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DU SOUDAN

1° Les royaumes ?nahométans du Soudan central sont ceux de Ouadaï, — de Baguirmi,

— du Bornou et de Kanem, — de Sokoto, — d'Adamaoua, — de Gouandou, — de.Massina,

— de Se g ou.

Population totale. — Environ 32 millions d'hab.

Principales villes. — Jakoba (150 000 hab.), Kano, Sokoto, dans le Sokoto, — Kouka, dans le Bornou, — Bida, dans le Gouandou, — Tombouctou. ville sacrée et commerçante sur le Niger, dans le Massina.

2° Les royaumes nègres du Soudan sont ceux de Tombo, de Mossi, de Gourma, peuplés d'environ 3 millions d'hab.

Suite du Soudan

lion entre les deux fleuves. Il perd ensuite peu ;t peu de sa force, atteint à Tombouctou son plus bas étiage, et dans sa course vers le Sud, n'est pas assez puissant pour débarrasser son lit des écueils qui l'encombrent.

Mais bientôt, grossi par de nombreux affluents et surtout parle Binouê,i\ franchit sans obstacles sérieux la bordure des montagnes de Kong et forme alors un des deltas les plus vastes et les plus malsain* du globe, relié à une longue suite de marécages sur la côte de (minée septentrionale, vwv. Bassin «lu lac Tcua.il. — Le bassin du lac Tchad occupe le dernier quart du Soudan : situé u 244 mètres audessus de la mer, il a pour principal affluent, le Chari, encore mal connu, dont le délia s'agrandit sans cesse en repoussant le lac vers le Nord. Quand les eaux atteignent leur maximum de crue, elles se déversent par le chenal du Bahr-el-Ghazal dans une autre dépression située au Nord-Est, à 200 mètres seulement d'élévation, le Bodélé.

•wva. I*i*«>«luits «lu S«»u«lnn. — Le Soudan est sept uu huit fuis grand comme

la France, ses couches épaisses d'alhivions inondées périodiquement par de nombreux cours d'eau sont aussi fertiles que celles de l'Inde ou de l'Écyple.

Le riz, le coton, Yindigo y croissent à l'état sauvage; les graines et les fruits oléagineux, les arachides et les sésames y sont cultivés en abondance. La canne à sucre et le café y réussiraient admirablement. Des végétaux spéciaux et précieux comme Yarbre à leurre y couvrent des espaces immenses.

Le Soudan produit encore entre autres richesses : l'or en paillettes et en filons, l'ivoire fourni par les défenseâ des éléphants, par les dents des hippopotames, les plumes d'autruche, les peau*, de gazelle, etc.

^'w^. Peuples «lu Soudan. — Le Soudan est peuplé d'environ 40 millions d'habitants; la plupart sont des nègres qui exportent à l'état brut les produits de leur pays.

La barbarie décroît de l'Est à l'Ouest : aux véritables sauvages de VOuadaî, succè- j dent, près du lac Tchad, les peuples du Baguirmi et du Bornou qui, dès le seizième siècle, étaient arrivés à une civilisation relative. Puis, sur le Niger, s'échelonnent les États où se fait sentir l'influence de la domination des Pouls ou Peuhls et d'un mahométisme déjà quelque peu éclaire.

Mais les noirs de Y Achantis et duDahoim!/ près des embouchures du Niger ne sont guère plus avancés que ceux de l'Ouadaï. ^^ Colonies européennes. — Les caravanes qui apportent le sel. les dattes et les tissus du Sahara, remportent de la gomme, de la poudre d'or, des plumes d'autruche, des peaux tannées ou brutes et de l'indigo ; mais la grande ex- \ portation se fait parlescôtes et elle est entre les mains des Européens.

Les Anglais se sont emparés du monopole du commerce sur le bas Niger, ils le surveillent par leurs comptoirs du Lagos et de la côte d' Or, et les districl s populeux d'Abéokouta et de Coumassie sont un débouché pour leurs produits. Ils ont soumis les Achantis à leur suprématie politique. Ils ont enfin des établissements sur la côle de Sierra Leone et sur la Gambie. Les Américains ont envoyé leurs esclaves affranchis fonder sur les côtes de Guinée l'État déjà prospère de Libéria. Voici qu'à leur tour les Allemands s'établissent au fond du golfe de Guinée, sur les lianes du mont Cameroun. •^/wv. i HiptM t ik uee «le noti*e ét«»lilissciucut «lu Scueïal — C'est à la France et à ses établissements dans la région du Sénégal que parait surtout réservée la domination politique et commerciale du bassin du Niger.

Nous avons déjà construit un chemin de fer qui relie le port excellent de Dakar à Saint-Louis, et commencé la ligne de Médine à Bafoulabê qui longera la partie du Sénégal coupée par des chutes et des

LE SOUDAN

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rapides; notre pavillon a été planté à Bamakou sur le point du Niger le plus voisin du haut Sénégal. Les deux fleuves sont reliés par des forts et une route à pou près carrossable.

Saint-Louis est le siège d'une exportation considérable fournie par la seule colonie du Sénégal : il est destiné à devenir l'entrepôt du Soudan occidental et le grand débouché de l'industrie française

en Afiique. La lièvre jaune est notre seul ennemi sérieux dans ces contrées.

^^a. Conclusion. — En résumé, le Soudan ne diffère du Sahara que par ses conditions climatéHques : c'est une des régions les plus riches du globe, mais que ses populations sont incapables d'exploiter. Ses produits sont exportés à l'état brut surtout par les comploirs européens des côlcs de Sénégambie et de Guinée, et

notre situation au Sénégal nous assure une part considérable dans ce trafic.

Noire politique n'est pas d'annexer des États barbares difficilement gouvernables mais de nouer avec eux des relations commerciales; d'encourager les plantations, de répandre l'usage de notre langue, et en môme temps do réprimer sévèrement toule entreprise contre la sécurité de la grande route du Sénégal au Niger.

AFIUUUE.

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