‹ Géographie médicaleChapitre 255 sur 663 · ROME ET LA CAMPAGNE ROMAINE · texte numérisé non relu

ROME ET LA CAMPAGNE ROMAINE

Janvier et février sont les mois les plus secs et les plus froids. La tramontane se fait assez souvent sentir. La température oscille entre 7 et 8 degrés.

Ln mars, on compte encore quelques journées froides, mais souvent de belles journées de printemps, avec une température moyenne de 10°.

La pluie, par contre, n’est pas rare. J’ai vu souvent un gros nuage monter à l’horizon, obscurcir le soleil, puis se résoudre en averse pour laisser reparaître aussjtot un ciel d’un bleu cru, comme lavé, sur lequel le soleil étincelle avec un nouvel éclat.

En avril et au commencement de mai, il fait le plus souvent une température délicieuse.

A la lin de mai, la chaleur augmente rapidement et devient presque intolérable.

En juin, on a une température moyenne de 22° ■ en J...IK de 24” „u 2.'i> ; en «oûl, de 24»; en septembre,

Le mois d’octobre est agréable, avec une lemnérature moyenne de 17», et malgré les pluies, qui donnent a la nature un véritable réveil printanier.

11 f;‘*1 encore 1,eau souvent au mois de novembre, mais les journées pluvieuses sont plus nombreuses. La moyenne de la température est de 12®.

En décembre, arrivent les fortes pluies avec les vents » sui et du nord. La température se refroidit considérablement et tombe à une moyenne de 8°.

s J1 ni<llaria> venue de la campagne et des maremmes,

^ montre a Rome, surtout en août et septembre, bien

d uif lo °i -erVe (Iuel(l"efois aussi au printemps et pendant les hivers froids et humides.

touiours éf '6 9uart‘ers du centre de la ville ont

partie r ° .il 1 abr‘ dc lil fièvre, particulièrement la Pc comprise entre les rues voisines du Tibre et les rues

ITALIE

del Babuino, Sislina, del Quirinale et celles qui vont passer au sud, à Saint-Pierre-aux-Liens et au Capitole.

Les endroits les plus dangereux, en été surtout, seraient ceux qui avoisinent l’Esquilin, le Palatin et le Celius, et la partie au sud-est du Capitole jusqu’à la porte Majeure, la porte Saint-Jean et la porte Latine. Dans le quartier situé au sud-est du Colisée, jusqu’aux thermes de Caracalla et au mont Testaccio, la plupart des habitants ont la fièvre en été.

Sur la rive droite, les endroits qui passent pour les plus sains sont les environs de la place Saint-Pierre, et le quartier situé entre le pont Sisto et le pont Rotlo, traversé par la via délia Lungaretta.

Le minutieux et prudent B.edeker à qui j’emprunte une partie de ces détails, fait aux voyageurs les recommandations suivantes :

« On devra toujours de préférence habiter les étages supérieurs des maisons, qui sont plus secs. 11 ne laut pas, à Rome, laisser la nuit les fenêtres ouvertes pendant que l’on dort. Les cheminées suffisent pour chauffer les appartements. On ne devra jamais se servir des brasiers

comme le font les Romains.

« Pour se vêtir, on tiendra compte des changements continuels de température; il n’est pas inutile d avoir de bons habits d’hiver. Vers midi, il fait ordinairement plus frais dans les maisons qu’au dehors. La promenade la plus recommandable est celle du Pincio; les jardins de la villa Borghèse sont humides, et il ne faudrait pas y stationner trop longtemps. On évitera de se promener en voiture découverte après le coucher du soleil, de même que de rester la nuit à des endroits malsains tels que le Colisée; mais, dans l’intérieur de la ville, par exemple à la place Colonna, on n’a rien à craindre sous ce rapport. Une faute que l’on commet encore plus sou-

RO.MB ET tA CAMPAGNE ROMAINE

vent à Rome que dans le resie de l’Italie, c’est d’entrer en sueur dans les galeries, les églises et même les catacombes. On devrait y aller en voiture et en revenir à pied. Il ne faut pas non plus s’exposer trop aux rayons du soleil en été. Selon un proverbe romain, il n’y a que les chiens et les étrangers qui aillent au soleil ; les chrétiens vont à l’ombre. Là où il n’y a pas d’ombre on se servira de son parasol et on obviera à l’éclat de la lumière en portant des conserves couleur de fumée. Les dames feront bien de se munir d’un voile bleu. Pendant les heures les plus chaudes de la journée, le repos est indispensable, et l’on se trouvera très bien d’une petite sieste. L’exposition des chambres au sud est de rigueur pour les personnes souffrantes, et même presque indispensable pour celles qui se portent bien : dove non va il sole, va il medico (là où ne va pas le soleil, va le médecin) dit un proverbe romain. »

L eau de Rome n’est pas mauvaise bien que fortement chargée de sels calcaires. L’eau de l’acqua Vergine en contient cependant moins que celle de l’acqua Maria.

« Pour les habitants du Nord qui souffrent d'inflammations des voies respiratoires, un hiver passé à Rome peut amener de bons résultats. 11 y a moins dépoussiéré a Rome que dans les stations de la Riviera il y fait moins de vent que dans celles de la Sicile, mais par

contre la température y est aussi notablement plus froide. » 1

jThnSt hUD1,de Gt Un VPn‘ violent >' s°uffie presque continuellement au printemps. 1 1

Comme lieux de bains, le Ulium n’a sur la mer eue

aus£ àCivï V r,"ll'icino <* l>orl" tl’Anzio. On vi’Ll ss a Civ.la-Vecclua, qui possède des eaux thermales.

JZZ? erl'° *l d'A "-males

ITALIE

Page 1