LES ILES DE LA MER ÉG1ÎE
que l’on emploie comme purgatif et contre la gravelle; la fontaine d Esculape, entre Nauplie et Epidaure, qui donne une eau claire, inodore et saumâtre, employée comme purgatif; les eaux muriatiques de Loutraki, près de 1 isthme de Corinthe, qu’on emploie contre la gravelle ; les eaux sulfureuses de Kaïapha en Olympie, qu on utilise dans le traitement des dermatoses.
• — Les îles de la mer Egée.
Parmi les îles de la mer Egée, l’Eubée est la plus considérable et aussi la plus remarquable par sa fertilité et la richesse de sa végétation. Les lianes abruptes du Delphi et les versants escarpés du Kandili sont couverts de forêts séculaires de pins et de chênes, et des platanes de proportions colossales se pressent le long de tous les ruisseaux.
Sur la rive méridionale de l’extrémité nord-ouest de 1 île, jaillissent naturellement les eaux d’Edipsos, célèbres déjà dans l’antiquité. Ce sont des eaux bromurées etiodurées qu’on conseille surtout contre le rhumatisme, la goutte, les engorgements du foie et de la rate. On
emploie aussi leur limon en bains et en applications locales.
Kylhnos, 1 une des Cyclades, a les sources renommées c e rhermia. Elles jaillissent vers le nord de Pile, au ond d une petite vallée. La source muriatique de Cacavos contient de l’iodure et du bromure de sodium et du p losphate de chaux, et celles des Saints-Arnargvres sont sulfureuses et d’une thermalité de 40°. On les emploie surtout en bains, contre le rhumatisme chronique, la scrofule, diverses affections de la peau et les tuméfactions des hypocondrcs.