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II. — Suède

Stoekolrn, la capitale de la Suède, remplit quelquesunes des douze à treize cents îles du lac Moelar. Aussi ses places sont des lacs, ses rues des bras de mer. J’ai vu Slockolm en été. C’est alors une des plus belles cités du inonde, avec ses forêts de sapins qui verdissent à l’infini, son lac immobile et resplendissant, qu’encadrent des rochers, la Baltique apaisée et calme comme un autre lac.

Si Stoekolrn est une des plus belles villes de l’Europe, c’est aussi une des plus saines. Les Suédois en sont fiers comme ils sont fiers de leur Djürgarden et de la bourgade de Rœnneby, située à l’embouchure de la rivière du même nom, et qui est une de leurs stations balnéaires les plus fréquentées; ses eaux minérales dépassent toutes les sources connues pour leur richesse en sulfate de fer et d’alumine.

Les plages de Wisby, dans l’ile de Gotland, attirent également chaque été des milliers de baigneurs, grâce à l’aménité du climat qui y est pendant quelques mois d’une douceur incomparable. Située dans un beau site, au pied et sur le versant du Klint, elle élève les ruines imposantes de ses églises au milieu des jardins.

On vient aussi se baigner en été à Marstrand, île où l’air est excellent. L’eau qui lave ses côtes a une salure et un pouvoir roboranl exceptionnels. On l’appelle le Madère de la Suède. Un peu plus haut, sur la côte, bien que dépourvue d’ombre, Lysekil attire encore plus de baigneurs que Marstrand. Grebbestadt est encore une station balnéaire fréquentée ; et on vante les bains de boues de Strômstadt.

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