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CHAPITRE

premier

Climatologie générale de la Grande-Bretagne.

larde la les vagues que soulève la Manche, mer des ■naufrages, est un groupe de trois îles où domine une

l^r/7e’ rlUC,T’ ég°ÏSte et cruelIe’ u,ie cé-

' daDS ]et monde entier par sa morgue et sa ténacité " auss, par a fabuleuse laideur de ses femmes.

Ba,gnees dans les eaux tièdes qui se meuvent lente- ^ent des mers tropicales vers l’Océan polaire, ces terres nomllees, eventées, jamais bien chaudes, jamais bien o.des seraient par la latitude une Scandinavie ou môme

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454 CLIMATOLOGIE GÉNÉRALE DE LA GRANDE-BRETAGNE

aux forles pluies des tropiques ; c’est par menues averses, par giboulées, par brumes impalpables, par brouillards, par ondées passagères, que l’eau découle de l’atmosphère britannique. Le vent vif chasse incessamment les nuages, le ciel est en perpétuel mouvement. La tranche annuelle de pluie ne dépasse pas un mètre sur l’Angleterre, 90 centimètres sur l’Irlande, bien moins que sur le brillant pays basque, quinze fois moins que sur l’Inde orientale. « Mais la faible chaleur solaire, la perpétuelle nébulosité qui ternit le ciel, s’opposent à l’évaporation de l’eau venue des nuages. Le sol en reste imprégné; l’Angleterre est baignée, l’Irlande est noyée; de partout, sur les deux îles, jaillit du sol une végétation grasse, épaisse, gonflée d’eau. Le drapeau vert d’Irlande en est le symbole ; de môme le surnom d’Emeraude — émeraude souvent sans rayons. » (F. Schrader).

Les frimas ne régnent que sur les montagnes; dans les plaines et sur le littoral la température est extraordinairement égale. Dans la péninsule comique, sur les côtes orientales d’Irlande, le myrte fleurit comme sur les rivages de la Méditerranée, et la température hivernale est supérieure à celle de Naples et d’Athènes.

L'hiver a pour température moyenne à Edimbourg 3°, 6 et l’été 14°, 4; l’écart est donc de moins de il*. A Plymouih les saisons sont encore plus rapprochées: la moyenne de l’hiver est de 6°, 9, celle de l été de 16°; l’écart est donc d’un peu plus de 9° tandis qu’en France l’écart est d’environ 13°, en Allemagne de 18® à 24° selon les régions, et dans les pays slaves de 26*

La douceur relative des hivers britanniques s’explique par leur extrême humidité qu’entretient la fréquence et la longue durée des brouillards. Les vents du Sud-Ouest, très fréquents dans la mauvaise saison, amènent égale-

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ment l’air tempéré et les vapeurs lièdes- de l’Océan Atlantique.

Pourtant le climat de la Grande-Bretagne n’est guère agréable avec son pâle soleil et ses brouillards enfanleurs de spleen. « Souvent, surtout dans les grandes villes, dit E Reclus, les brouillards, imprégnés de la vapeur du charbon, sont tellement épais, qu’ils empêchent la libre circulation de l’air. En certaines villes, le ciel est toujours noirci par le charbon; les maisons, môme lesédifices les plus somptueux à l’intérieur, sont revêtus de suie; il neige noir sur les feuilles des arbres et le gazon ».

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