IV. ÉTATS INDIGÈNES DE LA RÉGION DU CONGO
Les principaux États de cette partie de l'Afrique sont les royaumes de Mtésa (près de 3 millions d'hab.), — de Mouata Yamvo (1 million d'hab.), — de Kasongo (1 millions d'hab.).
Principaux objets d'exportation. — Ivoire, huile de palme, coton.
(Suite du Congo)
Il constata cependant qu'à Nyangoué, à 300 kilomètres environ du Tanganyika le cours du fleuve est rapide et large déjà de près de 2 kilomètres. Il reconnut en outre que l'altitude de Nyangoué est de i'10 mètres et détruisit ainsi l'hypothèse par laquelle Livingstonc supposait que le Louapoula rejoignait le Nil, car kGondokoro, le Nil est encore à oriO mètres d'élévation. Enfin il devina que le Louapoula devait être le cours supérieur du Congo.
•vwv Le t'oiiiio moyen. Stanley, <18T6-T'î'). — Stanley ,\ors de son second voyage, l'ut plus heureux que Cameron.
Après avoir établi que le Loukouga se déverse réellement dans le Louapoula, il quitta Nyangoué le 5 novembre 1N7P>; la rivière était réellement l'unique chemin praticable à cause de l'épaisseur des forêts qui la bordent et que hantent des hordes de cannibales. Sous l'équateur même, il manqua de périr dans une série de rapides qu'il a appelés cataractes Livingslone.
Arrivé au 2e degré de latitude Nord, il vit que le fleuve, après avoir coulé vers le Nord-Ouest, tournait au Sud-Ouest et le 8 août 1877 il atteignait le poste portugais d'Emboma au-dessous des chutes de Yellala, ayant parcouru 2 250 kilomètres, et reconnu, sur la rive gauche particulièrement, l'embouchure d'un grand nombre d'affluents considérables dont Cameron avait découvert les sources.
Il reste à explorer leurs cours moyen : grâce aux expéditions allemandes de Pogge et Lux (lsîo-76), de Schutt (1877-7!»), de Buchncr {\W-8i), de Von Melchow (1879- 80), dePoggeet Wissmans (1880-81), l'exploration portugaise de Capello et Ivens (1878- 79), les montagnes côtières au sud du Congo, le bassin du Couango, de la Cassai, affluents méridionaux du Congo, sont mieux connus, mais la géographie de la
région comprise entre le fleuve et le fie degré de latitude sud reste encore fort obscure.
vwv. I*» côte de Guinée* — L«e CongroËnférieur*. — Les Portugais sont établisdepuis longtemps au sud du Congo, à Saint-Paul de Loanda, à Benguela, à Mossamédès, au Nord à Cabinda, et ils se sont réservé le droit d'exercer leur influence dans les régions intérieures qui séparent l'Angola de la côte de Mozambique. La France qui possédait déjà le Gabon et le cours de l'Ogôoué, a pris pied dans îe bassin inférieur du Congo en occupant avec Savorgnan de Brazza l'Ouest africain. La dernière venue en Afrique, l'Association internationale africaine dont l'agent naguère encore était Stanley, s'est transformée en État libre, et elle a obtenu de la diplomatie européenne la possession presque complète du bassin du Congo.
Elle a créé des stations par le bas du fleuve et elle s'efforce de son côté de frayer une route entre la côte et celte gigantesque artère commerciale.
Pour la France, la position de YOgôoué est une excellente base d'opérations : les voyages entrepris par du Chaillu en 1856 et 1865, par le marquis de Compiègne en 1874, par Oscar Lenz en 1876, par Marche, Ballay et Savorgnan de Brazza de 1875 à 1*78, permettaient, il est vrai, d'espérer que des cataractes n'empêcheraient point les navires de remonter l'Ogôoué, et qu'on pourrait ainsi arriver aux affluents septentrionaux du Congo, en évitant les rapides de Yellala.
Si cette espérance a été en partie déçue, et si dans un second voyage (1880-1*82), Savorgnan de Brazza a constaté que l'Ogôoué n'échappe pas plus que les autres fleuves africains à la loi des cataractes, du moins il a reconnu la Licona et l'Alima, affluents septentrionaux du Congo, il a noué des relations avec les indigènes, il a planté notre drapeau au bord du grand fleuve. En 1883-85 il a étudié la route du Niari-Quillou. Il ne désespère pas d'ouvrir au commerce français une voie de pénétration dans le riche bassin de cette mer fluviale, en tournant son embouchure qui restera longtemps et peut-être toujours impraticable.
Le bassin du Congo et l'État libre. — f.e
bassin géographique du Congo est encore imparfaitement connu. Aussi les diplomates de Berlin se sont-ils abstenus de déterminer ses limites. Mais ils ont tracé sur la carte du Continent noir les frontières de ce qu'ils ont appelé le Bassin commercial du Congo. Il a été convenu que dans cet immense périmètre qui englobe une partie des possessions françaises, portugaises, etc., le commerce serait libre et ne pourrait être entrave par aucune barrière politique On s'est efforcé aussi de régler la question des limites de l'État libre; règlement tout provisoire, qui a déjà donné lieu à des contestations avec la France au sujet du cours de l'Oubangi. Jusqu'ici la création de l'Etat libre a moins profité aux Belges qu'aux négociants Anglais ou Allemands. Une clause interessanto do la convention porte que dan9 le cas où l'État libre viendrait à se dissoudre, la France aurait droit de priorité pour en l'aire l'acqui-