Les villes
Au nord on peut cit^r Quissnma dont on vante la végétation splendide ; et, à l’intérieur, Ambassi ou San-Salvador qui est bâtie au sommet d’un plateau.
Saint Paul de Loanda, la capitale, a une température moyenne annuelle qui ne dépasse pas 23°. Février est le mois le plus chaud et cependant il est moins chaud qu’aoùt à Lisbonne. La ville est propre, bien bâtie, approvisionnée d’eau pure. Malgré tout elle reste insalubre. En février, mars et avril la carneirnda ou dysenterie épidémique y cause un grand nombre de décès.
A l’intérieur, Masangano a été appelée le « four » de l’Angola et ses habitants sont décimés par la .fièvre. Duque, au milieu des marais, est plus insalubre et plus dangereuse encore pour les Européens. Dondo, à plus de 1100 mètres d’altitude, peut être habitée par dos Européens. Sa voisine Pungo-Ndongo étale ses cases au milieu de jardins qu’arrosent des canaux d’eau limpide et où les arbres fruitiers de l’Europe se mêlent à ceux des Antilles. « Le jour dure moins à Pungo-Ndongo que dans les autres villes de l'Angola : les hauts rochers retardent le lever de l’aurore, bâtent la chute du crépuscule, et souvent les brouillards s’enroulent autour des falaises pendant les heures du malin » (E. Iteclus).