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IV. — Java

Bar sa situation plus voisine du dixième degré que de Equateur, par sa minceur qui la livre entière aux souffles de I océan, Java est un peu moins chaude que oumatra ; elle est aussi un peu moins humide

Au point do vue thermométrie on peut distinguer

'loutre zones : une zone torride entre les bords de l„

d''li T . 7 <|Ui déPM!C1'1 pus (ISO mètres Ü altitude (température moyenne annuelle : 23° à ‘>"r) ■

Z* ZOn°, lempérée ,Ie 630 à 1 -*60 mètres dultîliidé température moyenne annuelle : 18» à 23*) ; une zone

,d C 6 d(> 1,460 à 2 :i0° rn êtres d’altitude (température

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moyenne annuelle : (le 13° à 18°); enfin une zone froide de 2.500 à 3.500 mètres d’altitude : la température descend à 8° et peut même s’abaisser jusqu’à zéro.

A Java l’année comprend deux saisons : une saison humide et une saison sèche. Les mois de janvier, féviier, mars, et quelquefois avril et la première moitié de mai sont caractérisés par des pluies fréquentes; le ciel est couvert; les orages sont souvent violents et deviennent de véritables tempêtes. En mai, juin, juillet, août, septembre et octobre le temps est en général très beau.

Batavia, la capitale de toute l’Insulinde néerlandaise, occupe une immense étendue en proportion du nombre de ses habitants. Ce fut et c’est encore une ville insalubre. La bande de terre formée par l’envasement des rivières, qui va s’élargissant toujours, est devenue un nouveau foyer de maladies dont les miasmes sont portes à la ville par les vents du large. Les kampongs malais contribuent encore a l’insalubrité de la ville. Les indi gènes, en plantant des arbres autour de leurs habitations, empêchent que le soleil absorbe l’humidité du sol, (1ui, saturé d’eau par les ondées tropicales, devient boueux, se couvre de (laques d’eau et de marais dont les pestilences se mêlent aux exhalaisons des arbres et des plantes. Aussi les quartiers européens les plus salubres et les plus recherchés sont ceux qui sont les plus éloignés des kampongs indigènes. Tandjoeng-Priok, le port de Batavia, est un des lieux les plus insalubres de I île de Java, à cause du voisinage des marais qui sont des foyers de fièvres pestilentielles. La plupart des Européens ont déserté la Batavia indigène ; ils vont meme s’installer à quelques kilomètres plus au sud, à W eltevreden, sur des terrains plus élevés, élevant leurs maisons au milieu de bouquets de verdure entre lesquels serpentent de larges avenues. « C’est un admirable parc

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