I. — Le climat Corse
Au milieu des ilôts méditerranéens, à 180 kilomètres des côtes de France, à 75 kilomètres des côtes de l’Italie, à 10 kilomètres de la Sardaigne, surgit une île triangulaire qui donna naissance à un des plusgiands tueurs d’hommes des temps modernes : c’est la Corse, qui représente la succession des terrains qui composent la masse de l’Esterel, sa partie orientale reproduisant la constitution géologique de la côte de Ligurie, tandis que sa partie occidentale correspond à celle des côtes maritimes du département du Var.
O. Reclus déplore qu’il y ait moins de 263.000 habitants sur le sol de la Corse, le long d’une telle mer, au pied de monts minéraux d’où ruissellent les torrents. Car l’antique Théraphe, la Kyrmes des Grecs a tous les climats de l’Europe, a de celui qui sourit aux orangers, et même aux palmiers, à celui qui entasse neige sur neige au pied des sapins». Peu de contrées ont une