ARMÉNIE TURQUE
au contraire, sont celles qui correspondent d’ordinaire à des latitudes plus élevées. La température moyenne annuelle est exactement celle de Brousse : -+- I5M ; la moyenne de l’hiver est de + 8”, 7. celle du printemps de -h 11°, 4, celle de l’été de -+- 22°, 5, et celle de l’automne de -+. 18\ L’hiver et l’été sont à Trébizonde les saisons les plus pluvieuses. Je l’ai vu, en effet, en sep temhre, noyée sous les ondées et je me souviens d’une nuit peu agréable passée dans la petite rade voisine de l’Iatana où les flots soulevés du Ponl-Euxin avaient obligé le navire à se réfugier.
Samsoum, bien que très chaude en été, m’a paru relativement propre pour une ville turque.
Quant à K i resou n, la patrie originaire du cerisier, et
,h’ ce so,,t les bourgades charmantes, sises au milieu de la verdure.
— Arménie turque.
Le plateau arménien est plutôt froid : l’hiver y ocrupe les deux tiers de l’année : il dure d’octobre à mai Mais des que le froid a cessé, la chaleur arrive si rapidement que les céréales mûrissent en deux mois.
S>luée à 1 .960 mètres d’altitude, dans une plaine sans ombrages et coupée de marais, Er/.eroum, la ville la p us importante de l’Arménie turque, a un climat par-
i n* 1 •g1"" eux. La moyenne de la température
de 1 [ hiver est de - S°,8, celle du mois de janvier de en février elle est encore de - 4", 6. En mars le thermomètre est au-dessus de zéro : 1 »,4, et il y reste jusqu en novembre : 3°.2 ; mais dès le mois de dé- -em )re e froid est déjà très rigoureux : — î»\ La chaeur croit rapidement de mars en avril où elle atteint
ASIE OTTOMANB
+ 9°, 2; le maximum est en août : -+- 22°, 7. La
moyenne du printemps est de -+- 7°, 2, celle de l’été de -+- 21°,2, et de l’automne de -+- 10°, 2. Enfin la moyenne annuelleest de -+- 8°, 2.
Il existe des eaux thermales à Ilidja. Les sources thermales et sulfureuses abondent également au pied du K ho ri ou Tandourek. Les plus connues sont celles de Diyadin. La ville de Van est malsaine en été ; il y fait souvent une chaleur de 40 degrés.
VL — Kourdistan.
Le climat du Kourdistan se rapproche de celui de l’Arménie bien que moins âpre : il est froid dans les montagnes, chaud dans les plaines. Diarbékir, la ville la plus importante de la région, est située à 626 mètres au-dessus de la mer : c’est une ville sombre, triste, humide et insalubre, aux rues étroites et boueuses. Quant à Mardin, c’est une ville sainte, refuge peu accessible des Lourdes musulmans et autres fanatiques ; il n’est guère prudent de s’y aventurer ; on a à y redouter la fièvre et le poignard des illuminés.