‹ Géographie médicaleChapitre 170 sur 663 · I. — Le climat belge · texte numérisé non relu

I. — Le climat belge

La Belgique appartient à trois climats distincts : à 1 ouest, dans levoisinage de la mer, le climat est humide et tempéré ; il est plus froid à l’est, sur la frontière d’Allemagne ; il devient rude au sud-est, dans l’Ardenne. On évalue à trois degrés la différence moyenne de la température entre les plaines du Brabant et des Flandres et le plateau des Ilautes-Fagnes.

La moyenne du climat de la basse Belgique esta peu près celle qu'on observe à Bruxelles qui se trouve presque au centre de la contrée. Voici la moyenne des températures observées à Bruxelles : Janvier -f~ 2° ; février -f- 3°, 7 ; mars -+- 5°, 4 ; avril -h 9° ; mai H- 13°, 5 ; juin + 17°; juillet -h 18°; août -f- 17°; septembre -t- 14° ; octobre -f- 10", 7 ; novembre + 6°, 6 ; décembre -4- 3°, G. Ainsi la température moyenne de Bruxelles n’est que légèrement inférieure à celle de

LE LITTORAL BBLGE

Paris ; mais les écarts du froid au chaud y sont considérables.

La Belgique est constamment baignée par un air chargé de vapeur d’eau. Un froid humide et maussade pèse sur ses plaines où soufflent les vents venus de la mer du Nord et de l’Atlantique, «campagne lourdement banale, usine infinie, faubourg qui toujours recommence ».

Aussi, on compte, en moyenne, à Bruxelles, 183 jours de pluie par an, 158 jours de brouillard, 41 jours de ciel couvert et sans aucune éclaircie et 12 jours seulement de ciel complètement serein. Je n’ai pu contempler qu’à travers un voile de brume les pierres ajourées et ciselées de Saintc-Gudule. C’est en juillet que les brouillards sont les moins fréquents; ils augmentent progressivement jusqu’en décembre et diminuent ensuite. Le mois de septembre est le plus calme et le plus serein de l’année.

IL — Le littoral belge.

Autrefois, on parlait avec effroi de la « mort d’Ypres ». Bien que la charrue réduise chaque jour les landes humides et insalubres de la carnpine belge, vaste linceul de bruyères, la végétation n’a pas encore complètement assaini les plaines de la Flandre occidentale où en été les miasmes paludéens s’élèvent des bas-fonds et viennent accroître la létbalilédes « villes-mortes ».

Pourtant, au dire de M. Casse, l’air du littoral belge est excellent. Renouvelé constamment par le balayage continu des vents, sa composition est absolument normale ; il ne renferme pas de gaz étrangers ; l’iode, le brome ne s y trouvent qu eu quantité infinitésimale et

LA BELGIQUB

appréciable seulement par l’examen spectroscopique. Au point de vue bactériologique, les vents dominants venant le plus souvent delà mer, il est presque aseptique et propice, par conséquent, aux malades qui se trouvent sous le coup d’une action infectieuse.

Du 1er mai au 15 octobre, les baigneurs affluent sur a plage d’Ostende que fouettent de fortes lames et où 1 ,on resPire un stimulant. Un peu plus loin, vers 1 est, Blankenberghe et Heyslsont des plages moins fréquentées. Quant à Newport-Bains, Middelkerke et Inocke, ce sont de petites plages très simples, préférées des gens tranquilles, ennemis du jeu, des casinos et de leur bruit.

Page 1