V. — Hesse et Thuringe
Sur toute la froide Thuringe, planent les fables et les ‘légendes; un mystère environne chaque chose. « C’est en IThuringe que 1 on entend et que l’on voit la nuit passer les chasseurs sauvages, fuyant en longues bandes, mêlées aux nuées du ciel ». Aussi les monts du Harz attirent chaque été les gens des villes qui viennent y « respirer 1 air pur des sommets et contempler l’immense horizon qui s’étend au loin vers la mer du Nord. »
Dans le duché de Saxe-Meiningen, dans le voisinage du Jhuringwald, Liebenstein, grâce à ses eaux ferrugineuses et chlorurées froides, est un des sites les plus fréquentés de la Thuringe et l’un des grands centres d’excursions vers l’Inselsberg et les autres montagnes de la contrée.
Sur le territoire de la liesse, dans une vallée que ferment des collines de hêtres, Pyrmont possède des eaux eri ugineuses très gazeuses et des eaux chlorurées soliques froides. Malgré la rudesse du climat et l’humidité le 1 air, les anémiés et les névropathes y accourent de outes les provinces de l’Allemagne.
. — Hanovre et Brunswick.
Dans cette région bien peu de villes nous intéressent, dtons pourtant : Paderborn, cité qui naquit autour de
i.’allbmagke
l’église bâtie par Charlemagne et dont les eaux jaillissantes attirent les curieux; Oeynhausen, dans une large et fertile vallée de la Werre, avec trois sources chlorurées que l’on emploie dans le traitement des maladies de cœur.
Quant à la ville de Hanovre même, ses rues somptueuses s’alignent larges et bien aérées, et les campagnes environnantes, jadis marécageuses et insalubres, ont été desséchées et transformées en terrains de culture.