V. — Ille-et- Vilaine
Des immenses et mystérieux huiliers de la foret de Brocéliande où vivaient l’enchanteurMerlin et la céleste Viviane, il reste bien peu en Ille-et-Vilaine, pays plat que traversent les monts de Bretagne, collines qui ne dépassent pas 250 mètres d’altitude, vêtues de bruyères où viennent butiner les industrieuses abeilles. Le climat du département est tout à fait tempéré. Situé presque à la même distance du pôle que de l’équateur, subissant 1 influence de la mer qui atténue les écarts de tempéra— tuie, il ne porte aucune élévation suffisante pour amener de ces écarts de température sérieux.
Si on visite peu la morne Rennes, aux rues trop larges, aux places trop vastes, les touristes et les baigneurs savent retrouver les chemins qui mènent aux filages de Saint-Malo, de Dinard, de Paraméel de Sain t- Servan et à la petite ville de Boscoff.à l’extrémité de la pointe la plus avancée au nord du Finistère, le Gulf-
LA BRETAGNE
Stream, en venant baigner ses rivages, y apporte un reflel.de la chaleur des tropiques. L’île de Batz, formant une vaste digue de quatre à cinq kilomètres de long, abrite la petite ville contre les vagues du large. « A RoscofT, écrit AI. L. Bagot, la température est douce, sans extrêmes, régulière ; des brises rafraîchissantes tempèrent en été l’ardeur du soleil ; des sources nombreuses imprègnent le sol pour l’empêcher d’être aride sans qu’il y ait tendance au marécage. Pendant cinq à six mois de l’année on jouit d’un climat exceptionnellement agréable, et cela précisément au moment où la chaleur excessive chasse les malades des stations méridionales ».