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VILLES HT ARTICLES

Nouveautés de Roubaix, de Fourmies, du Cateau.

Mérinos et flanellesde Reims, couvertures et molletons.

Draps fins de Sedan.

Tissus légers de St. -Quentin.

Draps fins de Louviers.

Draps pour l'armée et molletons de Mazamet.

Velours d'Amiens, — draps et lapis À'Abbeoille.

Draps d'Elbeuf.

Draps de Roanne.

Draps pour meubles. — Couvertures et molletons de Beauvais.

Draps communs de Vienne.

Tissus de Lisieux, de Vire.

Couvertures d'Orléans.

Il y a aussi quelques fabriques de drap importantes dans les départements de V Hérault (draps pour l'armée, à Lodève), — de Y Aude (draps communs de Carcassonne), — et des fabriques de tapis dans la Creuse (à Aubusson), — dans le Gard (à. Nîmes), — dans la Seine, (à Neuilly, près Paris).

Les manufactures nationales des Gobelins (a Taris) et de Beauvais (Oise), sans rivales en Europe, fournissent nos palais et nos musées de magnifiques tapisseries.

Carte de l'industrie de la Soie.

Tissus de soie, vw^ Généralités — La soie est fournie par la chenille d'un papillon désigné sous le nom de bombyx du mûrier, que l'on élève dans des établissements agricoles appelés magnaneries. Cette chenille, appelée communément ver à soie, bave, au moment de sa transformation en papillon, un liquide qu'elle file, et dont elle se forme une enveloppe appelée cocon.

L'espèce. d'étoupe qui recouvre le cocon proprement dit forme la bourre de soie. — Les fils du cocon, dévidés et réunis par trois ou quatre brins, forment, sous le nom de soie grège, une soie encore imparfaite. — Plusieurs fils de soie grège, tordus ensemble, forment la soie pure.

La soie pure est transformée en tissus (velours de soie et taffetas) à l'aide de métiers mécaniques dans les fabriques, ou de métiers à bras chez les particuliers.

Le métier à tisser à la Jacquard tire son nom d'un ouvrier, le lyonnais Jacquard, qui l'inventa en 1801.

■vwv Importation des soies grèges.

— Exportation des tissus de soie. —

Les départements du Midi, producteurs du mûrier sont ceux où se pratique l'élève du ver à soie (magnaneries). Ils ne fournissent qu'une partie de la soie nécessaire à notre fabrication. Ce qui nous manque nous vient de l'Italie, de la Chine, du Japon, de l'Inde anglaise. La valeur de la soie (en cocons ou en bourre) introduite en France, 350 millions deiïancsen moyenne, représente le chiffre le plus élevé de notre commerce, à l'importation, avec celui de la laine. Cette grande quantité de soie, filée, teinte et tissée dans nos fabriques, est ensuite réexportée dans toutes les contrées du monde (chiffre de l'exportation : 400 millions de francs).

Depuis J855, époque a laquelle ont commencé à sévir la pébrine et la flacherie maladies des vers à soie, la production des cocons en France a diminué de moite Cette production n'est plus actuellement que de 10 millions de kilogrammes de cocons

FRANCE. — GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE (INDUSTRIE

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Carte de 1 industrie du Coton.

/v.^- Comparaison avec l'étranger. —

La France excelle dans la teinture de la soie et la fabrication des tissus de soie. Y! Allemagne, l'Angleterre, les États-Unis, la Suisse, Vltalie elle-même, qui nous fournit tant de soie grège, ont une fabrication bien moins importante que la nôtre.

w.v Centres de l'industrie de la soie (voir la Carte). — Il faut distinguer les régions où l'on se livre à la préparation de la soie grège, occupation agricole, des centres de tissage, occupation industrielle.

Les principaux centres de préparation delà soie grège sont: le Gard, l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Var, l'Isère et les autres départements de la vallée du Rhône.

Parmi les principaux centres de tissage se place tout d'abord le département du RHONE (soieries de Lyon), où se trouvent les trois quarts des métiers à tisser la soie. Ensuite, mais à distance, viennent les départements de la Loire (rubans de Saint Etienne et de Saint-Chamond) et de Y Isère.

Quelques départements, bien qu'on ne s'y occupe pas de l'élevé du ver à soie, ni de la préparation de la Soie grege.se livrent cependant à l'industrie des tissus de soie ; tels sont : le Nord, la Seine (Paris), l'Indre-et-Loire (Tours), etc.

Tissus de coton.

„- Généralités. — Le coton est une espèce de duvet blanc qui enveloppe les graines de plusieurs espèces de plantes appelées cotonniers (fig. 59); ces plantes ne croissent que dans les pays chauds.

Le coton, comme la laine, subit dans nos filatures une série d'opérations destinées à le transformer en fil, puis en tissus (velours de coton, calicot, tulle, dentelle de coton, mousseline, percale, cretonne). — Le tissage an coton se fait sur des métiers mécaniques dans les filatures des villes et sur des métiers à bras dans les campagnes, où ce travail occupe une partiede lapopulation pendant lesmoisd'hiver. ~~r^. Comparaison avec l'étranger.

— La supériorité que la Fiance a acquise

(Pour la légende des n"s de départements, v. p. 46-J Carte de l'industi ie du Lin et du Chanvre.

pour les tissus de soie appartient, pour les tissus de coton, à l'ANGLETERRE. Alors que nous ne possédons que 5 millions de broches à coton, l'Angleterre en possède 41 millions, soit 8 fois plus que nous. — Les États-Unis, eux aussi, nous dépassent de beaucoup: ilsont un nombre de broches double du nôtre.

■uwv, Importation du coton, exportation des tissus de coton. — Nous achetons le coton brut dans les pays d'origine : ÉTATS-UNIS, Inde anglaise, Egypte, Turquie. — Parmi ces pays, les ÉTATS-UNIS nous livrent plus de la moitié du coton nécessaire à nos fabriques.

L'importation annuslledu coton brut est, avec celle de la laine brute, de la soie grège, des céréales et des bois, une des plus importantes : 200 millions de francs.

Mais, tandis que notre exportation de tissus de laine et de tissus de soie est le principal élément de notre commerce extérieur, celle des tissus de coton est moitié moindre. Notre fabrication, d'ailleurs très importante, est restreinte à peu près à la consommation intérieure et à l'exportation des cotonnades imprimées, recherchées pour le bon goût de leurs dessins.

On peut dire que le commerce des tissus de coton est monopolisé par l'Angleterre et par les États-Unis, qui encombrent, de leurs cotonnades tous les marchés du monde.

vwv Centres de l'industrie des tissus de coton (voir la Carte). — L'industrie des tissus de coton est centralisée dans les départements du littoral de la mer du Nord et de la Manche, dans le département des Vosges et dans celui de la Loire. Les départements de la Seine-Inférieure et du Nord comptent à eux deux la moitié des broches à coton de nos manufactures.

Les régions où l'on fabrique les fils et les tissus de coton ont pour principaux centres manufacturiers : Saint-Quentin, — Lille, — Amiens, — Rouen, — Fiers, — Tarare.

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