SOUDAN
d’eau potable ; ce sont en même temps les égoûls et l’on y v 01 1 flotter d horribles restes. Outre ces étangs naturels, les habitants creusent des trous pour en retirer des matériaux de construction et ces cavités s’emplissent d’eau et de débris, foyers d’infection et de mort.
Dans le haut Dénoué, Yakoba est une ville saine, située ’ au milieu des montagnes, à environ mille mètres d’altitude. Un peu plus au nord, Gombé est dans un site enchanteur au milieu des arbres à l’ombre desquels murmurent de frais ruisseaux qui descendent en cascades des collines voisines.
Dieu que voisin du Sahara, le Bornou a cependant un climat plus uniforme et les écarts de température y sont moindres. Les vents olTrent également dans leur alternance une remarquable régularité. Aussi, « de l’aride Sahara aux campagnes mouillées et fécondes du Soudan la transition est graduelle, surtout dans les régions dont le sol est uni ou ne s’incline dans un sens ou dans l’autre que suivant une pente insensible. Les dunes succèdent aux dunes, les rochers aux rochers, mais dans le ciel et sur le sol de petits changements s’observent l’un après l’autre. Le vent d’est ne souffle plus en immuable courant ; une brise du sud se fait sentir parfois, apportant un air humide et poussant devant elle quelques nuages blancs comme une frange d’écume devant le flot marin; la rosée devient plus abondante, de légères pluies humectent le sol dans le temps de la moisson. Une plante nouvelle, puis une autre apparaissent ; les arbustes ont une allure moins rampante; plus loin des arbres se montrent, isolés d’abord ; plus au sud ils se hasardent à former des bosquets ; enfin la steppe se parsème de forêts » (E. Reclus). Ainsi insensiblement la transition se fait.
Le Baghirmi qui confine au Soudan égyptien que