N° 'I. DU TRAITÉ DE PARIS, \S
Il n'entre pas dans le plan de ce livre de raconter la longue série de fautes , de revers et de trahisons qui amènent la ruine de Fempire de Napoléon , ni le brillant ensemble d'actes héroïques qui retardent sa chute. Il suffit de dire que , vaincue., écrasée , la France fut restreinte à ses limites de ^ 792 après la chute de l'homme qui avait reculé si loin les bornes de sa domination.
Le traité du 54 mai AS\A laissait à la France ses limites de 4 792 et quelques cantons, seuls fruits de tant de conquêtes , garanties par tant de traités. La France gardait :
(i) Voyez la carte n^ 33.
DE lA FRANGE. 101
Dans le département de Jemmapes, les cantons de Dour, de Merbes-le-Chàteau,
de Beaumont et de Chimay.
— de Sambre-et-Meuse, les cantons de Yalcour, de Floren-
nés , de Beauraing et de Gédiune.
— de la Sarre , les cantons de Sarrebruck et d'Arneval.
— du Mont' Tonnerre y les cantons entre la Lauter et la Queich
pour réunir Landau au territoire français.
— du Mont' Blanc ^ la sous-préfecture de Chambéry (moins
les cantons de THÔpital , de Saint-Pierre d*Albigny, de . la Rocette et de Montméliau), et celle d'Annecy, moins une partie du canton de Faverge.
Le comté de Montbéliard, le pays de 6ex , le comtat Y enaissin ûous étaient également cédés.