AFRIQUE ORIENTALE
La malaria est très fréquente sur les cèles. On dit que de cent Européens établis dans cette région, il n’en reste, i après cinq ans de séjour, que six ou sept.
La variole fait beaucoup de ravages parmi les nègres. Les Ontozoaires, le dragonneau sont également fréquents parmi eux ainsi que le vililigo cl 1 albinisme, la lèpre et l’éléphantiasis du scrotum. Les ophtalmies constituent un des fléaux du pays. Quant à la gale, elle j est universelle. La syphilis est très répandue sur les ; côtes.
Enfin on observe une maladie spéciale qu on appelle l’ulcère de Mozambique. H commence ordinairement par un petit boulon rempli de sérosité jaunâtre, auquel succède une ulcération circulaire qui s’agrandit tous les jours et s’excave progressivement de la circonférence au centre où il forme une espèce de godet ; sa surface est recouverte de fongosités et saigne très facilement. Il se montre surtout aux jambes, aux pieds et aux mains ; il n’est pas rare alors de voir tomber les phalanges.
Sur le littoral quelques centres sont fréquentés des Européens. D'abord, tout au sud, presque enclavée dans le Transvaal, Lourenço-Marquez, très insalubre pendant la saison des chaleurs et que l’on essaie d’assainir par le drainage des marais et des plantations d’eucalyptus. Puis Inhambaue construite sur une colline allongée que les eaux de la mer entourent presque entièrement à marée haute ; Sofala qu’entourent des marais d’où montent les fièvres; Quelimane tout aussi insalubre.
Dans l’intérieur. Sonna ou Sào Marçal qu’on appelle « la moribonde », est bâtie sur les vases du Zambèze d’où s’exhalent des vapeurs malsaines. Tele, la dernière ville des blancs dans l’intérieur, est également bâtie sur la rive du Zambèze. La température moyenne de l’année v est de 1 G°,7 ; la moyenne du mois le plus chaud (no-