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nanl Aïn-ech-Ghehad et dont le flot s’épanche parmi les bouquets de lentisques et de cytises.
Hérodote raconte: a Le territoire de Cyrènc a trois saisons admirables». De nos jours aussi peu de climats peuvent se comparer à celui de la Cyrénaïque pour l’égalité et la douceur. « Le voyageur n’a pas souvent à souffrir des extrêmes de chaleur ou de Iroid ; en outre, il peut facilement changer de zone, puisque la plaine, j le plateau, la montagne sont également revêtus de ce . riche humus rouge où prospèrent toutes les cultures de la région tempérée. » (E. Reclus).
La partie septentrionale de Barlca jouit d’un climat italien. Au niveau de la mer, la moyenne annuelle de la température varie suivant les latitudes de 21° à 22°. Sur les hauteurs la température s'abaisse : c’est le climat de la Sicile ou de Naples. L’atmosphère est en outre rafraîchie par les brises marines qui soufflent de jour et de nuit. Sur le plateau de Cyrène, à ”>00 mètres d altitude, la température varie de 12° en hiver à 29° en été. La nuit la température s’abaisse beaucoup, en raison du rayonnement du sol dans le ciel clair, mais il est rare qu olleï descende à zéro. Dans la nuit transparente, le ioc et lel sable abandonnent leur chaleur presque aussi vile qu ils l’ont reçue. Elle se perd dans le ciel d’un bleu sombre, et le calme souverain de l’atmosphère si tranquille qu un flambeau b ûlc sans vaciller, favorise encore le refroidissement de l’air. 9
A l’est, dans la Marmariqiïe, est le port ou Marsa L>brouk, appelé aussi Tabarka, peu fréquenté, maigre son heureuse situation. Les navires viennent ancie™ de préférence à Bomba, malgré I insalubrité du liltmal où l’ouadi Temmin perd ses eaux en flaques nauséabondes. Plus loin Derna pourrait prétendre encore au titre de jardin des Ifespèrides, car chaque maison ™