‹ Géographie médicaleChapitre 323 sur 663 · II. — Kaboul islnn · texte numérisé non relu

II. — Kaboul islnn

Le Kaboulistan comprend deux régions bien distinctes : « la première, où est la ville de Kaboul, est un plateau montagneux d’une élévation considérable, où la température rappelle successivement, selon les saisons, les étés brûlants de la Calabre, les tièdes et doux printemps de la Toscane, les froids rigoureux des Alpes et de la Norvège ; la seconde, qui comprend les provinces de Djalalabad et Péchaver, est une suite de plaines chaudes et basses dont le climat et la végétation ressemblent à ceux de l’Inde » (Vivien de Saint-Martin).

« Sa verdure et ses Meurs rendent Kaboul, au printemps un lieu céleste », écrivait l’empereur Baber. La ville est eu elTet située, à près de deux mille mètres d’altitude, au milieu de campagnes fraîches et fertiles. J Le climat y est très agréable. La moyenne de la température est de -+- 17ü,ü. Les nuits sont fraîches, à l’exception de celles du mois d’août. En hiver, la neige persiste pendant cinq mois. Il n’y a pas de saison pluvieuse, mais l’on observe en toute saison d’abondantes averses. «Ce climat est si salubre qu’un médecin anglais qui avait cru y trouver beaucoup de malades à soigner, a dû quitter Kaboul où il n’avait pas d’occupation » (Lombard).

Istalif est la ville « la plus agréable de tout l’Afghanistan par la douceur du climat, la fraîcheur des eaux courantes, la magnificence des platanes, la richesse des jardins et des vergers » ( E. Reclus).

Les autres villes de la région sont beaucoup moins favorisées sous le rapport du climat : il fait trop chaud à Djalalabad, trop froid à Chazni.

KANDAHAR. — 11HRAT

l'n e^e*> Djalftlab.nl, situé à 356 mètres d’altitude, a déjà le climat de l’Inde. Aussi la chaleur est souvent accablante dans ce « vestibule, do l’Iran », surtout au pied des rochers sur lesquels se reflète la chaleur du soleil ; par contre, le sol fertile de la plaine est fréquemment ombragé d’arbres touffus.

I rivee d eaux abondantes, Ghazni est bâtie à 2.356 métrés d’altitude, dans une région que parcourent des vents redoutables et qui n'a pas même la beauté des horizons. « Je me suis toujours demandé, dit le sultan Baber, comment les princes qui régnaient sur l’IIindouslanet le Khorassan ont pu établir le siège de leur gouvernement dans un si misérable pays ».

DI. — Kandahar.

Eu franchissant les monts de Ghazni, on descend à l’ouest dans le bassin de l’Helmend, qui occupe la plus grande partie de l’Afghanistan, et qui coule à travers le grand plateau de la Perse.

Au milieu de ce bassin se trouve Kandahar. C’est une ville peu agréable a habiter et ou il fait une chaleur excessive en été.

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