II- — Les pluies
Comme je l’ai dit plus haut, l’humidité est, après la température, la condition atmosphérique qui contribue le plus à différencier les climats.
Si on fait abstraction des différences locales, on peut dire que la quantité d’eau contenue dans l’atmosphère décroît d’une manière assez régulière de l’équateur aux pôles; elle atteint son maximum en pleine mer et suites cotes ; elle diminue à mesure qu’on pénètre dans l'intérieur des terres, et décroît aussi lorsque l’altitude alimente Sur les continents, elle est influencée par l’abondance des pluies, par la direction habituelle des vents par les saisons et par la natiïre du sol.
C’est sous la 20„e torride qu’il pleut' le plus abondantment 11 „ y pleut qu’à une époque de l’année, mais alors 1 eau tombe a torrents, tandis que, sous les latitudes plus elevees, les pluies sont moins abondantes, mais tombent en tonte satson. Il y a naturellement des exceptions à ce le grande réglé générale. En ellet, sous la sono torride elle-même, s’étendent de grandes zones sur les- <lue les ,| ne pleut jamais. Partout où les vents alizés soufflent constamment sur la mer, le ciel reste serein surtout lorsque le soleil se «trouve dans l’autre hémisphere ; il existe des régions entières ou la pluie est meonnue : tels sont le Sahara, la région de Tripoli,
' EgJ’ple et la Syrte, les bords de la mer Ronge, la cure partie de l’Arabie et de la Perse, le nord de la - me, quelques provinces du Mexique, du Chili et
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CLIMATOLOGIB GÉNÉRALE
du tropique, au contraire, c’est pendant 1 hiver qu il pleut le plus. Il y a aussi à cette règle générale de nombreuses exceptions.
Enfin la direction des vents influe puissamment sur la quantité d’eau que reçoit le sol et sur 1 humidité de 1 atmosphère. Dans la zone tempérée, les pluies sont plus rares sur les côtes orientales que sur les côtes occidentales exposées aux vents d’ouest. Sous la zone torride et notamment en Amérique, c’est le contraire : ce sont les côtes orientales exposées aux vents alizés qui sont le plus fortement arrosées.