II. — Archipel Ponghou
Ces îles sont peu salubres; la malaria, le choléra, la dysenterie y régnent. Les habitants n’ont aucun souci de l’hygiène: ils ne prennent môme pas la peine de creuser des fosses et les cercueils gissent presque au ras du sol.
Ponghou, ou l'île des Pécheurs, la plus grande de I Archipel, a pour capitale Makoung qui compte une dizaine de mille d’habitants. <.< Elle negagne pas à être visitée, écrit Ilansen-Blangsted. Des immondices de toutes sortes sont répandues tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des maisons, et la nature seule eut fait certainement davantage pour l’assainissement général que le système des égouts tel qu’il existe; des caniveaux couverts, en communication avec chaque maison en nombre à peu près égal à celui des rues, viennent se brancher sur un collecteur commun, lequel débouche sur la plage, au niveau du débarcadère; mais ce débouché, se faisant à ciel ouvert sur une grande étendue, crée un foyer do miasmes que la mousson du nord-est balaye sur la rade, et la mousson de l’Ouest sur la ville et les villages environnants ». Les rues sont étroites, tortueuses ; les maisons sont construites en briques ou en madrépores : la vermine y pullule.