les Allemands se sont établis à l'Ouest, à l'Est et .•m Nord-Est de la Nouvelle-Guinée.

Les Nouvelles-Hébrides sont convoitées a la fois par les colons anglais de l'Australie et par les Français établis dans la grande île voisine de la Nouvelle-Calédonie. 1 i ux-ci y dominent actuellement, bien qu'on traite conclu avec l'Angleterre n'en permette pas l'annexion.

*~~ Nouvelle-Calédonie. — La

Nouvelle-Calédonie n'est guère connue

que comme colonie pénitentiaire fran-

: on sail que les forçais y sont dé-

en grand nombre dans la presqu'île

■ t surtout dans l'Ile des Pins.

• e qu'on connaît moins ce sont les grandes espérances qui s'attachent à cette i olonie, grâce à la fécondité et n la $e minérale de Bon sol, grâce surtout .1 l'initiative hardie des colons qui l'ha- ! li ni au nombre de 7000. Le port de \ uméa <-si déjà très actif, les principaux objets d'exportation .sont le cuivre et le nickel.

Nouvelle-Zélande. — La

borne méi id'u nale de la ceinture insulaire de l'Australie est formée par la Nouvelle- Zélande, colonie anglaise depuis 1840.

Cette colonie a eu un développement jilus rapide encore que celles de l'Australie. II y a déjà plus de 500 000 habitants d'origine européenne, et les Maoris indigènes ne tarderont pas à disparaître comme les Australiens, bien qu'ils appartiennent à une race plus élevée. La ville principale, bunedin, a 43 000 habitants.

Plusieurs causes contribuent à la prospérité extraordinaire de cette jeune colonie. Comme l'Australie, elle recèle beaucoup d'or; comme elle et mieux qu'elle même, elle offre pour Yélevage des moutons et des bêtes à cornes de vastes pâturages, que son climat insulaire n'expose jamais à de désastreuses sécheresses.

Enfin et surtout, elle se prête beaucoup mieux à la culture des céréales et elle est destinée à jouer à l'égard des villes australiennes de Sydney et de Melbourne le même rôle que les Etats-Unis et l'Hindoustan à l'égard de l'Europe: elle les approvisionne déjà de blé.

vw^ Archipels dispersés. — Au delà de cette bordure de grandes îles que leur disposition géographique rattache directement au continent australien, les pctiles îles dispersées dans le Pacifique sont destinées surtout à servir de stations aux navires qui le traversent.

Les plus importantes pour le moment sont le groupe volcanique des îles Havaî, étape de la route de San-Erancisco au Japon. Leur indépendance nominale, sous un roi constitutionnel, ne les empêche pas de subir l'influence prépondérante des Etats-Unis.

Ceux-ci ont aussi planté leur pavillon sur un certain nombre des archipels plus méridionaux qui sont sur la route de San- Francisco et de Panama à l'Australie, à la Nouvelle-Calédonie et à la Nouvelle- Zélande.

Mais, de ce côté, les plus importantes stations sont les îles Samoa où les Allemands tentent de s'établir officiellement, les iles anglaises de Viti et les archipels français des Marquises et de Taîti. L'excellence du port de Taïti en fera peut-être Yélape la plus importante du Pacifique, lorsque le Canal de Panama aura été creusé.

La faune de la Nouvelle- Guinée. — Cette

P' ih'I" île ,i beaucoup d'analogies avec l'Australie, à I iquelle elle semble se rattacher par sa constitu-

1' 'illogique. Gomme en Australie les groupes

les plus élevés des mammifères y font complètement défaut. Cependant on y trouve le cochon, mais il a dû être importé des grandes îles de Pareil wl Malais. Parmi les kangourous néo-guinéens

espèce présente cette particularité qu'elle s'est

modifiée A la longue pour vivre dans les arbres. I perroquets sont nombreux. L'animal le plus

f 'quable et tout a fait particulier à l'île est

,<,, ,/,, Paradis .' aucun n'a de plus riches cou- ' par un contraste singuliers il ne vit que indes les plus élevées et les plus saudes monts Arfak.

Race*» «le l'Oeéanie.

Les Malais. — Le plus élevé des types océaniens est le type malais.

La langue des Malais s'est répandue au loin et ses dialectes prédominent de Madagascar aux îles de Pâques: mais la race malaise ne dépasse guère les limites de l'archipel qui en a reçu le nom de Malaisie.

Elle se partage en deux branches distinctes quoique rapprochées par des croisements.

La première est la branche ma/aise proprement dite originaire de la presqu'île de Malacca (Asie) ; elle a peuplé les côtes des îles de la Sonde; la seconde est celle des Indonésiens qui occupent l'intérieur de Sumatra, Bornéo, Celèbes, les Moluques. ,

Les uns et les autres ont été profondément modifiés par l'influence du brahmanisme, du bouddhisme, du mahométisme, envoyés successivement de l'Inde. Les Indonésiens, les moins avancés en civilisation, comme les Battaks de Sumatra ou les Dayaks de Bornéo, sont aussi restés de race plus pure.

Ce sont à la fois des civilisés et des barbares; agriculteurs, groupés en tribus autonomes et en familles biens constituées, ils sont pourtant à peine vêtus, et le cannibalisme n'est pas toujours le défaut des plus sauvages.

Les Polynésiens. — Partis des Moluques aux temps préhistoriques , les Polynésiens se sont répandus dans les lies Samoa, Tonga et Fidji, et, de là dans les archipels orientaux jusqu'aux îles de Pâques et dans la Nouvelle-Zélande, où ilsnesontétablisque depuis le quinzième siècle.

Plus clairs de peau que les Indonésiens et surtout que les Malais, ils ont poussé au dernier degré l'art du tatouage . Guerriers et cannibales avec passion, ils n'en sont pas moins relativement avancés en civilisation.

Ils ont une aristocratie et une religion fondée sur le polythéisme; navigateurs de premier ordre, c'est grâce à leurs embarcations capables de porter cent ou deux cents personnes qu'ils ont pu entreprendre des voyages au long cours, et s'étendre sur une aire immense. Ils ignorent l'art de travailler les métaux et l'argile.

Les Mélanésiens. — Au-dessous des Polynésiens viennent les nègres Océaniens ou Mélanésiens. On les divise en Négritos et en Papouas. Il y a des Négritos à Sumatra, à Timor, à lioméo, à Gilolo, aux Philippines.

Les indigènes des îles Andaman en ont conservé le type presque pur; ceux qui s'en rapprochent le plus sont lesfâtas des Philippines.

Ce sont des êtres gais et hospitaliers, qui ne connaissent ni la polygamie, ni l'anthropophagie; et vivent de chasse ou de pêche. La tribu est chez eux à peine constituée et leurs habitations ne sont que des huttes de branchages.

Les Papouas répandus dans la Nouvelle-Guinée et dans la première ceinture d'îles qui environne l'Australie, leur sont, suivant les régions, inférieurs ou supérieurs.

Ont-ils subi l'influence des Malais et des Polynésiens, ils en ont accepté les mœurs et appris les arts; sont-ils demeurés abandonnés à eux-mêmes, ils n'ont pas dépassé l'âge de pierre. Ce sont des anthropophages féroces. Comme les Négritos ils sont absolu-

Page 1