II. — Heureuse situation de la France
Cette supériorité, la France la doit à sa situation climatologique et topographique exceptionnelle. « A la marge occidentale du territoire, dit J. Arnould, elle présente des saillies puissantes qui portent le sol à des hauteurs où le climat s’identifie avec celui des régions glaciales ; elle renferme le colosse des monts européens, le mont Blanc. Si l’on jette les yeux sur une carte en relief du sol français, on remarque aisément que la masse saillante appelée massif central, sépare nettement le Nord du Midi et empêche entre les climats partiels les transitions insensibles ; sans compter qu elle brise ou dévie les vents et qu’elle condense ou piécipite les vapeurs. Ici des plateaux élevés, arides, découverts, à climat âpre dans les jours chauds comme dans les hivers ; là, des plaines basses, des dunes ou des plages où la terre et l’eau sont en perpétuel conflit ; ailleurs, de hautes falaises où le ciel, qui se tenait élevé au-dessus de la mer, semble être en contact avec le sol et se nojer dans sa lumière. »
Elle bénéficie, en outre, de ce fait qu’un bras du Gulf-stream et les contre-alizés venus de l’Equateur réchauffent l’occident de l’Europe. Et, comme le fait encore très justement remarquer J. Arnould, « les cotes de France, à l’Ouest, sont de celles sur lesquelles les flots des mers tropicales reviennent s’étaler largement. L’immense fournaise du Sahara nous euvoie, d autre