TERRE DE FIÈVRE ET DK MAUX. — FREETOWN COI
fracas non interrompu, mais sans éclats de foudre, comparable au grondement dun convoi de chemin de fei dans un souterrain. Quelques décharges soudaines •annoncent la fin du roulement, de larges gouttes de pluie tombent çà et là, puis Je vent d’ouest s’élève et le nuage disparaît. La saison des pluies est terminée ». (E. Reclus).
U* Terre de fièvre et de maux.
Sierra-Leone est une des contrées les plus malsaines de l’Afrique et son climat un des plus meurtriers du monde. Pendant la saison des pluies partout tes miasmes s élèvent du sol et l'atmosphère est souvent moite d lourde comme celle d’une serre pour plantes Iropialos. Les épidémies de fièvre jaune y sont très fréjue rites.
HL — Freetown.
Freetown, la capitale, est particulièrement insalubre ‘I dangereuse à habiter. Elle est entourée de marais ■ion encore desséchés et le reflux laisse à découvert des onds vaseux. Les émanalionsempoisonnées quis’échap- >ent de ces flaques sont retenues comme dans une audii ro par le vaste amphithéâtre des montagnes entourent le golfe. Les Européens sont obligés de « réfugier dans les parties les plus élevées de la ville pu sont moins malsaines ; ils évitent aussi avec soin es dangereux brouillards du matin.