‹ Géographie médicaleChapitre 516 sur 663 · II. — Pathologie Dahoméenne · texte numérisé non relu

II. — Pathologie Dahoméenne

La permanence de la chaleur humide, à peine atténuée pendant les saisons sèches, et qui, elles-mêmes, sauf aux jours de harmattan, ne sont que des périodes de moindre humidité, la tension de la vapeur d’eau jointe à un état électrique sub-continu de l’atmosphère, les influences telluriques diverses créent, à de certains moments, chez l’Européen qui habite ces contrées, un état particulier de l’organisme caractérisé par de la paresse digestive, pouvant aller jusqu’à l’embarras gastrique fébrile, de la congestion des viscères abdominaux (foie et rate surtout), une inappétence de durée variable et un certain degré d’apathie intellectuelle. Ces phénomènes, qui se manifestent pl us spécialement aux changements de saison (avril, mai, octobre, novembre) constituent, à proprement parler, « l’état bilieux », autour duquel gravitent et se groupent la plupart des affections qui composent la physionomie pathologique de l'ouest africain.

La fièvre bilieuse hématurique est une des affections les plus graves qui se rencontrent au Dahomey. Elle est très fréquemment observée ainsi que le paludisme.

La dysenterie est moins fréquente ; par contre le tétanos y existe à l’étal endémique. La lèpre atteint un assez grand nombre de noirs. La variole sévit aussi gravement parmi eux.

LES VILLES

Page 1