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V. — Province de Comtantine

Sur le littoral, Bougie est une ville gracieuse et pittoresque qui cache ses maisons au mileu des grenadiers et des figuiers de Barbarie. La moyenne annuelle de la température y est de 17°. Plus loin, sur un promontoire rocheux, Djidjelli aux rues ombragées de platanes, est une des villes les plus salubres de la côte algérienne. Collo est également une ville agréable. Puis la moderne Philippevilie aux rues larges et droites. Bùne, la « ville des jujubiers », moitié française avec des rues bien arrosées et des promenades ombreuses, moitié arabe avec des rues montantes aux maisons basses, est la rivale de Constanline ; elle a l'avantage de posséder un admirable [sanatorium dans la montagne de l’Edough qui la domine à l’ouest. La température moyenne de l’année y dépasse 21 , 7. La moyenne lhermométrique de La Ealle est un peu moins élevée. Sur la roule de Bùne a Conslantine signalons Hammam Borda où, au milieu des ruines romaines, jaillit une source saline carhonalée calcique.

Constanline est assise a 600 mètres d’altitude sur un plateau que dissèque le Rummel et qu’encadrent les

ALGÉRIE

hauteurs de Mansoura et drfSidi-Méçid. I. a moyenne annuelle de la température y est un peu supérieure à lit", La moyenne de janvier est de 8°, 5, celle d’août de pri s de 27°. « Dans la banlieue la population de Constantine se délasse en charmants lieux de promenade. Au sud de beaux arbres ombragent les bords du Rummel et du Rou-Merzoug, ainsi que leur conllueut près duquel sc nouent les hautes arcades d’un aqueduc, élevé probable- ] ment sous le règne de Justinien et remplacé maintenant par des conduits souterrains. Au nord de Constantine, perdues dans un nid de verdure, à la base des âpres f escarpements du Sidi-Méçid, jaillissent de grottes et de V fissures quatre sources d’eau tiède, très fréquentées par les promeneurs ; les femmes arabes et juives y vont le jj mercredi pour se baigner et faire des cérémonies qui rappellent le culte des fontaines; une fois par an, les : nègres y célèbrent « la fêle des vautours », en jetant au son du tambourin, des quartiers de viande aux oiseaux rapaces qui nichent dans les rochers voisins. Plus bas, sur la rive droite du Rummel, sont éparses au milieu des arbres les maisons de compagne et les moulins du llamma, parcouru par les eaux vivifiantes d un abondant ruisseau thermal ». (E. Reclus).

Sétif est une ville toute française, à 108;'» mètres d’altitude; son hiver a des neiges; sa plaine est une Reauce de l’Allas, Reauce ondulée, entre des rideaux de montagnes.

Propre et bien construite, Guelina porte une ceinluie de vignes et d’oliviers. Les thermes voisins de Ilanimam-Meskouline sont les plus célèbres de toute I Agé-

Hammam-Meskoutine est à 112 mètres d altitude. L’été y est chaud et pénible; le thermomètre s’élève presque tous les jours et d’une façon continue en tiw

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