XII. — Sardaigne
La Sardaigne ne jouit pas d'un climat aussi heureux que la Sicile. Le siroco et le mistral y soufflent souvent avec violence. Les mois de janvier et de février sont les plus agréables de l’année, à cause de la sérénité de l’atmosphère et de l’égalité de la température : ce sont les « jours alcyoniens », pendant lesquels, suivant les anciens poètes, la mer se calme pour permettre à l’oiseau sacré de faire son nid. Mais « ces jours heureux et salubres de l’hiver sont suivis d’un triste printemps. Février, le « mois à double face » des marins sardes, apporte des froids capricieux auxquels succèdent, en mars et en avril, les brusques alternatives du vent et de la pluie, de la chaleur et des froidures. Retardée par ce mauvais temps, la végétation de la Sardaigne est beaucoup plus lente que ne pourrait le laire croire la 1 latitude méridionale de la contrée. Quoique à trois i degrés en movenne au sud du littoral de la Provence, i les (leurs n’y sont pas aussi tôt en (leurs ». (E. Reclus.) '■ Cagliari a une température moyenne de -t- 10°, 6, infé- j rieure par conséquent à celle de Naples, qui est située 3 plus au nord.
Excepté dans les villes, la malaria règne en Sardaigne de juillet à la lin d’octobre, surtout dans les régions î
MALTE. — PAXTEL1.AKIA ET LIPARI
basses. En elL-t, les eûtes de Pile ne sont presque entièrement qu’élangs et marécages. Les vents apportent leurs effluves impurs jusque sur les pentes élevées des monts. C’est la région la plus infortunée de Pltalie. Les Romains avaient lait de la Sardaigne un lieu de déportation où les condamnés trouvaient sûrement la mort. On revenait rarement de l’exil sarde. Aussi le poète latin écrivait « Tu trouveras la Sardaigne à Tivoli meme, » cest-à-dire « quoi que tu fasses, tu mourras ».
■XIII. — Malte.
Sous un climat où le thermomètre ne descend pas à zéro, Malte a des étés secs, des hivers à vents impétueux et très peu de pluies. En hiver le climat est agréable, sec et chaud, sans brumes. Au mois de février, 1 île est dans toute la beauté de son printemps et entièrement vêtue de verdure. Puis la chaleur de ete arrive, brûle la verdure et dessèche la campagne.
A part quelques coins misérables, aux ruelles sordides, d une malpropreté toute orientale, La Valette est une ville riche, bien ienue, élégante et confortable. Les maisons s alignent, blanches, régulières, très hautes ermineesen terrasses, agrémentées de balcons vitrés.
. ai, ete c est une fournaise et le siroco y souffle sou-