LE CIIESTER ET LE LANCASTER
Dans le comté de Leicester, on ne trouve guère à signaler que la station de bains d’IIkeston.
Le comté d'York a. au milieu d’une belle prairie, les sources minérales d’IIarrogale où circule un air pur et tonique. Les eaux d’Harrogate sont des eaux chlorurées sodiques sulfureuses. On peut y envoyer les anémiques et les chloro-anémiques de mai cà septembre. Sur la côte du comté d’York, Scarborough, bâtie à l’issue d’un ravin, a des eaux légèrement sulfatées magnésiennes et ferrugineuses froides qu’on vante comme toniques et laxatives. Mais nombre de visiteurs préfèrent ses bains de mer à ses eaux minérales. Scarborough est la résidence de l’élite de la société. Partout on ne rencontre que belles rues, villas attrayantes et luxueuses. Le mont Oliver la préserve contre les grands vents du nord-est. Ses constructions, avenues et jardins ressemblent beaucoup à ceux de Spa. Des vallées a pente douce permettent aux malades de faire d’agréables promenades. On prend les bains de mer sur les plages nord et sud dont le sable fin s’étend à plusieurs milles. La plage du sud convient spécialement aux malades, car elle est abritée par les rochers.
Ln peu plus au nord, sur la côte, Whitley est aussi une ville de bains qu’environnent des sites gracieux ou imposants.
MI. — Le Chester et le Lancaster.
« Cette région de la Grande-Bretagne est d’une faible étendue, mais elle est une de celles où les habitants se pressent en plus grand nombre et où la campagne semble le plus menacée d’une disparition complète sous les amas de briques dont l’homme l’a recouverte. » (E.
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Reclus). C’est en effet dans cette région que s’entassent les maisons et les édifices de Manchester et de Liverpool qui, à elles deux, renferment plus d’un million d’habitants.
Le climat est très humide dans la plus grande partie de cette région. Les brouillards qu’exsude la mer sont emportés par les vents sur les pentes des collines où ils se résolvent en pluie. Les fourmiilières humaines que sont Manchester et Liverpool ne sont que médiocrement salubres ; elles manquent surtout d’eau pure. Manchester a un aspect peu engageant avec ses rues étroites et tortueuses. On a fait pourtant de grands travaux pour l’approvisionner d’eau. Malgré ses somptueux édifices modernes, Liverpool a encore un grand nombre de ruelles étranglées et malpropres, des impasses et des cours dont souvent l’accès est voûté ; 20.000 pauvres viventdans ces caves. De grands travaux y ont été également exécutés pour approvisionner la population d’eau potable.
Chester, outre ses fromages, a un air pur et salubre. Mais les gens fatigués par le tumulte des grandes villes et la fumée de leurs usines, vont à New-Brighton dont la plage laisse jaillir une fontaine d’eau pure recouverte pendant la marée parle (lot salé, ou bien à Blackpool, d’où l’on contemple les eaux de la mer d’Irlande.