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V. — MASCAREIGNES

L — Ile Maurice.

L’île comporte deux saisons : l’hivernage qui dure < milieu d'avril au milieu d’octobre, la saison d’élé p‘ NUSOn ‘"mude du milieu d'octobre au milieu d’avril. 1 ant la première règne le vent sec et frais du sud-

ILES AFRICAINES DE l’OCÉAN INDIEN

est qui se fait sentir presque toujours à partir de huit heures du matin et qui est remplacé par la luise de terre. Le vent du nord-est, généralement pluvieux, prodomine pendant les mois d’été.

L’impaludisme, autrefois rare dans I île, s’y fait sentir de plus en plus. On y observe aussi la dysenteiie, 1 hépatite, l’hématurie, la lèpre, 1 éléphanliasis,

Port-Louis, la capitale, n’est plus la ville enchanteresse que nous a décrite Bernardin de Sainl-1 ioiio. C’est maintenant un dangereux foyer d’infection malarienne. Les blancs y séjournent le moins possible et se retirent sur les hauteurs qui s’étagent de Kose-Hdl a Curepipe. La température moyenne de I année y est del près de 25°. Les mois les plus chauds (décembre, janvier et février) oscillent de 26° à 27“ ; les mois les plus frais (juin, juillet et août) de 22" a 23 .

Curepipe est devenue le sanatorium del’île. On déserte de plus en plus Port-Louis pour son ciel humide sous lequel s’épanouit une exubérante végétation de fougères, d’azalées, de bégonias. Ses villas sont bâties à plus de 300 mètres d’altitude. Les pluies y ratîraîchissent et y purifient l’atmosphère.

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