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GRÈCE

(Balrachonissi), et une grande partie de la nouvelle cité (Néapolis). Ces fièvres ont été magistralement décrites par Hippocrate. Aussi Littré fait cette juste remarque : « La Grèce antique et la Grèce moderne sont, à vingtdeux siècles de distance, affligées par les mêmes fièvres, et cela prouve que les conditions climatologiques n’y ont pas essentiellement changé. »

La Grèce continentale compte deux sources minérales fréquentées. Dans le golfe de Lamia, à l’extrémité septentrionale du mont OEta, près du défilé des Thermopyles, jaillissent des sources sulfureuses d’une température de 39° à 41°. Leurs eaux limpides, d’une saveur légèrement amère, et sentant fortement l’acide hydrosulfurique, sont employées avec utilité surtout contre la goutte, les rhumatismes, les affections syphilitiques et diverses dermatoses.

Près du village d’Hypate, au nord du mont OEta, jaillit d’un puits, avec un vif développement de gaz, une source sulfureuse d’une température de 31° à 32° et dont les eaux employées en bains et comme boisson, ont à peu près les mêmes indications thérapeutiques que les précédentes.

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