L'ATMOSPHERE ET LES CLIMATS
~w> L'air. — Le globe est environné d'une atmosphère ou couche d'air dont l'épaisseur est évaluée à plus de 100 kilomètres. L'air se compose surtout d'un mélange ftoxygène et iY azote, avec une petite quantité d'acide carbonique et de vapeur d'eau.
Il alimente la vie à la surface du globe : l'oxygène sert à la respiration des animaux; l'acide carbonique, l'azote à la nutrition des plantes; la vapeur d'eau empêche l'universelle sécheresse et l'universelle destruction.
/w^ Les vents alizés. — L'air n'a pas partout la même température.
A l'équateur il est plus chaud et tend à s'élever ; aux pôles, il est plus froid et tend à s 'abaisser; il s'établit ainsi entre l'équateur et les pôles un double échange d'air, un double courant, atmosphérique, analogue aux courants marins. C'est ce que l'on appelle les vents alizés.
Si la terre était immobile, ces vents souffleraient directement du nord au sud, ou du sud au nord, mais le mouvement de rotation du globe les infléchit comme les courants maritimes, et ils soufflent du sud-est ou du ?iord-est.
Entre le double domaine des alizés de l'hémisphère nord et de l'hémisphère sud s'étend, sur toute la rondeur du globe, la région des calmes équatoriaux, calmes, d'ailleurs, relatifs.
~s™- Contre -Alizés. Moussons. — L'air accumulé à l'Equateur par les vents alizés, s'échauffe, se dilate, s'élève, forme une sorte de protubérance autour de la planète, puis s'épand en deux grandes ondes vers les deux pôles. Ce contre-courant qui, en s'abaissant progressivement, atteint la surface et entre alors en lutte avec l'alizé est dévié comme lui par la rotation de la Terre; mais inversement, il souffle du sud-ouest, dans l'hémisphère
nord, et du nord-ouest dans l'hémisphère sud. En regagnant le pôle, il alimente en quelque sorte la source de l'alizé et ainsi s'achève la circulation des courants aériens. Mais ces directions générales subissent une foule de déviations particulières : les plus importantes sont les moussons qui soufflent alternativement sur l'océan Indien, du nord-est en hiver, du sud-ouest en été, suivant que le soleil échauffe, vers l'un ou l'autre tropique, les plateaux de l'Afrique australe ou ceux de l'Asie.
~v^ Les brises de terre et «le mer. — La terre absorbe la chaleur et la laisse échapper plus vite que la mer. Aussi, pendant le jour, l'air qui est au-dessus de la terre s'échauffe-t-il plus promptement que l'air qui est au-dessus de la mer ; pendant la nuit, au contraire, l'air marin reste plus longtemps chaud que l'air terrestre. De là résulte un échange alternatif d'air sur toutes les côtes, entre le continent et Y océan : la brise de mer souffla Jt le jour, la brise de terre soufflant la nuit.
,ww Les tempêtes. — Sous les zones équatoriales, la chaleur du soleil pompe souvent dans la mer une quantité de vapeur tout à fait anormale; celle-ci se mélange à l'air et le rend plus léger, il s'élève alors rapidement, et l'air environnant, plus dense, afflue de tous côtés; de là des tempêtes terribles, des cyclones comme ceux qui ravagent si souvent les An tilles et l'île Bourbon.
^^ Rapports des elimats avec l'état de l'atmosphère. — Ces divers mouvements de l'air ont une grande influence sur les climats, qui sont loin de dépendre uniquement de la latitude; l'état de l'atmosphère peut modifier grandement l'action du soleil.
S'il y a beaucoup de vapeur d'eau dans l'air, celle-ci retient pendant la nuit la chaleur qui s'échappe de la terre, et empêche les froids excessifs ; s'il y en a peu, la chaleur rayonnante s'échappe librement de la terre dans l'espace, et la température tombe très bas. C'est la différence qui existe entre les nuits couvertes et les nuits pures; entre les climats maritimes et les climats continentaux.
,w^ Climats* maritimes. — Les climats
maritimes sont ceux des régions voisines de l'Océan, où celui-ci envoie par les vents beaucoup de vapeur d'eau : cette vapeur d'eau, invisible dans l'atmosphère, ou comi sous forme de nuages et de pluie, retient la chaleur, et maintient une certaine égalité de température entre la nuit et le jour, entre l'hiver et l'été.
La Norvège, réchauffée par les vapeurs du Gulf-Stream, est très habitable, tandis que, à la même latitude, le Labrador est absolument glacé.
Que la zone soit tempérée ou torride, la vie végétaleet animale s'y développera toujours, si le climat est maritime.
/wv/x Climats continentaux. — Une région a un climat continental, lorsque l'humidité de l'Océan n'y arrive point, soit parce que la mer en est trop éloignée (Asie centrale), soit parce que toutes les pluies tombent sur les hautes montagnes qui l'avoisinent (côte sud-américaine du Pacifique). La température est ordinairement élevée le jour [Sahara), mais basse la nuit, car rien n'empêche la terre de perdre la chaleur emmagasinée.
Un climat absolument continental est impropre à la vie animale ou végétale. Mais tous les climats continentaux ne le sont pas au même degré (Russie centrale, Bavière).
,wv Variété tles climats. — Les climats maritimes et continentaux sont des types généraux qui comportent une grande variété. La situation, Yaltitude, Y exposition, la végétation, ont sur le climat une influence non moins grande que la latitude et le voisinage ou l'éloignement de la mer. Ainsi la plupart des contrées voisines de la Méditerranée sont très sèches parce que cette mer n'est pas assez vaste pour donner naissance à de grandes quantité de pluie. Les hauts plateaux de la Cordillère, bien que placés sous l'équateur jouissent d'une température pnntanière, à cause de l'élévation du sol. Les hautes montagnes changent le climat d'un pays, suivant qu'elles arrêtent les vents froids ou les vents chauds. Les forêts exercent une influence modératrice analogue à celle de la mer.
M*: Blanc ALPES Massif central AlpesFrànçaises . „, ,
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Gironde"^ '■ Vallee,du Rhone ! Alpes Autrichiennes
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